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 Les orgues avaient éclaté en un chant triomphal - Zola [Music Meister & Selina Kyle]

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MessageSujet: Les orgues avaient éclaté en un chant triomphal - Zola [Music Meister & Selina Kyle]   Ven 3 Avr - 1:10




Dès l'entrée, les orgues avaient éclaté en un chant triomphal, une acclamation tonitruante de peuple heureux, d'où se dégagea bientôt une céleste voix d'ange, d'une allégresse aiguë, pure comme le cristal.

Lourdes - Émile Zola

« Miaw » fit le chaton dans sa caisse.

Music Meister sourit, attendrit. Il ouvrit doucement la boite et y glissa sa main à l’intérieur. Il cria soudainement et la retira, une profonde griffure zébrant sa chair. Il serra les dents avant de refermer la cage. Il la lança au fond de la camionnette dans un geste brusque. A l’intérieur du véhicule se trouvait déjà six caisses, mais également une jeune femme toute endormie.

- Garde tes miaulements pour plus tard, sale bête. Tss, je déteste les chats.

Il lecha sa plaie par reflexe avant d’enfiler de nouveau son gant. Il alla vérifier l’état de sa victime. Du moins, celle la plus humaine. Elle portait une jupe courte et un haut vif, qui laissait voir la rondeur de ses seins. Elle était fortement maquillée et elle ne semblait pas avoir plus de vingt ans malgré les artifices. Il souleva l’une de ses paupières avant de tapoter sa joue, beaucoup plus doux qu’avec les félins. Elle eut un faible grognement mais ne bougea pas d’un pouce, encore droguée. Il sourit et alla prendre le volant. Il roula une demi-heure dans les rues labyrinthiques de Gotham. Les chats hurlèrent et cela fit sourire le mélomane de contentement. Il avait bien choisi. Il arriva finalement devant un théâtre abandonné, qui lui servait actuellement de dépôt pour la plupart de ses instruments de musique et de seconde maison. Le bâtiment semblait avoir fermé depuis au moins une quarantaine d’année. C’était parfait pour lui. Il avait aménagé là depuis trois mois et c’était à cette période qu’il avait commencé son projet. Il était parvenu à fabriquer un orgue à chat à partir d’ancien plan. Un piano, ou orgue, à chat. Invention merveilleuse et barbare du XVI siècle. Elle était constituée de sept à neuf boites et une corde appartenait à chacune, prête à faire des horribles et mélodieuses choses avec les félins.

Il attrapa la jeune femme qu’il glissa sur son épaule et de l’autre main, il prit un chat.  Il pénétra le bâtiment et se dirigea à pas lents vers la salle qui cachait la scène du théâtre, en bonne état depuis le bricolage du mélomane. Du moins de ses pantins. Sur cette scène se trouvait l’instrument mais aussi sept jeunes femmes, droites comme des cordes de guitare dans leur petite robe sombre couverte de gamme violette. Elles portaient toutes sur leur tête des casques de musique. Il était si simple de leur faire garder leur calme, tout comme il avait été simple pour lui de kidnapper toutes ses prostituées. Il avait mis plus de temps pour trouver les bons timbres de voix et de miaulement pour sa nouvelle partition. Personne ne s’intéressait aux chatons abandonnés et aux filles de joie. C’était à son avantage. Il confia sa muse aux autres filles pour qu’elle la prépare tandis qu’ils faisaient les allées et retours avec les dernières caisses. Il sifflotait, si fier de lui. Il avait réveillé de l’oubli cet instrument de torture musicale et ce soir, enfin, il était prêt à s’en servir. Il attrapa chaque félin par la peau du cou avant de les enfermer dans leur cage. Il glissa leur queue sur les attaches des touches du piano, sans tendresse mais plutôt de manières tout à fait professionnelles.

Ses pantins le retrouvèrent rapidement avec la septième chanteuse. Elles étaient belles et elles étaient à lui. Il avait pénétré leur tête, leurs muscles et même leur sourire. Il alla jusqu’à les faire rire. Ce laps de temps lui avait permis de se changer. C’était l’avantage de maitriser le transformisme. Il était tout beau dans sa tenue d’opéra, une cape de fourrure sur les épaules. Il tapa des mains.

- Allons mesdemoiselles, un peu de calme. Notre public s’impatiente !

Il désigna une rangée de figure de carton qu’il avait découpé pour l’occasion. C’était d’un pathétique et d’une tristesse. Un homme si seul, un homme dont la malédiction était de n’avoir que de faux applaudissement car sa voix retirait la part de vérité entre chaque être humain. Il s’inclina face à son public muet avant de s’installer à son orgue. Il craqua ses doigts et commença à jouer sa symphonie dans une concentration telle qu’il semblait enfermée dans sa bulle. Tout n’était plus que musique à présent. Ses muses se mirent à chanter son opéra.

