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 Happy Saint Patrick's Day, Meister (Mumu ♥︎)

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« Edward Nygma »
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MessageSujet: Happy Saint Patrick's Day, Meister (Mumu ♥︎)   Lun 16 Mar - 22:09

«  tu préparais tout ça sous le nom de Patrick. »
mars, saint patrick, année une
Ha, le joli mois de mars. Les giboulées, les regains de chaleurs, les ides de mars, le lapin de mars, la Saint Patrick. Haaa, la Saint Patrick ! Les roux, les trèfles, les leprechaun… Mh, non, pas les leprechauns. Tu n’aimes plus les leprechauns. Pire, tu ne supportes plus ce mot. Leprechaun. On t’appelait comme ça, quand tu étais petit. Le leprechaun. Quand on ne t’appelait pas Loosward, tu étais un Leprechaun. Juste roux. Roux et encore roux. Ce qui maintenant peut te rendre fier, ou en partie, tu l’as maudit. Tu as maudit ta rousseur. Tout ce qui pouvait te rapprocher à l’Irlande, tu le détestais. De l’or, au vert de tes yeux à tes tâches de rousseur inexistantes.

Tu as trente-six ans, tes traumatismes et tes sautes d’humeur. Ton grain de folie et la Saint Patrick. Aujourd’hui, tu ne penses plus aux leprechauns que tu as été. Ou, juste à demi. Tu as envie de tout détruire au petit matin de la Saint Patrick et elle se diffuse dans la journée, tu finis par laisser couler la Saint Patrick. Tu te brosse les dents en regardant fixement tes cheveux roux. Foutus cheveux. Trop doux, trop souple. Ils ne tiennent pas en place, quoi que tu fasses. C’est le seul jour où tu accordes autant d’importance. Tu balades tes doigts dedans, mais ils retombent autour de ton visage. Ils tiennent paresseusement derrière ton oreille… Si bien qu’il leur faut une barrette pour cesser de lui arriver sur le front.
C’était ça, être roux. Une qualité comme une horreur. Tu sortais de l’ordinaire. Tu es différent, une fois de plus et sans l’avoir chercher. le destin avait décidé de te marquer à vie en t’embrassant par le feu.

Tu traines en chemise, pantalon de costume et en chaussette. C’est la Saint Patrick aujourd’hui. Ce soir, les pubs seront envahis par les roux et les Irlandais, par un peuple de celte dont la plupart pensent que tu proviens. Tu fais des ronds, pensif. comment rendre la Saint Patrick plus intéressante que celle de l’an dernier ? Tu étais à Arkham l’an dernier et les gardes avaient pris un malin plaisir à venir te la souhaiter tour à tour. Tu n’étais ni irlandais, ni friand de folklore et tu ne t’appelais pas Patrick. En revanche…

Tu en connais un.

Tu regardes ton reflet. Tu t’attardes sur la rousseur qui encadre ton visage. Tes dents mordillent tes lèvres. Lui faire sa fête ? Ca pourrait t’occuper, oui… Changer la donne, faire de la Saint Patrick un show où tu paraderais, sous couvert de vouloir le mettre sous les feux de la rampe. Tu n’as jamais supporter déléguer. C’était toi, toi, toi et toujours toi.

Tu traverses tout l’appartement, griffonne sur tes mains des mots clefs, en récupérant ta veste. Tu parles à haute voix en tournant sur toi même. Des trèfles, des pièces d’or, du grandiose, des chansons…
Tout pour lui plaire. Il adresse un clin d’oeil à ton propre reflet. Tu te mettais en quatre pour lui, pour le plaisir du spectacle. Tu es un garçon farfelue, Edward.

Ou juste fou.

C’était toi, toi, toi et toujours toi, mais tu préparais tout ça sous le nom de Patrick. Sous l’entité d’un autre. Agis-tu réellement pour toi ou pour lui ? Attends tu de lui arracher un sourire et un battement de coeur ? Ta raison échappe à la logique.

Tu as appelé tout tes contacts, mené des recherches dans tout Gotham. Déterminer quel était le pub favoris de ton nemesis roux, ses habitudes. Tu as utilisé un de tes faux comptes en banque pour faire une réservation dans ce même pub un carré privée. Tu as mis en place un parcours fléché à base de trèfle de chez lui, au pub. Bombé des trèfles sur les murs, liant le graphisme des points d’interrogation à ceux des trèfles sur des affiches, aux trèfles posés sur les rebords des fenêtres ! Un parcours fleurit et bucolique qui te rend poète. Comme le petit poucet, tu as fait glisser des pièces d’or près de chez ton Patrick. Un trop grand nombre pour passer à côté.Tu as l’impression d’avoir de nouveau dix ans quand tu rendais tes petits camarades complètement dingues avec tes parcours absurdes dans le but de leur voler des billes. Et après, on t’écrasait le front sur le bitume, on te les volait et tes lunettes avaient encore un verre de cassé. A la maison, ton père t’envoie une énième claque et ton visage rencontrait le coin de la porte. Noir.

N’y pense pas, Edward.

Mais… tu voudrais que ce soit une invitation toute personnelle. Intime. Qu’il la prenne à coeur et à corps. Tu plisses les yeux et esquisses un sourire fourbe. Quelque chose qui serait réellement à toi… Matinal, tu retournes Gotham pour une toute petite mission, un défi personnel que tu mettrais à bien. Une petite attention toute particulière. Tu t’infiltres chez lui, crochète ta porte avec délicatesse, tu l’empêches de sauter. Tu retiens chaque portes de grincer. Ton souffle est court, mais tu le régules. Il a l’ouïe fine… Ton parfum se dépose sur son sillage, mais tu ne crains pas pour lui. Sur la pointe des pieds, tu t’immisces dans sa chambre. Ton coeur s’agite… Calme, tu prends le temps de t’approcher, ne laisse rien craquer. Tu prends ton loup, le pose près de son oreiller. Tu le déposes sans un bruissement, esquisse un sourire faible. Il bouge à peine, tu interrompes tous tes mouvements…
Aussi vite que tu es arrivé, tu files de l’appartement.

Tu jettes un regard haineux à ton reflet cette fois. La Saint Patrick serait autrement cette année. Tu avais décidé que ce serait ainsi. Ce serait… Votre Saint Patrick ? Tu lui offrais une Saint Patrick préparer par tes soins. Sans trop de folie, pour le plaisir, parce que tu t’ennuies, parce que tu veux changer l’image que tu en as. Tu préfères penser à autre chose qu’à tes souvenirs d’enfance, lorsqu’on t’évoque la Saint Patrick.