- Bien bien, plus haut !


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Dernière édition par Music Meister le Ven 3 Avr - 18:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les orgues avaient éclaté en un chant triomphal - Zola [Music Meister & Selina Kyle]   Ven 3 Avr - 18:51


Les orgues avaient éclaté en un chant triomphal

Music Meister & Catwoman

Please, do not kill my girls.
Étendue sur son lit, Selina profitait de ces quelques instants de calme. Cela faisait quelques jours que la Belle traquait un voleur. Une voleuse qui traque un voleur ? On dirait une vieille blague vaseuse que l'on raconte en fin de soirée arrosée. Il y a bien longtemps que la jeune femme n'a pas pris de temps pour elle, qu'elle n'a pas laisser tomber ses brides pour faire ce qu'elle voulait. Danser, tournoyer et laisser partir son esprit loin de la pauvreté et du crime. Se plonger dans un monde éphémère, laisser ses pieds effleurer les faïences mystiques de ses rêves.

Un chat lui chatouilla le nez avec sa queue tachetée, ils étaient une dizaine autour d'elle, ronronnant amoureusement tirant la brune féline de ses délires imaginaires. Elle ouvrit un œil, un cri l'alerta, elle sauta jusqu'à sa fenêtre. Une camionnette étrange était là, un type roux à l'arrière qui se bataillait avec des cartons. La femme-chat leva un sourcil. Des chats disparaissaient, des prostitués. Les filles de Crime Alley n'osaient plus sortir de chez elle, croupissantes dans leur misère ne pouvait percevoir d'argent. Selina faisait donc des tournées pour toutes les surveiller et malgré ça, Selina recevait un message à la seconde même «Paulie a disparu, Céline aurait vu un type roux l'embarquer. Bises, Dinah.». La jeune femme ravala sa salive nerveusement, elle détestait qu'on s'en prenne aux filles des rues. Elle avait juré les protéger, comme si c'était ses gamines. Elle se voulait l'ange gardien des prostitués du quartier, elle avait connu l'horreur de ce métier immonde et malheureusement, beaucoup trop de gens pensait que ces filles qui se vendent pour une bouchée de pain restaient des êtres-humains.

Selina enfila sa tenue de chat, se munissant de fouet et griffes. Elle grimpa sur sa moto volée et suivit de loin la camionnette, elle prit des petites rues, jusqu'à se retrouver devant un très ancien théâtre de Gotham. Cet endroit ne lui inspirait pas confiance, le lieu jadis luxueux fût abandonné après un accident pyrotechnique sur scène, le propriétaire fit faillite et depuis, le grand théâtre est à l'abandon. La jeune femme se cacha dans un recoin, suivant le rouquin du regard. Décidément, Selina faisait un meeting de tous les roux de Gotham en ce moment, cependant, elle ne semblait pas vouloir éprouver de la sympathie envers celui-ci, elle grogna en le voyant porter la jeune fille endormie comme un sac de pomme de terre. La femme-chat en profita pour entrer par l'une des fenêtres brisées, écorchant son costume à un bout de verre. Tapie dans l'obscurité, Catwoman suivit le type du regard en se glissant comme un chat entre les débris et les ruines du théâtre. Selina n'aimait pas cet endroit, un courant d'air froid lui mordait le cou malgré sa crinière brune. Elle sursauta en entendant le verre craquer sous les grosses semelles de ses rangers, elle n'était pas rassurée du tout. Du bout de la griffe, elle réajusta son loup en dentelle noire qui avait glissé sur son nez. Ses doigts se crispèrent sur son fouet quand elle aperçue de la lumière, la Belle se glissa dans les coulisses derrière la scène, accroupie dans un coin.
Catwoman releva un sourcil en voyant les jeunes femmes se laisser faire dans un costume ridicule. Qu'est-ce qu'il leur avait fait ? Droguées ? C'était efficace son machin. Elle posa ensuite son regard félin sur les chatons et manqua de fondre en larme en voyant les pauvres petits animaux la queue attachée à des touches de clavier. Que voulait faire ce cinglé ? Ce dernier prit la parole, Selina n'aimait pas sa voix. Une voix d'abruti. Une voix de taré. Un taré. Son cœur se serra quand les jeunes femmes se mirent à chanter et les chatons à pleurer de douleur. Elle laissa une larme dégouliner sur sa joue attrapant son fouet fermement.

SHLACK. La femme-chat éclata son fouet sur le dos du mélomane rouquin avec une violence ahurissante. Sûrement monsieur allait avoir une belle marque pendant un bon moment. La mâchoire crispée et le regard noire, Selina était sortie de sa cachette, les griffes déployées.