Tu chantonnes doucement une chanson en plaçant ton chapeau melon sur ta tête « Happy Saint Patrick’s Day to you… » Tu attrapes ta canne qui se balance autour de ton poignet et rejoint le pub « The Drunken Redhead »

Le lieu est pittoresque. Comme la plupart des pubs irlandais. Ils sentent la bière, le cigare et le bois. Tout est boisé, vert. Tout est vert et orange. Tu ne fais pas tâche dans le paysage, tu es même plutôt à ta place. Tu tapes tes mains gantées entre elle lorsqu’un long tapis de trèfle et de fausse pièce trace un grand chemin jusqu’à la scène. Drôle de Saint Patrick, mais Saint Patrick pour un Maître. Tu prends place à la table qui vous ait réservé, fait tourner ton chapeau sur ton index alors qu’on dépose une des immondes bières chaudes irlandaises.

Tu fais signe à un des serveurs. La lumière est feutrée, tu trépignes sur ton fauteuil. Tes Saint Patrick ont été une angoisse, mais tu lui feras vivre une Saint Patrick qu’il ne devra pas oublier de sitôt…
Parce que c’est toi qui lui offres.

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MessageSujet: Re: Happy Saint Patrick's Day, Meister (Mumu ♥︎)   Mar 17 Mar - 1:12


Happy Saint Patrick's Day


La Saint Patrick. Sa fête. Ô qu’il aimait cette fête. Elle n’était jamais organisée pour lui mais il y prenait toujours un plaisir fou. Du moins, avant. Avant, il n’était pas si seul qu’aujourd’hui. Ses parents lui permettaient même de tremper ses lèvres dans l’alcool avant de le renvoyer à ses partitions. Doux souvenirs où il pouvait être juste un enfant et non pas un Mozart. Il chantait en classe sans craindre que l’on se moque car tout le monde l’accompagnait autant que lui les accompagnait dans cette douce mélodie, si vivante. Désormais, il était obligé de forcer les gens pour tout et n’importe quoi. Il était obligé, il sentait qu’il était obligé. Qui aimerait boire une bière avec un mélomane ensorceleur comme lui ? Personne. Dans ce genre de fête, il avait toujours envie de chanter et de danser. C’était festif, grandiose, vert, roux, explosif ! C’était dans ses jours là où il avait envie d’être au centre de tout ce petit monde et que tous bougent pour lui. C’est cette idée-là qui germait dans son esprit la veille de la fête. Il s’imaginait déjà se rendre aux festivités et faire entendre sa voix au son des chansons irlandaises et que tout Gotham l’accompagnerait. C’était sa fête et il voulait le chanter au monde entier. Pourtant, quelque part, il savait qu’il serait seul face à des poupées. Personne ne lui offrirait volontairement sa bière ou le pincerait s’il ne portait pas du vert. Il ne serait pas Patrick. Il serait Music Meister, c’était ça la nuance. Il se coucha le soir, le sourire aux lèvres malgré tout, chassant les doutes de son esprit. Demain, c’était sa fête.

Patrick avait trouvé un petit appartement à Midtown, quelque chose d’assez misérable pour ne pas attirer l’attention mais qui lui permettait d’entreposer ses merveilles les plus précieuses. L’apparence était trompeuse et il en jouait complètement. Divers instruments ornaient les murs et le sol des pièces et jamais le silence n’emplissait la pièce. Une radio sonnait en continue, si légère et si fine mais qui rassurait le mélomane. Ce bourdonnement léger des symboles, ce frémissement du violon, rien de mieux pour le calmer la nuit. Bien sûr, il avait bien d’autre planque pour recueillir la montagne d’instrument qu’il avait voler depuis des années mais ici, c’était chez lui. Il n’aurait jamais pensé que quelqu’un puisse le retrouver. Officiellement, il était un professeur qui faisait des cours de musique pour particulier. La seule manière qu’il avait trouvée pour justifier l’argent qu’il gagnait à chaque mois. Bien sûr, il restait silencieux sur la nature des sommes exactes. Les banquiers n’avaient aucunement besoin de savoir qu’il gardait autant d’argent sous son matelas.

Le matin arriva. Il aurait fallu être idiot pour ne pas remarquer que quelque chose clochait. Les rayons vinrent frapper le loup violet qui l’attendait sur le matelas, sage, comme un défi. Il se releva doucement, se saisissant de l’objet du bout des doigts. Il était venu. Cette pensée lui décrocha un sourire un instant avant de l’effacer. Il était venu ! Il sauta du lit et courut dans chaque pièce pour vérifier si tout était à sa place, encore en sous-vêtement. Cependant, le sphinx ne semblait avoir rien laissé d’autre. Une fois rassurer de ce point et après avoir déjeuner, observant le masque du coin de l’œil, sagement posé sur la table de la cuisine. Il avait presque l’impression qu’il déjeunait avec lui et c’était perturbant. Il finit par sortir de la maison, le masque dans la poche avec sa paire de lunette, tout habillé de vert. Une chemise sombre mettait en valeur la couleur du jour où quelques boutons musicaux se perdaient. Un borsalino vert, posé sagement sur sa tête rousse. Il était parfait pour ce jour à sa gloire. Enfin presque. Il comptait bien se rendre auprès de la foule pour réaliser son plan. C’est là où il marcha sur une pièce d’or et ce n’est pas une métaphore sur la chance. Il marchait littéralement sur une pièce en or. Il la ramassa du bout des doigts avant d’en trouver une autre, et encore une autre. A chacune d’elle, il se remémorait la légende du Saint Patron de l’Ireland et de la tradition qui allait avec. Le masque, les pièces et puis les trèfles qui trouvaient sur son chemin, cela était évidant. Il l’appelait. Au diable les citoyens de Gotham ! Il suivit sagement la piste qu’il lui offrait, sans se poser de question. Il observait tout ce qui avait autour de lui, s’amusant de tous les points d’interrogation qu’il trouvait. Avait-il manqué à son confrère roux ? Voulait-il fêter cette délicieuse fête avec lui ? Il arriva finalement au pub. Son pub préféré. Il connaissait son adresse et son pub préféré. Il était entré chez lui, l’avait surement regardé dormir avant de lui offrir un gage d’affection. Avait-il affaire à un dangereux psychopathe ? En quelque sorte, oui. Etait-il effrayé pour autant ? Non. Nygma n’avait aucune raison de lui faire du mal. C’était même le contraire même. Il jouait. Ils jouaient tous deux. Il était curieux cependant. Il n’avait tout de même pas fait tout ça juste pour le voir, n’est-ce pas ?

- Oh, Eddie. Tu as vraiment la folie des grandeurs, j'aime ça.

Il l’apercevait enfin. Il le voyait au loin, l’attendant. Il avait tout prévu, bien sûr. Il s’approcha de la table à pas lent, traversant le chemin de trèfle et d’or –faux malheureusement- avec un merveilleux sourire sur la figure. Dire qu’il se sentait privilégié était un euphémisme. Il adorait la situation. Il lui tendit son masque du bout des doigts.