- Hé, espèce de guignol, laisse ces chats et ces nanas tranquilles et retourne faire joujou à Arkham !

Comme une tigresse, Catwoman se jeta sur l'homme, s'accrochant à sa taille avec ses jambes, lui collant ses griffes à quelques centimètres du visage. Elle ne se fit pas prier pour lui trancher la joue et lui accorda un sourire mauvais.

- Je ne sais pas qui tu es mon grand garçon, mais sache que s'en prendre aux jeunes filles de Crime Alley et aux chats, c'est s'en prendre à moi et, je peux t'affirmer que personne n'aime s'en prendre à Catwoman…
Comme un chat énervé, Selina envoya une grande gifle au tortionnaire avant de se décoller de lui et le poussa à terre en lui donnant un grand coup de pied dans le torse. Pendant qu'il était à terre, la jeune femme se pressa vers les chats et fit sauter les attaches avec ses griffes. Elle lança un regard affolé aux jeunes filles et se pressa vers elles. Elle tapota la joue de l'une doucement.

- Hé. Réveille-toi, c'est moi ! Aller, bon sang !

La pauvre brune ne comprenait pas ce qui se passait, les larmes aux yeux, elle tenta d'en tirer une par le poignet mais elle ne la suivit pas. Selina ne cessait de hurler «Mais suis-moi bon sang, on ne doit pas rester là !», prise de panique, elle attrapa l'une des filles dans ses bras et la serra fort.

- Aller chérie, viens. S'il te plait.


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MessageSujet: Re: Les orgues avaient éclaté en un chant triomphal - Zola [Music Meister & Selina Kyle]   Sam 4 Avr - 0:25




Dès l'entrée, les orgues avaient éclaté en un chant triomphal, une acclamation tonitruante de peuple heureux, d'où se dégagea bientôt une céleste voix d'ange, d'une allégresse aiguë, pure comme le cristal.

Lourdes - Émile Zola


Le musicien commençait à peine à s’amuser lorsqu’une douleur aigüe vient lui frapper le dos, le coupant brusquement dans sa symphonie. Il fut projeté sur ses touches, faisant fêler les chats. Il se redressa avec peine, se tournant avec peine alors que ses chairs étaient à vifs.

- Qui ose ?

Il n’eut pas le temps de trouver la réponse qu’une masse inconnue se projeta sur lui. Il leva son bras dans un signe de protection tandis que l’autre attrapait la gorge féminine. L’orgue manqua de basculer, tandis qu’elle mettait tout son poids dans l’attaque. L’observation viendrait plus tard, il avait trop de peine à lutter contre l’agressive chatte de Gotham. Une nouvelle douleur atteint sa joue, le faisant resserrer sa prise autour de son cou. La lutte ne dura pas plus d’une minute, le mélomane étant pris de cours. Il ne s’attendait pas à être suivi ou même que quelqu’un trouve sa cachette. Il ignorait comme cette femme en était arrivée à se trouver ici, ses jambes autour de sa taille, à lacérer sa peau. Elle était là. C’était déjà une personne de trop dans son spectacle. Il était le chef d’orchestre. C’est lui qui choisissait les nouveaux danseurs. C’était lui qui décidait absolument tout, elle n’avait pas son mot à dire.

- C’est pour ça que je n’ai jamais aimé les chats. Casse-toi.

Il sera davantage. Elle en aurait des bleus vu toute la violence qu’il mettait dans son geste. Cependant, elle était si proche de lui qu’il n’avait pas une grande capacité de mouvement et il faisait ce qu’il pouvait pour se dégager.

- Je suis le Music Meister et tu n’es pas invité à mon spectacle ! Tu n’as pas conscience de ce que je suis en train de créer, chatte de gouttière !

Après une gifle cruelle, il fut projeté sur le sol. Ses lunettes volèrent à travers la pièce. Le coup qu’il reçut une fois à terre lui coupa la respiration quelques secondes. Il toussa fortement. Il la regarda d’un œil mauvais. Il était si furieux qu’il aurait pu la tuer d’un regard mais il avait d’autre projet. Il savait qu’il aurait bientôt affaire à d’autre individu n’approuvant pas ses méthodes pour changer ce monde. Ce monde était pourri. A quoi bon le garder ? Ce monde serait dansant, chantant et il utiliserait tous ce qu’il faut pour cela. Même arracher les cris les plus mélodieux de la gorge de chaton ou faire danser jusqu’au sang une bande de pute. Oui, il était prêt à tout et il était capable de tout. C’était en cela qu’il était dangereux. Il avait le pouvoir et il comptait bien le lui montrer. Il se redressa lentement, donnant un léger coup de la main sur ses vêtements couvert de la poussière des lieux.

- Et bien et bien, que de tendresse après tant de violence. Elles t’entendent, rassure toi mais elles ne bougeront pas. Du moins, pas tant que je n’en aurais pas donné l’ordre.

Il se déplaça doucement jusqu’à l’orgue et attrapa le dernier chaton qui n’avait pas réussi à sortir, trop petit. Il l’attrapa doucement entre ses bras et le caressa.

- Tu aurais dû mieux te renseigner sur moi. Cela t’aurait évité la situation dans laquelle tu te trouves.

Le félin se frotta à ses doigts, ronronnant doucement. Cherchait-il sa clémence ? Wolfgang n’aimait pas les chats. Il trouvait ses créatures trop sauvages et pas assez discipliné. Un peu comme ses pantins. Il voulait de l’ordre.

- Je suis capable de guider les autres avec le son de ma voix. Il suffit d’une chanson, que je joue d’un instrument pour que les autres soient sous mon contrôle et se mettre à danser pour moi. Des pantins suivants leur maître, mais peut-être qu’il te faut une démonstration.

Il lança le chaton vers une de ses danseuses et profita que son regard se portait sur l’animal pour entamer une petite chanson, s’approcha d’un pas rapide vers la fameuse Catwoman. Une des filles se saisit de l’orgue pour jouer, qui fonctionnait avec ou son chat. Elle entama des notes longues et colorées, donnant le bon tempo au rouquin. Ce dernier venait de la saisir par la taille, bloquant une de ses mains contre la sienne.

- Be careful little eyes what you see
Prenez garde, petits yeux, à ce que vous voyez

It's the second glance that ties your hands as darkness pulls the strings

C’est le second regard qui lie vos mains tandis que l’obscurité tire les ficelles

Il impose le pas, laissant sa voix infiltrer son esprit. Il espérait qu’elle soit consciente de ce qu’il se passait mais pour cela, il fallait que son esprit soit assez fort pour luter.

- Be careful little feet where you go
Prenez garde, petits pieds, à la direction que vous prenez

For it's the little feet behind you that are sure to follow
Car ce sont les petits pieds derrière vous qui vous suivront assurément

C’était un slow doux et il collait son bassin au sien un instant avant de retrouver une distance raisonnable, digne de la danse qu’il allait lui offrir. Il possédait autant son corps et son esprit à ce moment-là et il devait se faire violence pour ne pas la jeter contre un mur. Il voulait lui montrer. Elle devait apprendre. Elle devait en tirer une leçon.

- It's a slow fade when you give yourself away
C’est une lente dérive quand tu te donnes

It's a slow fade when black and white have turned to gray
C’est une lente dérive lorsque le noir et le blanc tournent au gris

Thoughts invade, choices are made, a price will be paid
Les pensées sont envahies, les choix sont faits, un prix sera payé

When you give yourself away
Lorsque tu te donnes

Il attrape son menton, doucement malgré qu’il avait envie de le broyer. Il posa ses lèvres sur les siennes et l’embrassa fougueusement. Elle était sienne, cette petite garce. Elle ne pouvait rien faire contre ça. Il se détacha au bout d’un instant et vient glisser à son oreille un morceau de la chanson alors que la musique continuait, la voix enjouée.

People never crumble in a day

Les gens ne s’effondrent jamais en un seul jour

It's a slow fade, it's a slow fade
C’est une lente dérive, une lente dérive

Il tordit son poignet, brisant une partie des effets de son hypnose. La douleur, c’était un moyen efficace pour retrouver l’esprit clair.

- Tu n’aurais jamais dû intervenir, chaton.



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MessageSujet: Re: Les orgues avaient éclaté en un chant triomphal - Zola [Music Meister & Selina Kyle]   Sam 4 Avr - 13:45