- Je crois que ceci t’appartient. Un coup de fil aurait suffi tu sais,
mentit-il. Il avait adoré ça et cela se sentait dans sa voix. Ou tu aurais pu aussi me réveiller.

Provoquant, comme toujours. Il retira son chapeau et se posa en face de lui, se penchant doucement sur la table. On lui apporta aussitôt une bière, la première étant gratuite ici. C’était pour cela que c’était son bar préféré. Il sourit, le regardant dans les yeux.

- Joyeuse Saint Patrick, Edward.


Il retient du bout des lèvres la montagne de question qui le traversait, le laissant tout le loisir de s’exprimer sur la situation. Il lui devait au moins ça.







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MessageSujet: Re: Happy Saint Patrick's Day, Meister (Mumu ♥︎)   Mar 17 Mar - 14:17

«  Je n'ai jamais aimé la Saint Patrick. »
mars, saint patrick, année une
Tes pensées se perdent dans des contes irlandais que tu connais par coeur, ceux que tu as eu l’occasion de lire à chaque Saint Patrick. Ton esprit vagabonde entre Cúchulainn et les vaches de Cooley. Tu commences à te souvenir des notions de Gaélic que tu as… Le loup passe sous ton nez. Le tien.

Tu relève la tête. Ton expression pourrait faire croire une naïveté innocente, mais tu es surpris d’être tiré de tes pensées. Tour à tour, tu regardes le loup et Patrick. En tendant tes doigts pour reprendre ton bien, tes doigts effleurent les siens. Tes lèvres ne disent rien, mais tes yeux trahissent un « Tu es venu… »

- La prochaine fois, je te chanterais une berceuse en te caressant les cheveux, promis.

Tu lui souris, calmement, presque tendrement. « Joyeuse Saint Patrick, Edward. » Tu t’attardes sur l’écart qu’il a entre les dents, similaire à celui que tu avais lorsque tu étais enfant, à la différence que tu n’en as plus maintenant. Il a l’air d’un enfant, parfois.

- Je n’ai jamais aimé la Saint Patrick. Je ne lui ai jamais trouvé d’intérêt. C’est un fléau lorsqu’on est roux, j’ai passé les miennes à Arkham et la plupart des gamins pensaient que j’étais Irlandais.
Tu marques une pause en trempant tes lèvres dans la bière irlandaise, un frisson te parcourt le dos quand l’amertume te descend dans la gorge. Résolument, tu n’étais pas encore assez fou pour les aimer. Tu désignes ta chope de l’index.
- La preuve étant que je ne supporte pas leur bière.

Tu détournes la tête. Tu n’as pas envie de te dévoiler. Tu n’as pas envie qu’il sache qu’on te jetait des pièces et des trèfles tous les 17 mars. Tu n’as pas envie qu’il te prenne en pitié et encore moins qu’il te trouve fragile. C’est à toi, enfermé au plus profond de toi.
- J’avais envie que ça change… Lui donner un nouveau souffle, me donner envie de la fêter. Ou de la fêter pour quelqu’un.
Tu hausses les épaules, comme si la révélation n’avait rien d’important. Tu préfères noyer le poisson sur la carte de l’ignorance. Tu attrapes un trèfle égaré sur la table pour te pencher vers ton nemesis roux et lui glisser dans la boutonnière.
- Je permettrais que tu me voles mon code couleur uniquement les 17 mars… Pour le reste du temps, gare à toi...
Tu fais une moue joueuse, faisant passer la menace pour quelque chose de coloré. Tu étais le seul et l'unique. Personne n'avait le droit de prendre ta place... Et surtout pas lui. Il était là pour t'admirer et peut-être même plus que les autres.

Tu lèves une main vers la scène avant de claquer des doigts, sans même la regarder. Docilement, un des serveurs se charge d’amener un micro et une petite violoniste qui attend patiemment en passant un chiffon sur son instrument.
- Bonne fête, Patrick.

Tu te lèves, un sourire fripon aux lèvres. Avant même qu’il n’amorce un mouvement, tu poses ton doigt contre ses lèvre pour le faire reculer.
T-t-t-t… ta langue claque contre tes dents, ce n’est pas à toi de faire le spectacle.

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MessageSujet: Re: Happy Saint Patrick's Day, Meister (Mumu ♥︎)   Dim 22 Mar - 0:44


Happy Saint Patrick's Day


Il proposa de lui chanter une berceuse la prochaine fois. Cette simple remarque n’aurait valu qu’un rire chez une personne lambda mais Music Meister n’était pas n’importe qui. Il prenait cette proposition au pied de la lettre. Il suffisait au final de très peu pour le contenter mais est-ce que Nygma cherchait seulement ça ? Non, contenter ne suffisait pas, il voulait l’éblouir et ça, le rouquin avait du mal à le concevoir. C’était lui qui éblouissait le monde. C’était lui le chef d’orchestre. Les rôles s’inversaient et cela le perturbait assez. Cela ne lui déplaisait pas bien sûr d’être admiré ainsi -bien au contraire- mais il se posait des questions. Il n’avait pas vu le sphinx depuis cette histoire de métronome après tout. Après le bref baisé qu’ils avaient échangés. Il applaudit doucement des mains, comme un gosse près à ouvrir ses cadeaux de Noël.

- Je me souviendrais de cette phrase, fait attention !


Il écoute sa confidence, sans jamais perdre son sourire. Sa dentition avait été source d’ennuis plus jeune mais aujourd’hui, il s’en fichait bien. Il aurait très bien pu être borgne ou difforme, son talent était sa voix, pas son physique même s’il adorait porter différent costume. Il était une bête de scène après tout.

- Le fêter pour moi ? Quelle délicate intention, l’homme-mystère. Je vais devoir te préparer des énigmes pour te remercier. Beaucoup d’énigme. Il se mordit le pouce dans un air amusé. Par contre, tu n’as aucun gout en bière. Du moins, pas la manière. Il faut si prendre plus lentement. La savourer. En éprouver l’amertume pour mieux la sentir. Les notes de saveur que tu découvriras en arrière-gout te feront réfléchir. La bière et le vin ne sont pas si différents. Comme toi et moi en faites.

Croyait-il qu’il allait laisser l’information de côté ? Pas le moins du monde. Il ne la relevait pas de crainte de se dévoiler à nouveau, c’était tout. Il lui montrait encore une fois ses yeux mais il n’avait pas besoin de savoir son passé. Surtout que pour lui, ce jour était synonyme de fête, de paix et même d’amour. Ce jour-là, ses parents se permettaient des gestes d’amour envers lui. Il vit Nygma se pencher vers lui pour y accrocher un trèfle. Il le regarda faire, esquissa un geste vers lui, taquin. Qu’importe les regards. Tant mieux même.

- Oh, j’en tremble Edward.

Soudain, il claque des doigts. Un « bonne fête » résonne mais le mélomane avait déjà les yeux rivés sur la scène, scrutant le micro et chaque corde de l’instrument de ses iris bleus. Il était prêt à suivre le mouvement de Nygma, impatient comme un gosse. Il fut arrêté avant même qu’il ne se soulève, le frustrant. Un gémissement raisonna un instant, indiquant au sphinx que son camarade de jeu était déçu. Pas pour longtemps du moins. Il regarda son doigt, qu’il embrassa du bout des lèvres comme une supplique.

- Je te vole ta couleur et tu me voles mon rôle ? Si ce n’est que ça, je peux me déshabiller tu sais. N’en venons pas à ses extrémités. Il prit un ton dramatique. Tu es cruel.

Évidemment, il exagérait. Il était trop curieux pour l’arrêter en si bon chemin. Il prend doucement sa bière, avalant une gorgée qu’il savoura avant de reprendre la parole.

- Soit, montre-moi. Je suis toute ouïe. Monte-toi que ce jour est mon jour.







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MessageSujet: Re: Happy Saint Patrick's Day, Meister (Mumu ♥︎)   Mar 24 Mar - 0:46

«  Chante Wolfgang. »
mars, saint patrick, année une
Edward sourit, aguiché par l’envie de tentante de répondre à ses énigmes. Plus qu’une envie d’y répondre, parce qu’il savait qu’il aurait une réponse à chacune de ses questions, c’était un désir de briller qui le motivait. Quoi de plus plaisant que de sentir l’émerveillement et la fascination dans les coeurs, provoquer par un jeu d’esprit, de susciter un besoin brûlant d’être nécessaire.

Il l’écoute patiemment lui parler de la bière. Un énigmatique sourire lui trônait sur les lèvres, mais il continuait de le regarder, joueur, amusé par la symphonie de ses phrases. « Tu es doux Patrick. Tu parles de musique comme tu parles d’amour… » Il ronronna dans sa gorge en le provoquant un peu plus. « Tu entends chanter la bière, mais pour moi, ce sont tes mots qui dansent dans ma tête. On se répondrait presque trop bien, tu ne trouves pas ?  »

« Un peu comme… oh. Un combat où on ne blesse, une chasse où on se tient déjà et où la passion est une danse, mais laquelle. »
La réponse, il ne la connaissait que trop bien. Ils en avaient échangé des pas sensuels et frémissant. Ils s’étaient brûlé l’un contre l’autre, au point d’en mordre leurs fiertés respectives. A tout de rôle, ils s’étaient dominés puis radoucit, s’étaient laissés dompter.

Les lèvres du musicien embrassent les doigts du poseur d’énigme. Il semblait perdu, mais pas surprit. Juste rendu à une confrontation qu’ils avaient déjà eue. Ses lèvres s’entrouvrent, innocente, mise à nu. Face à face avec le souvenir, il s’absente un instant dans ses souvenirs, n’ayant pas le temps de dissimuler son trouble. Il plisse les yeux, ressent le baiser comme s’il était encore vif. Pourquoi ? La question lui brûle les lèvres. Il n’avait lui-même pas trouver la réponse et fermait son esprit sur la réponse. Le sphinx fuyait la réponse pour une raison qui lui échappait.

- Si ce n’est que ça, je peux me déshabiller tu sais. N’en venons pas à ses extrémités.
Edward glissa un sourire osé à la conversation.
- Oui, attends d’éprouver l’amertume pour mieux la sentir… répéta à mi-voix le poseur d’énigme.
- Tu es cruel.
- Oh… gémit-il, faussement blessé avant de s’éloigner de lui.

Edward quitta la table, monta sur la scène en se dandinant comme un paon. Il n’avait jamais réellement eu le gout du spectacle. Il aimait parader, se montrer, il aimait qu’on le regarde, mais il n’avait jamais expérimenté véritablement la scène. Il se faisait remarquer autrement qu’en jouant les divas. Pourtant, il volait ce soir le rôle de Patrick. Il aimait voler, emprunter, se réapproprier tout ce qui était aux autres, comme il cherchait à surpasser le monde, mais ce soir, il ne le faisait pas par désir particulier d’être le meilleur.

Il voulait que Patrick le remarque, c’était certain, n’ait d’yeux que pour lui et peut-être plus, mais il ne cherchait pas à l’écraser. C’était un don, généreux et entier. Il serait le meilleur, mais pour son nemesis. Comme on veut être le plus beau pour la personne qu’on aime, être le meilleur pour faire honneur à l’autre.

Le Sphinx prit soin d’être à l’aise, roulant des épaules et des hanches comme un chat prêt à jouer. Excité à l’idée d’être le seul qu’il verrait, il éclaircit doucement sa voix. Il jouait beaucoup d’elle, la faisait ronronner, roucouler, miroiter, mais il chantait rarement, encore moins pour les autres. Patrick était un des seuls à avoir eu le privilège de l’entendre chanter… Chanter pour lui.
Il déposa ses doigts fins sur le micro, l’autre contre le pied, à l’aise comme si ç’avait été sa canne. La jeune fille commence un morceau de violon, sur laquelle il posa sa voix et les poèmes de Verlaine.

« Tes yeux, tes cheveux indécis,
L'arc mal précis de tes sourcils,
La fleur pâlotte de ta bouche,
Ton corps vague et pourtant dodu,
Te donnent un air peu farouche
À qui tout mon hommage est dû.

Mon hommage, ah, parbleu ! tu l'as.
Tous les soirs, quels joie et soulas,
Ô ma très sortable châtaine,
Quand vers mon lit tu viens, les mains
Roides, et quelque peu hautaine,
Sûre de mes humbles desseins.
 »

Edward ondulait, lancinant comme un air de violon, désirable comme une sonate, frémissant d’être le seul à chanter ce soir, fier de lui arracher sa seule fierté. Elle lui revenait, oui ! Entre ses mains et dans sa gorge, il était le seul mélomane, mais il l’était pour lui. Il prend une voix plus suave, plongeant dans les yeux clairs du musicien.

« Tes mains roides sous ma chemise,
Fière de la fête promise
À tes sens partout et longtemps.
Heureux de savoir ma lèvre,
Ma main, mon tout, impénitents
De ces péchés qu'un fol s'en sèvre !

Sûre de baisers savoureux
Dans le coin des yeux, dans le creux
Des bras et sur le bout des gammes,
Sûre de l'agenouillement
Vers ce buisson ardent des femmes
Follement, fanatiquement !