Les orgues avaient éclaté en un chant triomphal

Music Meister & Catwoman

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Il l'attrapa par la taille, Selina grinça des dents et tenta de se débattre comme un pauvre petit animal sans défense. Comme ce chaton qu'il venait de jeter, comme une poupée de chiffon . Il la força à mêler ses doigts fins aux siens, la jeune femme avait le regard apeurée, il était plus fort qu'elle et pouvait la briser facilement, elle en était consciente, mais elle ne voulait pas qu'il le voit. Elle tenta de faire de la résistance en se débattant. Puis il chanta. La femme-chat se senti partir, son corps la lâchait, elle avait l'impression que ses pieds suivaient naturellement ceux du Music Meister, elle ne savait comment réagir. Pourtant dans sa tête, elle arrivait à garder ses idées en place, elle voulait fuir. Son corps, lui, ne demandait qu'à rester. Son regard larmoyant se posa sur la jeune femme qui jouait à l'orgue, elle voulait juste ouvrir la bouche pour lui supplier d'arrêter. Mais ses grands yeux verts sont de nouveau happés par ceux du chanteur, elle ravale sa salive et tremble, elle a peur. Juste peur. Sa gorge lui fait mal, sa respiration se saccade de douleur.
Elle se laisse guider comme un vulgaire mannequin, incapable de se mouvoir. Elle rêve de pouvoir récupérer ses jambes pour lui mettre un coup de pied, récupérer ne serait-ce qu'une main pour lui éclater dans la figure. La pauvre jeune femme se bat pour fuir son regard, le sien se noie dans les larmes alors qu'il se rapproche d'elle. Il va lui en coller une. Il repart, Selina se rassure et serre les dents, les lèvres tremblantes. Son corps est si froid qu'elle a l'impression de mourir à petit feu. Lentement. Sa voix tourne en boucle dans sa tête et elle n'arrive pas à s'en défaire, elle sent les doigts du musicien attraper son menton, elle essaie d'esquisser un mouvement de refus mais rien, rien ne réagit. Ses larmes dévalent ses joues quand les lèvres du rouquin se déposent sur les siennes, elle gémit de rage, elle veut le flinguer, juste lui éclater la figure alors que la Belle ressent la violence du baiser. Elle ferme les yeux quand ses lèvres s'approchent de son oreille. Selina a l'impression de s'endormir, doucement, sa vue se trouble, sa vue se meurt, elle bat lentement des cils avant d'être ramenée à la réalité quand Music Meister lui tord le poignet. La femme-chat hurle de douleur.

Tout ce qu'elle espérait c'était qu'il ne soit pas cassé, d'un geste naturel, la jeune femme se débat péniblement, elle retrouve doucement ses mouvements et en profite pour tirer son autre main de l'emprise du musicien.

- Mais lâche-moi espèce de malade ! Hurla-t'elle  en ravalant ses larmes. Elle tenta de retrouver la raison, elle voulait se montrer plus forte, elle esquissa un sourire mauvais, le maquillage en déroute. Tu croyais vraiment que j'allais laisser un type kidnapper des gamines innocentes et des pauvres chats sans broncher ?
Violemment, la féline planta ses crocs dans le cou du rouquin avec une férocité animale. Elle finit par lâcher la proie qui se débattait, quelques perles de sang sur les lèvres. Elle savait que le retour serait sûrement plus violent, mais à ce point là, la jeune femme oubliait la réflexion et attaquait. Comme un chat. Les pupilles agrandies et les sourcils froncés, la Belle profita de la seconde d'inattention du musicien pour ré attaquer et lui mettre un coup de fouet en pleine figure le faisant lâcher son poignet endolori. Selina fit quelques pas en arrière, elle avait la tête qui tournait et peinait à rester debout. Que lui avait-il fait ? Il ne lui avait pas fait prendre de drogue, ni d'alcool, rien. Que c'était-il passé ? La jeune femme lança un regard intrigué au type.

- Qu'est ce que...Puis elle calcula. Capable de guider avec le son de sa voix. C'est inhumain, mais… c'était possible, visiblement. C'est quoi le délire ? Qu'est ce que tu comptais faire avec ces gamines ?
La jeune femme fit un pas en arrière et posa son regard sur le public. Une rangée de silhouette en carton inexpressive. Elle fit les gros yeux et replongea ses prunelles émeraude dans ceux de Music Meister, la mine inquiète.

- Mais… vous êtes cinglé ? Pourquoi les chats ? Pourquoi ces… machins ? C'est quoi votre but au juste ? Faire la distraction à des cartons ?
Bizarrement, Selina n'arrivait pas à rire de cette phrase complètement loufoque. Elle prenait le cas de ce type au sérieux et comprenait peu à peu qu'elle se trouvait nez à nez avec sûrement, un des évadés d'Arkham le plus bizarre et violent. Elle détestait les gens d'Arkham -ouais bon Nygma c'est l'exception qui confirme la règle, voyez-vous- car ils étaient aussi imprévisibles que dérangés. La preuve. Voilà qu'elle se faisait martyriser par un malade qui faisait un show à des cartons. De plus, Selina était consciente qu'en règle générale, elle s'y prend très mal pour établir un contact avec ces gens, elle tenta cependant d'être diplomate, sans faire de geste brusque.

- Écoutez, je… m'excuse de vous avoir sauter dessus mais… je ne vous demande qu'une chose… Monsieur… Meister ? C'est de relâcher ces filles, vraiment. Elles ne sont que des gamines des rues et, même si personne ne s'inquiète pour elles, elles n'ont pas à être traitées de la sorte. Comme ces chatons. Alors, relâchez-les.

La Belle garde tout de même la main sur son fouet, prête à le dégainer si il s'approchait trop. Elle lui accorde un sourire provocant.