Et hautaine puisque tu sais
Que ma chair adore à l'excès
Ta chair et que tel est ce culte
Qu'après chaque mort, — quelle mort ! —
Elle renaît, dans quel tumulte !
Pour mourir encore et plus fort.
 »

Il décrocha le micro de son pied pour faire un pas vers Patrick. Le bout de ses doigts fins s’enroulant autour du fil. Ses pas le rapprochaient du bord de la scène où il dirigea sa main vers le roux. Le sphinx laissa sa voix n’être plus qu’un appel chaud et langoureux, chantant sur une note

« Oui, ma vague, sois orgueilleuse
Car radieuse ou sourcilleuse,
Je suis ton vaincu, tu m'as tien :
Tu me roules comme la vague
Dans un délice bien païen,
Et tu n'es pas déjà si vague ?
 »

Edward se baissa légèrement, sans courber le dos. Il tendit le micro, à Patrick.
- Chante Patrick. Chante pour célébrer ton nom…
Le poseur d’énigme se redressa et lui retira subitement le micro du nez avant d’esquisser un sourire fourbe.
- Mais ne chante uniquement que pour me répondre, Wolfgang…

Répondre au poème de Verlaine. A l’indécence ingénue de sa tirade…

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MessageSujet: Re: Happy Saint Patrick's Day, Meister (Mumu ♥︎)   Ven 27 Mar - 0:07


Happy Saint Patrick's Day


La salle était pratiquement vide. Juste pour eux. Juste pour lui. Patrick s’installait confortablement sur sa chaise, portant la bière à ses lèvres sans jamais quitter Edward du regard. Il le jugeait. Après tout, jamais le chant et la danse n’avaient été son domaine. C’était le sien. Il lui volait les symphonies et les refrains pour mieux le célébrer mais le mélomane n’était pas certain de totalement approuver. Il le laissait faire. La curiosité était plus forte que sa frustration. Pour le moment. Il voulait l’entendre, il voulait le voir. Il ne pouvait s’empêcher de se demander comment il avait choisi la violoniste. Comment il avait trouvé son adresse. Pourquoi ce jeu entre eux depuis des mois et des mois. Est-ce que tout cela nécessitait une réponse ? Oui et non. De toute façon, c’était le sphinx qui posait les devinettes et qui chantait aujourd’hui. Le musicien mordit doucement son pouce quand la mélodie s’éleva, retenant un mouvement qui aurait pu le conduire sur scène. Il n’était pas du genre à rester immobile, même lorsque c’était lui qui menait la danse. Il était actif, il était vivant, il était dansant. Nygma le comblait autant qu’il le privait. Ses pieds tapaient le sol en rythme. Il ne se permettait que cela. Il ne reconnut pas le Verlaine. Les classiques de Patrick passaient par les Mozart, les Purcel, Bach, Wagner et les Debussy. Bien sûr, il connaissait bien d’autres univers mais les grands poètes lui faisaient défaut, pas entièrement bien sûr, il n'était pas stupide, mais assez pour ignorer l’origine de ce texte-ci. Même s’il reconnut qu’il s’agissait d’un poème et non d’une chanson. L’homme-mystère en avait le ton. Il crut même une seconde que Nygma en était l’auteur mais le doute lui passa vite.

Il réfléchit à son tour, intensément alors que le micro se présentait à lui. Il leva les yeux, surpris de l’intention. Il hésita alors que la musique continuait de jouer. Il se mordit la lèvre, curieusement nerveux. Il était difficile de choisir le texte qui convenait le mieux par rapport à tout ce qu’il connaissait. Il finit par lui sourire. Il se souvenait avoir fait quelque recherche sur les sphinx peu après sa rencontre et bien évidemment, il était dans le domaine de la chanson, des poètes. Celui-là, il le connaissait. Oui, Nygma était sien. Il n’était pas sous son contrôle ni sous une hypnose ou de quelque autre façon. Il était à lui parce qu’il le voulait. C’était la nuance. Il but une nouvelle gorgée de sa bière. Sa gorge se réchauffa doucement à son contact, sa voix prenant ainsi des timbres plus graves.

- Au flanc du Cithéron, sous la ronce enfoui,
Le roc s'ouvre, repaire où resplendit au centre
Par l'éclat des yeux d'or, de la gorge et du ventre,
La vierge aux ailes d'aigle et dont nul n'a joui.


Il sourit, caressant son menton du bout des doigts, comme pour mieux réfléchir. Cette partie du poème était d'une sensualité que l'on ne pouvait ignorer et le mélomane en jouait affreusement.

- Et l'Homme s'arrêta sur le seuil, ébloui.
- Quelle est l'ombre qui rend plus sombre encor mon antre ?
- L'Amour. - Es-tu le Dieu ? Je suis le Héros. - Entre ;


José-Maria de Heredia savait manier l’art des rimes et des mythes. Cependant, les vers avaient un charme sensuel puisque c’était la rencontre entre l’homme et la créature monstrueuse et féminine. Le sphinx était en réalité rien de plus qu’une créature mythique, lionne, ailée et femme. L’homme mystère lui avait pris son nom pour toute la symbolique qu’elle représentait mais il était amusant de savoir cela.

- Mais tu cherches la mort. L'oses-tu braver ? - Oui.

Il se leva doucement, quittant la table pour s’asseoir devant la scène. Ses actes étaient sages mais ses paroles l’étaient de moins en moins alors que la chanson était de plus en plus intense. Il savait qu’il entrait dans son esprit. Bien involontairement. C’était pour cela qu’il avait eu tant de difficulté à trouver un travail dans le civil. Qu’importe ce qu’il improvisait, ses cordes vocales pénétraient toutes les têtes. Nygma avait voulu jouer le jeu, il allait devoir assumer. Lui offrait-il en plus de tout cela son esprit et son corps ? Il ne donna aucun ordre cependant, suivant simplement la poésie. Il redressa une jambe qu’il ramena contre lui et il se balança doucement sur le violon.

- Bellérophon dompta la Chimère farouche.

Il leva une main, plus joueur.

- N'approche pas. - Ma lèvre a fait frémir ta bouche...


Il le regarda doucement. Il cherchait la moindre réaction chez son mystérieux partenaire.

- Viens donc ! Entre mes bras tes os vont se briser ;
Mes ongles dans ta chair... Qu'importe le supplice,
Si j'ai conquis la gloire et ravi le baiser ?

Il leva doucement son poitrail, comme une invitation. Il jouait de provocation et s’amusait comme un fou. C’était Nygma qui avait joué, il n’avait fait que lui obeir. Il connaissait les risques depuis le premier jour, même lors du tango il lui avait montré jusqu’où il pouvait aller et avec quelle facilité. Le sphinx se perdait chez le bel Orphée.

- Tu triomphes en vain, car tu meurs. - Ô délice !...

Le « Ô délice » avait été dit de manière tout à fait oral, tentative du mélomane de briser le charme qu’il avait lancé involontairement sur l’assistance et surtout le rouquin. Son sourire se réduisit un peu, comme s’il attendait son approbation.