- Je ne le répéterais pas deux fois, mon chou.

Selina passa son autre main sur son cou blessé, elle toussa difficilement, cela lui fit tourner la tête. Elle ferme les yeux quelques secondes pour reprendre ses esprits, encore nauséeuse.

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MessageSujet: Re: Les orgues avaient éclaté en un chant triomphal - Zola [Music Meister & Selina Kyle]   Mar 14 Avr - 0:18




Dès l'entrée, les orgues avaient éclaté en un chant triomphal, une acclamation tonitruante de peuple heureux, d'où se dégagea bientôt une céleste voix d'ange, d'une allégresse aiguë, pure comme le cristal.

Lourdes - Émile Zola


Violeur. Un violeur d’esprit et de corps. Voilà ce qu’il était. Il lui suffisait d’élever la voix pour pénétrer leurs cervelle, leurs membres, leurs gorges. C’est ce qu’il avait voulu faire comprendre à cette chatte. Il était le maître ici, en tout point. Il la contrôlait, il contrôlait même ses douleurs. Un sentiment de satisfaction l’envahit, si similaire au jour où il avait découverts son don. C’était jouissif comme sensation et curieusement, il ressentait davantage cela quand il pouvait se concentrer sur un seul et unique corps. Il lui tordit davantage son poignet en la sentant se débattre. Il resserra sa prise et sa peau rougit sous la violence et se colora de bleu.

- Arrête de bouger chatte de gouttière, ça ne sert à rien.

Soudain, sans qu’il ne puisse s’y attendre, elle lui sauta dessus. Au lieu de chercher à s’en éloigner, elle opta pour un contact physique. Elle planta ses crocs dans sa gorge. Le musicien hurla de douleur, cherchant à la repousser de son cou. Elle finit par se détacher et le mélomane se pencha en avant, grognant de douleur et tenant son cou ensanglanté, tenant toujours sa victime mais plus par reflexe. Il se redressa vivement, reculant de plusieurs pas quand il reçut le coup de fouet en plein visage. Ça allait laisser une trace. Un million d’injure traversèrent son esprit et sa langue et un espace de sécurité se forma entre les deux individus. Insuffisant pour la protéger de lui. Il l’entendit et il parvient tout de même à lâcher un rire, un rire cruel et mauvais alors qu’il crachait sur le sol le surplus de sang de sa lèvre blessée.

- Que c’est noble, tu te soucis encore des autres. Tu devrais plutôt te demander ce que je vais faire de toi maintenant.

Il se redressa de toute sa hauteur. Il ignora la douleur à son cou, sur son dos, sur son visage. Du sang coulait sur ses merveilleux vêtements mais il était certain que bientôt, se serait celui de la jeune femme qui colorerait sa tenue. Il glissa ses doigts sur la plaie à son cou. Rien de bien profond, heureusement. Il regarda le sang sur ses mains.

- Tu ne comprendrais pas. Tu ne comprendrais rien. Je vais changer le monde mais tu ne seras pas là pour voir ça, chaton. Les cartons ne sont qu’un entrainement, un faux public en attendant que le monde entier m’acclame. Tu m’acclameras aussi bientôt, je te ferais plier, danser, chanter pour moi. Tu n’as encore rien vu de ce que je pouvais faire.


Une des jeunes femmes s’approcha de lui, comme répondant à un ordre muet. Il se saisit de sa machoire d’une main experte. Il bougea son visage et elle n’eut aucune réaction. Elle était si molle, si silencieuse, si immobile. Elle avait besoin de lui pour avoir un semblant de vie.

- Ses pauvres filles ne sont pas en état pour comprendre toute la beauté de mes actions, elles ne sont que des pantins. Mes pantins. Les chatons ne sont que des outils, des accessoires sur mon orgue. Savait-tu que l’orgue à chat a été créé au XVIème siècle ? Je suis un génie. Je ramène à la vie des instruments oubliés par le temps. Je change l’esprit des gens pour le rendre meilleur. Je suis tout ce que ce monde attend sans le savoir. Mais toi chaton, je ne veux pas te rendre meilleure, je ne veux pas t’aider.


Il insistait sur chaque point mais il ne bougeait pas. Il n’avait pas besoin de bouger et ils le savaient tous les deux. Son fouet n’était là que pour lui donner confiance. Il ne craignait pas son jouet. Il agissait à distance, du moment qu’il avait une oreille attentive pour l’écouter. Il n’agissait presque jamais lui-même. C’était ça le pouvoir aussi. La musique reprit de plus belle et trois prostitués se jetèrent sur Catwoman. Elles attrapaient ses bras, la rouaient de coup. Elles avaient tout le loisir de se défendre mais le ferait-elle ? La pauvre créature se retrouva sur le sol. Pauvre chaton blessé. Le mélomane s’approche enfin et écrase de sa chaussure sa main, tenant encore le fouet. Il s’en saisit dans un rire malsain tandis que la musique se faisait douce, si douce. Il chanta alors doucement, se faisant presque tendre dans sa voix. Il jeta l’arme au loin. Il utiliserait ses armes, pas les siennes.

- Here lies everything.
Tout est couché devant moi.

The world I wanted at my feet.
Le monde que je cherchais à mes pieds

Il en rit presque mais il se contient.

- My victory's complete,
Ma victoire est complète

So hail to the king.
Donc, acclamez le roi.

Les trois autres pantins, qui n’avaient pas bougé d’un pouce face à toutes cette violence, se mirent doucement à chanter. Leurs voix étaient lentes et parfaitement accordés. Il avait bien choisi. Les agresseuses dansaient alors. Leur danse était si dramatique, si triste. C’était une chanson qui annoncait une fin. Le mélomane s’éloigna doucement et tandis sa main pour l’encourager à le suivre désormais, à le rejoindre. Encore.

(Everything you ever... )
(Tout ce que tu as jamais…)

Il ordonna alors, de sa voix mélodieuse :

- Arise and sing.
Lève-toi et chante.

Elle n’avait pas le choix, elle devait se soumettre. Elle devait se lever et chanter, suivre ses paroles et y répondre. Les paroles qu’il désirait défilaient dans sa tête. Il voulait l’entendre chanter, c’était sa seule chance pour sortir d’ici en vie. Cependant, est-ce que la mort n’était pas préférable à cet état de légume ? Il ignorait tous des pensées de ces victimes et il ne s’en fichait pas. Cependant, il ne pouvait rien faire contre ça. Il était le maître. Il imposait. C’est tout.

- So your world's benign.
Donc, ton monde est bienfaisant.

So you think justice has a voice
Donc, tu penses que la justice à de la voix

And we all have a choice.
Et qu’on a tous le choix

Well, now your world is mine.

Et bien maintenant, ton monde est à moi.

(Everything you ever... )

Oui, tout son monde était à lui. Elle lui appartenait. Il la regardait, il l’attendait, il la savourait. Il attendait que sa voix éclose et que son timbre se soumette à lui. Il sortit son bâton, à la fois micro et taseur. Les derniers éclats de l’orgue se firent entendre et sa voix résonna dans le silence, laissant sa place à la féline. Elle était dans un piètre état à présent.

- And I am fine.
Et je vais bien.




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MessageSujet: Re: Les orgues avaient éclaté en un chant triomphal - Zola [Music Meister & Selina Kyle]   Mar 14 Avr - 1:26


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Music Meister & Catwoman

Please, do not kill my girls.
On t'as souvent dit que tu t'étais trompée de camp. Tu es beaucoup trop gentille et innocente pour côtoyer les plus affreux criminels de Gotham et pourtant, alors que tu aurais pu te foutre éperdument des ces gamines,voilà que tu te retrouvais dans un sale pétrin.

La voix du Music Meister fait trembler la jeune femme de peur, elle gémit de crainte, scrutant chaque endroit de la pièce, cherchant une issue de sortie. Malgré tout, elle espérait encore pouvoir sauver les jeunes filles, de la folie ? Complètement. Ce qui manquait à Selina, c'était de la lucidité. Son regard larmoyant se pose alors sur la jeune femme avec laquelle il joue, elle semble morte. La femme-chat tend la main vers elle, s'abaissant doucement, son maquillage coule, elle retire son masque et balbutie un «Arrêtez ça…» c'est alors que trois jeunes filles se jetèrent sur la femme-chat. Choquée et prise au dépourvue, la Belle tenta de se débattre, faisant attention à chacun de ses gestes, elle ne voulait pas les blesser. Pourtant elles, n'hésitaient pas à planter leurs ongles dans la peau pâle de Catwoman, elle essaya de se protéger autant qu'elle pouvait, pleurant de douleur, elle n'avait jamais autant voulu partir. Mourir. Elle reprit sa respiration, osant espérer au cauchemar, mais le poing d'une de ses amies en plein le visage la ramena à la réalité. C'était bel et bien ses protégées qui la massacrait, sans pitié, sans émotion.