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MessageSujet: Re: Happy Saint Patrick's Day, Meister (Mumu ♥︎)   Ven 3 Avr - 2:29

«  Elle marque sa flamme, et se laisse engloutir dans l'abîme profond dont elle allait sortir. »
mars, saint patrick, année une
- La vierge aux ailes d'aigle et dont nul n'a joui.

Tu bats des cils comme un adolescente qu'on essaye de charmer avec de belles paroles. Tu te mets à jouer les êtres fragiles, roulant d'une épaule timide pour cacher le bas de ton visage. Tu ne sais pas réellement ce qui t'anime à le faire, tu agis, simplement, comme si on voulait te capturer. Tu joues les beaux, pour mieux dévorer tes proies. Tu t'approches du bord, sans laisser d'ouverture dans ton jeu de séduction.

« Et l'Homme s'arrêta sur le seuil, ébloui. » Tu lâches un rire presque touchée. Levant le nez en l'air, niant les compliments et réponds en même temps que lui «  Quelle est l'ombre qui rend plus sombre encor mon antre ? » L'amour te répond t-il. Tu le dévisages, curieux. Ton attitude change, doucement… Etais-il le dieu ?

- Bellérophon dompta la Chimère farouche.

Que se passe t-il Edward ? Pourquoi ce regard inquiet ? Pourquoi tu sens ton corps se figer un si court instant. Il est court, mais te paraît infiniment long… Long parce que tu sens que son contrôle t'échappe, délicieusement, mais tu en as horreur. Tu sais que tu ne peux rien faire, qu'à vouloir trop jouer, tu lui a laissé la main. C'était le jeu… mais tu n'as jamais su perdre avec fierté, Edward. Un froncement de sourcil contrarié se pose sur son visage. Tu tentes d'avoir l'air digne, hautain, mais te voilà bien fragile. Ta mâchoire crispée te rend vulnérable. Toi qui ne perds jamais la main…

Le mélomane tend une main vers toi, une main que tu tentes d'approcher, de tendre le lien infime qui vous relie, mais tu te bloques, tes épaules te retiennent en arrière. « - N'approche pas. - Ma lèvre a fait frémir ta bouche… » Des chaines douces et délicates, chaude, mais invisible, retiennent ton corps et les moindre de tes mouvements. Ils s'insinuent en toi, autant que sa voix. Elle te pénètre, te transperce, te soumet.
Tu pinces les lèvres qu'il a déjà embrasser, le défiant d'un regard en coin trop chalouper pour être audacieux. Tu voudrais lui tenir tête, changer les règles, mais tu n'as plus les cartes. Tu lui a toi même confier. Et maintenant, tu es le pion.

« Viens donc ! Entre mes bras tes os vont se briser » D'une démarche féline, tu descends de la scène, glisse contre elle. Ton dos longe langoureusement l'estrade. Ton regard se veut brulant, mais pourtant, tu ne le choisis pas. Ton expression change tout à coup, rageuse, tu essayes en vain de reculer, t'écarter de l'appel mélodieux du roux… « Mes ongles dans ta chair... Qu'importe le supplice, si j'ai conquis la gloire et ravi le baiser ? » Un gémissement de plaisir t'échappe, tu ressens la pression charnelle d'une main puissante contre ton épaule, mais personne te touche. Fébrile, lèvres entrouvertes, tu te glisses vers lui, à lui. Tes mains caressent ses épaules. Debout face à lui, ta respiration est courte. La rancoeur te dévore, tu enrages d'être à sa merci. « Arrête ça... » Tes lèvres survolent les siennes, tu louches sur la commissure joueuse de ton nemesis. Tes dents se serrent, tu montres les dents, prêt à le mordre. « Je saurais te... » Tu défailles presque contre lui, ferme un instant les yeux. Ta voix te transperce de nouveau, vivant en toi. « ...te faire taire... »

Tu le maudis et ton corps n'obéit plus. Tu as seulement conscience de ce qui t'arrive… et tu aurais préféré n'en être pas témoin. Tu ne veux pas te voir ainsi, ni à sa merci, ni à ses pieds… Dévoué de corps à cette homme qui te manipule. Il n'en a pas le droit. Personne n'en a le droit ! « Tu triomphes en vrain » Ton visage glisse contre lui, tes lèvres dévales sa chemise, mais tu esquisses un sourire en levant le nez vers lui, articulant en même temps que lui « Car tu meurs... » Tu sens lentement l'emprise se détacher de toi, tenu par une maigre force. Cette enveloppe qu'il t'avait imposé t'apparait subitement comme un vide, un manque terrible à ne pas laisser fuir ! Plaintif, tu grimaces, saisissant son col à deux mains et relevant contre lui. Vous être trop proche pour que le geste ait l'air anodin, mais après tout, il t'avait conduit à le faire. Alors, perdrait-il la face contre toi ?

Toi, tu aimes contrôler les gens, user de tes charmes sur les autres. Les faire craquer, les mettre à tes pieds. Tu glisses ton genou contre sa cuisse, repousse son dos contre le dossier de la chaise en tenant les revers de sa veste. Tu montes au dessus de lui, l'oblige à être dominé par ton poids et ta présence. Violemment, tu enserres tes doigts fins dans la crinière rousse de Patrick, le force à courber la nuque en arrière. C'est la que tu te penches contre ses lèvres, lui dédiant avec une voix langoureuse les vers d'Orphée

« Quand l'amoureux Orphée, appréhendant toujours
Qu'Eurydice égarée en ces obscurs détours
Ne trompe en se perdant un amour si fidèle,
Impatient de voir, tourne les yeux vers elle
; »

Tu t'arraches à lui, avant reprendre son cou entre tes mains, retenant son menton fermement en arrière, repoussé par ton index. Tu poses sa tempe contre la sienne, soupirant les derniers vers sur son oreille.

« Soudain pour avancer faisant de vains efforts,
Elle redevient Ombre, et demeure sans corps.
Il tend les mains, la cherche, et telle est sa disgrâce
Que croyant l'embrasser c'est de l'air qu'il embrasse
. »

Tes lèvres effleurent la commissure des siennes avant de le lâcher. Lui tourner le dos, n'être plus rien pour lui. Qu'il ne soit plus rien pour toi. Tu voulais lui faire mal, qu'il revienne te chercher, t'implore.

« Par un dernier adieu, dit du ton le plus tendre,
Mais prononcé si bas qu'il a peine à l'entendre,
Elle marque sa flamme, et se laisse engloutir
Dans l'abîme profond dont elle allait sortir
. »

Tes mots se taisent, se murmurent à peine. Tu lui réponds d'un air détaché, distant, sans plus lui adresser un regard.