Selina pose alors la tête sur la côté, la vue troublée, le musicien lui écrase alors la main, elle hurle. Elle aurait pu se débattre face à des gamines, elle aurait pu les tuer une par une de sang-froid, mais non. Ce n'était pas elle, ce n'était pas ses convictions. C'est comme si elle se laissait faire, elle essayait juste de croiser leurs regards, en vain. Ses grands yeux verts se posèrent dans ceux du rouquin, il ne la regarda même pas.
Puis il se mit à chanter, elles se mirent à danser. La main tendue vers Selina, le musicien l'invita à se lever de nouveau, mais elle ne sentait plus son corps. Elle trembla, toucha son visage et regarda ses doigts pleins de sang. Sa lèvres frémit, elle réussie finalement à se lever, couinant en sentant ses blessures. Chanter ? Selina ne l'imaginait même pas, elle préférait qu'il l'assassine tout de suite.  Il finit la phrase, la jeune femme tremble de tout son être, continuant à poser son regard vide dans celui du chanteur.

- Now… elle bafouilla en toussant, pleurant de nouveau en sentant ses côtes cassées, the nightmare is… real. (Maintenant le cauchemar est réel)
Elle gémit de douleur, les yeux larmoyants, elle ressemble ses dernières forces pour le supplier du regard. Ses lèvres s'entrouvrent, elle reprend.

- Now, the Music Meister is… here. (Maintenant, le maître de la musique est ici) La voix à peine audible, la petite brune presque morte n'a à présent plus la force de faire dévaler ses larmes. Elle peine à respirer, un filet de sang dévale du coin de sa lèvre, elle à l'impression de tourner de l’œil. To make you quake with … fear. Faiblement, elle essaye malgré tout de finir la chanson, son corps la lâche, mais elle se bat. To make the whole world kneel.

Elle ferme un instant les yeux, ses paupières se ferment presque seules, en auraient-elles trop vu pour aujourd’hui ? Selina savoure alors ce temps de pause, l'obscurité. Elle pense à sa sœur, priant pour qu'elle soit en sécurité, elle pense à tout, même à celles qui l'ont brisée ce soir. Peut-être allaient-elles s'en sortir ? C'est tout ce que la jeune Selina espérait. Alors qu'elle semblait réussir à malgré tout, malgré l'horreur qu'elle vivait, à trouver un semblant d'évasion, la femme-chat senti un choc violent dans ses côtes déjà meurtries. Selina brailla de douleur et ouvrit les yeux, elle vit son sourire, mais tout était flou. La jeune cambrioleuse se redressa difficilement, elle voulait essayer de lui tenir tête dans un second coup la fit plier. La Belle fût prise d'un coup de colère, elle fronça les sourcils et cracha un violent «Va crever tu ne m'auras pas !», ce qu'elle croyait. La violence qui s’abattit sur elle la fit chuter à terre, elle releva tristement les yeux, gémissant faiblement, dans un dernier soupire, sa voix résonna :

- And I won't feel.. a thing. (Et je ne ressens plus rien.)
Elle ravala sa salive, cracha du sang. Sa vue était tellement trouble qu'elle peinait à reconnaître ses mains qu'elle mit devant son visage pour tenter en vain de se protéger. A quoi bon ? Selina croyait être invincible. Pourtant, la jeune femme était effrayée. Pouvait-on tromper la mort encore et toujours ? Ses pensées se mélangeaient. Elle tenta de penser à tout ce qui pouvait lui rappeler de bons souvenirs. Alors qu'elle ferma les paupières, Selina sentit un coup violent lui percuter la mâchoire, elle entendit ses cervicales grincer, craquer. La demoiselle s'étala sur le sol, gisante dans son propre sang, elle observa le sol un instant, elle avait froid. Terriblement froid. Sa voix murmurait un faible «Par pitié, que quelqu'un vienne.» Elle commençait à perdre la vue, un tête à tête charmant avec l'obscurité qu'elle retrouvait. Son corps l'abandonnait peu à peu, elle n'entendait plus rien, ne ressentait plus rien. Elle n'avait plus mal, une larme dévala pourtant sa joue. Comme un signe de détresse ? Comme une tristesse beaucoup trop cachée ? Comme une honte d'avoir faibli, d'avoir perdu.
Selina sentait son souffle s'évader, elle peinait à respirer comme si l'air la fuyait. Tout la fuyait, elle essaya de penser à sa sœur, une dernière fois, elle retenu son dernier souffle pour murmurer tout bas :

- A… à l'aide.
Elle tremble, elle chute, elle quitte tout ce cirque. Elle ne bouge plus, ne respire plus, elle meurt.


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MessageSujet: Re: Les orgues avaient éclaté en un chant triomphal - Zola [Music Meister & Selina Kyle]   Lun 11 Mai - 21:51

Je rappelle qu'à partir d'ici, c'est au tour de Nygma. Au cas où.
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MessageSujet: Re: Les orgues avaient éclaté en un chant triomphal - Zola [Music Meister & Selina Kyle]   

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Les orgues avaient éclaté en un chant triomphal - Zola [Music Meister & Selina Kyle]

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