« Le sphinx ne perdra pas, Wolfgang… Tu ne voudrais pas que je meurs. »


(j'ai pas tout relu, j'en peux plus, j'ai mal aux yeux XD Mais j'espère que c'est sexy tout ça, que ça te laisse des idées 8D)

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MessageSujet: Re: Happy Saint Patrick's Day, Meister (Mumu ♥︎)   Ven 10 Avr - 1:19


Happy Saint Patrick's Day


Il avait ignoré ses suppliques. Il lui avait demandé de chanter, il n’avait pas le droit de reculer maintenant. Il n’avait même pas tenté de lui voler un baiser alors que ses mains le touchaient et que ses lèvres tremblaient. Il chantait seulement, attentif à chacun de ses mouvements, de ses tics. Il lui appartenait. Qu’il était jouissif pour lui d’enfin le posséder. Ô Sphinx, tu étais tombé dans les griffes d’un bien étrange fauve. Ce dernier le dévorait du regard. Il s’obligeait à l’immobilité. Il le touchait d’une bien autre manière et un sourire fleurit sur ses lèvres en voyant combien il était respectif. Cependant, Edward avait une personnalité forte. Il luttait contre lui, sans y parvenir. La chanson toucha à sa fin et Patrick attendit sa réaction alors qu’il lui rendait l’usage de ses membres. L’homme-mystère l’attrapa alors par le col d’une poigne ferme et dans un réflexe, le roux attrapa ses poignets pour le bloquer.

- Le jeu ne te plait plus, mon sphinx ? Provoqua Wolfgang.

Un genou vient le faire taire. Il ouvrit doucement la bouche, muet. Ses mains perdirent en force. Il sentit son dos se cogner contre le dossier de la chaise et se laissait dominer. Une main vient de glisser dans ses cheveux. Il offre sa gorge à cette poigne, ses  mains retombent le long de son corps. Il tremblait, fébrile tout à coup. Ses lèvres s’approchent de sa bouche mais il ne peut les saisir, contraint d’écouter de nouveaux vers dont il était l’Orphée. Il aimait l’idée. Ce héros doté du don de la musique, pouvant charmer toutes les créatures, Hommes comme animales. Il s’éloigne soudain et le mélomane esquisse un geste vers lui. C’était le sphinx qui décidait de la suite à présent. Il revient vers lui, se saisissant de son cou. Il sentait ses doigts contre sa gorge et il s’imagina un instant qu’il capturait aussi ses cordes vocales. Ce qui expliquerait son manque de dialogue alors qu’il était au-dessus de lui, le manipulant comme un jouet. Comme un pantin ? Il décida de se défendre mais il ne put prononcer que son nom, comme une supplique : « Ed..ward »,  il lui glisse à l’oreille les derniers mot, d’une manière si sensuelle qu’il aurait voulu le faire parler encore. Il effleure sa bouche. Le roux tente de capturer ses lèvres, se tendant contre lui. Il aurait voulu le soumettre de nouveau, lui montrer combien son jeu était vain. C’était lui le véritable maître dans ce bar. Il se détache de lui et Patrick se redresse brutalement en réponse, comme relier par un câble invisible. Il prononça ses derniers vers, dans un ton qui sonnait l’adieu. Notre homme quitta son siège pour s’approche de son dos, incapable de résister à l’appel silencieux. Il était maître des sons, il sentait son « viens » dans ce mur qu’il formait entre eux. Sa mort ? Il n’y avait pas pensée. Dans ce monde où le crime était roi, il croyait –grand naïf, qu’ils ne risqueraient rien. Pourtant, le GCPD était bel et bien là, prêt à les capturer au moindre faux pas. Ils étaient à pars de la société. Music Meister ne se voilait pas la face. Il appréciait même cela. C’était sans doute grâce à ça qu’ils étaient les plus à même de voir que quelque chose n’allait pas dans tout cela. Il glissa ses mains sur son épaule, lui offrant la pression qu’il avait imaginée plus tôt.

- Te crois-tu unique ? Cela sonnait comme un reproche. Tu as raison, mon soprano. Chaque voix l’est. La mort, c’est le silence. Tu sais combien je déteste cela. Il glissa ses mains sur son cou, glissant jusqu’à ses oreilles sans l’enfermer. Tu préfères que je te réponde en chantant encore ou ça te suffira ? Et… attends.

Il écarquilla les yeux brusquement. Il entendait toujours tout. Cependant, il n’avait pas remarqué sur le coup que le sphinx avait utilisé le nom qu’il s’était donné. Il ne se souvenait pas d’un moment où Edward avait utilisé autre chose que son vrai nom « Patrick » qu’il haïssait tellement mais dont il s’était fait à l’idée dans sa bouche, ou Music Meister.

- Comment tu m’as appelé ?

Un merveilleux sourire flotta sur son visage mais de dos, il ne pouvait le voir, seulement le deviner. Il avait l’impression d’être compris tout à coup. Il eut soudainement envie de tout lui dire, de tout lui confier. Il posa son front contre sa nuque un instant, essayant de contrôler le rire enfouie dans sa gorge. Il s’éloigna un peu, le lâchant enfin. A lui de venir le chercher.

- Ça, c’est un beau cadeau pour ma fête.

Tellement sentimental.
Oui, c'était sa fête et la journée était loin d'être terminé.




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MessageSujet: Re: Happy Saint Patrick's Day, Meister (Mumu ♥︎)   Mar 14 Avr - 0:25

« Wolfgang, Wolfgang, Wolfgang... »
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« Te crois-tu unique ? » Assurément, aurait-il répondu, sans réfléchir, mais il se contenta de garder l'oreille tournée vers lui, prêt à l'écouter. « Tu as raison, mon soprano. » Le prince des puzzle esquissa un sourire satisfait, au bord du malsain. Qu'il le flatte encore, oui, que Patrick gonfle l'égo du Sphinx, il n'en sera que plus beau.

« Tu préfères que je te réponde en chantant ou ça te suffira ? Et… attends. » Edward haussa un sourcil, basculant la tête devant lui, coupant le maigre contact visuel qui les liait encore, mais il savait que Patrick en avait cure, sa voix lui importait plus, les mots surpassaient le physique.

L'imposante silhouette du roux flotta au dessus des épaules d'Edward et, comme un enfant, intimement, il reposa son front contre la nuque du sphinx. Lové près de lui, aussi court soit l'instant, Edward eut le sentiment de l'avoir conquis, mais nul n'est à l'abris lorsqu'Edward sent qu'il a une prise. Il ne lâche rien, la saisit sans jamais la lâcher. Edward n'est pas de ceux qui abandonne, ni ne se laisse écraser.

Il n'avait pas encore ouvert les lèvres. Depuis le poème, Edward restait silencieux, attendant que Wolfgang revienne le chercher. Ce qui fut chose faites.
Il daigna enfin se retourner, face à lui et, d'une démarche lancinante, se glissa prêt de lui. Ce n'était pas sans rappeler leur premier tango. Il passa ses mains sur ses épaules, y fit glisser ses avants-bras sans l'enlacer. Il n'emêla que ses doigts, loin de la nuque du mélomane, se fendant d'un sourire joueur. « Wolfgang... » se contenta t-il de répondre à sa dernière question. « Wolfgang, Wolfgang, Wolfgang... » murmura t-il à nouveau, alors que son corps se rapprochait du sien, leur torse se collant.

Puis, coupant nettement avec cette sensualité naissante, le Sphinx l'attrapa par le col, le maintenant contre lui. Comme une menace, il serra les dents, souffla entre ses lèvres un soupir enivré, brulant les lèvres du mélomane contre les siennes. Cela ne ressemblait en rien à un baiser, il ne lui avait rien offert. « Chanter ne te suffira pas, cette fois... » Ou alors, il n'en aurait tout simplement pas besoin, pourtant, l'idée l'attirait. Edward ne supportait pas la soumission, perdre la maîtrise de lui… et c'est cette peur qui l'attirait cette fois.

Il le repoussa brusquement au sol, mais le suivit dans la chute. Si le dos du mélomane retomba brusquement contre le parquet, Edward se laissa entrainer avec lui, s'effondrant contre son nemesis. Ses lèvres entrechoquèrent celle du chanteur, si rapidement que ç'aurait pu passer pour un accident, mais pourtant, le prince y resta, les mains toujours accroché à son col. « Chante, Wolfgang… Chante pour moi. » Il enfouie son visage dans le creux de son cou, déboutonna le haut de sa chemise. «Montre moi que je suis unique. Montre moi que je suis à toi. » Il se reposa un peu plus contre lui, croisa un avant-bras contre le torse du roux. « Ne me force pas à provoquer ta voix… » railla t-il.
Des arrières pensées ? Pensez vous.

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MessageSujet: Re: Happy Saint Patrick's Day, Meister (Mumu ♥︎)   Sam 2 Mai - 0:50


Happy Saint Patrick's Day


Ce jour était son jour. Pourtant, le musicien s’offrait plus que le sphinx ne se donnait. Il était si facile de s’attirer les faveurs de Wolfgang. Il était si « sentimental », comme tout artiste dirions-nous. Edward semblait pouvoir lire en lui. Est-ce cela qui l’obligeait à systématiquement porter ses épaisses lunettes ? Comme un mur entre lui et ses secrets, ses pensées qu’il pourrait lui voler. Aujourd’hui, elles attendaient sagement dans sa poche. Il avait suffi d’un mot, d’un nom, pour qu’il rende les armes. Est-ce qu’il abandonnait cette lutte qu’ils avaient créée dès le premier jour ? Cette confrontation entre deux êtres où chacun tente de dominer l’autre. Être le plus fort, le plus respecté et le plus craint n’étaient que la cause évidente de leur chagrin passé. Si auparavant, ils étaient faibles cela en était autrement aujourd’hui. Ils étaient dangereux. Aujourd’hui, ils étaient les maîtres dans leur domaine : les énigmes et la musique.

Il écarta ses bras pour accueillir l’autre roux. Curieusement, ce geste eut pour effet de faire fuir toutes les personnes du bar. Nygma avait dû payer grassement pour que ce bar ne soit plus qu’à eux, les amateurs de boisson irlandaise étaient interdis de séjour pour cette fête de la bière. Le pouvoir du dollar était décidément le plus puissant de tous.

- Dis-le encore, dis mon nom, ordonna l’Orphée au sphinx.

Il ne se lassait pas de l’entendre. Wolfgang était ainsi. Lorsqu’une voix lui plaisait, il pouvait l’entendre encore et encore, la posséder. Ce jeu du chat et de la souris avait assez duré pour lui, il s’était même autorisé d’utiliser son don contre lui. Ou peut-être pour lui. Il sent sa prise sur son col. Il vient saisir ses mains en réponse. Le repousser ? Quelle idée. Il ne lui laissait pas la possibilité de lui échapper. Il n’y avait personne pour stopper leur danse en ce jour. Cependant, est-ce qu’en reniant le nom de Patrick, ce jour restait son jour ?

- Chanter me suffit toujours. C’est ma réponse à toutes les énigmes, Edward.

Il se sentit tomber et ses mains enserrèrent plus ardemment celles d’Edward. Un grondement de douleur s’échappa de ses lèvres, vite interrompu par le contact que lui imposa son double. Sa main vient retrouver le chemin de sa nuque alors qu’un baiser se prolongeait. Sa main glisse doucement sur sa chaire jusqu’à saisir doucement sa gorge tandis que le prince des puzzles, capricieux, ordonnait. Il serra doucement sa gorge, avec tendresse comme s’il découvrait chacune de ses veines. Il était ravi de sentir sa peau trembler sous ses doigts tandis qu’il parlait. C’était comme ressentir le ronronnement d’un chat, le sphinx était un félin ailés dans les mythes après tout. Il le laisse faire tout ce qu’il désire tandis qu’il dévore sa bouche du regard. Il sourit doucement tandis qu’il s’approche lentement, prédateur.

- Tu n’as pas compris je crois.


Il vient l’embrasser, épouser ses lèvres et sa langue avant de mordre avec sévérité cette dernière. Il laisse sa main rejoindre son torse puis son ventre avant que sa bouche ne vienne chuchoter à son oreille les mots qu’il faut pour le faire trembler.

- C’est moi qui vais te faire chanter.


La poigne contre la gorge de sa victime se fit plus dure. Il était le seul maître désormais. Il allait lui montrer qui était le chef d’orchestre. Après tout, il le lui demandait. Il ne faisait que répondre à ses attentes. Au-dessus de lui, il jouait avec lui comme il jouerait d’un nouvel instrument, laissant ses doigts se promener tout le long de sa peau tout en le déshabillant avec minutie. Ses mains tremblaient pourtant, il se forçait à la lenteur. N’était-ce pas lui qui lui avait appris la patience ? Il découvrit son buste, son ventre avant de s’attarder au bouton de son pantalon. Il lui jette un regard complice. Ses lèvres s'adonnent alors à lui faire perdre la raison, à lui montrer qu’il était l’unique personne à recevoir ses faveurs. Il veut lui faire balbutier les rimes les plus indélicates, des murmures plein de luxure, le doux chant de l’extase. Ils dansent. Ils dansent tous deux à même le sol, au centre de ce bar mais que leur importait le lieu puisqu’ils étaient tous les deux.

C’était si niais, si cliché et pourtant, ils étaient comme deux pièces d’un même puzzle. Ils étaient si similaires, différents mais complémentaires. Aucun bémol entre eux, si ce n’est leur imprévisibilité et leur soif de supériorité. A cet instant pourtant, le musicien n’avait soif que de lui et il lui prouvait en valsant contre lui jusqu’à la dernière note, jusqu’aux derniers cris de leur symphonie. Le musicien se lova contre lui, petit oiseau chanteur.





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