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 gonna be my metronome, meister ? (music meister)

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« Edward Nygma »
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MessageSujet: gonna be my metronome, meister ? (music meister)   Mer 25 Fév - 23:47

« Le jeu était le jeu… Un jeu d’attraction et de répulsion.  »
février, année une
Edward Nygma avait un amour inconditionné pour le rythme. Pour la perfection formelle du temps. Pour le respect exact de chaque note, à sa juste place. Attendu et ponctuel. Un algorithme attractivement idéal.
Et quoi de plus attractivement idéal qu’un métronome ? Schéma sans accroc de la perfection du rythme.

Et où trouve t-on un métronome à Gotham ?

L’Opéra de Gotham avait récemment fait l’acquisition du Métronome de Maezel.
Un Métronome vieux trois siècles, exposé farouchement, loin de la vue des badauds. Pourquoi le garder si farouchement en sureté et de ne pas profiter de son savoir faire ancestral ? Quel gâchis… Quelle perte de temps !
Mr. Nygma avait d’autres projet pour cet instrument de valeur. Des projets bien plus grands et plus audacieux que le laisser croupir dans un cercueil de verre bon épater les bourgeoises dont la musicalité avait fait défaut. Oh oui… Il le voulait. Pour son plaisir personnel, pour le simple de fait de savoir qu’il serait à lui. Et le charme de voler un objet si précieux sous le nez de tous.

Edward voulait ce bijou pour lui. Orchestrer sa vie sur le va et vient sensuel de son rythme incassable. Un frisson parcourut l’échine du maître des énigmes,
La nuit tombait sur Gotham. Les invités, triés sur le volet, de cette grande ouverture se pressaient dans l’opéra. Edward les regardait entrer, las et dépité. Ils s’égosillaient, portaient de grandes emphases à l’égard d’un métronome dont il n’estimait pas réellement la valeur. Il méritait mieux que ça…

Canne au poignet, il entra à son tour, l’invitation glissé dans la poche intérieur de sa veste. Pour une fois, il avait opté pour un costume d’un vert plus sombre qu’à l’ordinaire et le loup sommeillait dans sa poche. Chaque chose en son temps et chaque chose à sa place…
Une partie de sa couleur de cheveux flamboyante était dissimulé par son indissociable chapeau melon. Il offrit un sourire charmant à l’hôtesse d’accueil et rejoignit l’afflux montant dans l’Opéra…

Il ne serait pas le seul roux de la soirée. Il le savait. C’était évident. Il connaissait le Music Meister. Trop bien pour savoir qu’il ne raterait jamais une occasion de ravir un objet qui lui tenait à coeur, et rien que pour ça, il déroberait sous son nez le métronome. Cet alter-ego qui s’évertuait à lui tenir tête… Qui avait-il de mieux que le voir piqué dans son orgueil ? Lire la défaite dans ses yeux… Faire déchanter le Maître, rafler l’objet de ses fantasmes sous son nez et l’agiter comme on agiterait un hochet devant un bébé…

Bien qu’il n’aimât pas la promiscuité, Edward se faisait violence pour outrepasser son agoraphobie latent. Des sourires aimables, des regards chaloupés et il se faufilait à travers la foule… Toujours plus près de l’endroit convoité.

Il le voyait d’ici. Son regard s’illumina. Précieux comme peuvent l’être chaque pièce de collection. Nourris d’histoire et d’énigme nouvelle. Elle serait à lui et à lui seul… Un sourire énigmatique se glissa sur les lèvres du voleur. Il balada son regard dans la salle, se tenant avec une élégance qu’il avait travaillée, la main posée sur la canne… Quand il le reconnut. Il n’y avait que lui pour être aussi roux que lui. Si grand aussi. Imposant. S’il l’admettait, Edward aurait pu dire qu’il l’impressionnait…
Tour à tour, il observa son rival et le métronome… Le jeu en valait la chandelle. Le jeu était le jeu… Un jeu d’attraction et de répulsion. D’attente…

Il se mordit les lèvres et passa derrière le Maître, glissant ses lèvres derrière son oreille en susurrant d’une voix voluptueuse « Dès que l’on me nomme, je n’existe plus… » Il caresse son épaule du bout des doigts, sans pour autant quitter son oreille. « Qui suis-je…? »

Il se détache finalement de lui, daignant lui montrer son visage alors que ses pas l’éloignent déjà de lui. « Tu connais déjà la réponse, Patrick… Tu en as irrémédiablement peur. » Sa main fila, brisant le contact physique et, sur un clin d’oeil final, il lui tourna le dos…

Une invitation à le suivre. Une invitation à se battre…

_________________
Je m’émerveille de ce que j’ai trouvé, quelqu’un qui, par touches successives et à chaque fois réussies, sans défaillance, achève le tableau de mon fantasme ; je suis comme un joueur dont la chance ne se dément pas et lui fait mettre la main sur le petit morceau qui vient du premier coup compléter le puzzle de son désir.



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MessageSujet: Re: gonna be my metronome, meister ? (music meister)   Ven 27 Fév - 17:24


 

 

And so for me it's destiny
To be the maestro of villainy

Yes, I'm the Music Meister
And I'm here to settle the score
 

 Il fallait être fou pour apporter une telle pièce de collection à Gotham. Il ne voyait aucune autre possibilité. Gotham était la ville du vice. Mettre une merveille comme ce métronome entre ses griffes était un appel au crime. Ce bijou serait à lui. Personne d’autre n’en aurait l’utilité après tout, le regarder ? Ce n’était pas une peinture ! Non, il devait le posséder. Qui mieux que lui pouvait comprendre le charme d’un tempo  exact et défini pour une cohésion parfaite entre les instruments et les gens ? Il était le plus mélomane de tous les criminels, du crime il en était la symphonie. Il devait avoir ce genre d’outil pour guider chacune des parties de ses compositions. Compositions qui à leur tour, rythmeraient le monde. Ce soir encore, il allait faire danser ces citoyens et prendre ce qui lui revenait de droit. Il était le Music Meister après tout.

Ca venue à l’Opéra de Gotham ne devait très certainement pas être une surprise mais il entreprit de ne pas être trop voyant non plus. Il était inutile d’attirer la sécurité ou le GCPD. Ils étaient équipés désormais pour recevoir ses visites. Le concerto en crime majeur viendrait plus tard. Patientez, patientez. C’est ainsi que le musicien se retrouva au milieu de la foule, discutant comme n’importe quel individu de la haute, un verre de champagne à la main. Il portait un costume de teinte violine et une chemise sombre mettait en valeur sa chevelure enflammée. Ayant dû se séparer de son fidèle chapeau à contrecœur mais il n’avait pu s’empêcher de porter des boutons de manchette en forme de note de musique. Ça avait été plus fort que lui, sans oublier ses inséparables lunettes, qui reposaient tranquillement au fond de la poche de sa veste. La pièce grouillait de monde et chacun se précipitait pour admirer le mécanisme si horloger de l’instrument, bavardant et baffant comme s’ils en avaient vu des centaines comme cela. Le mélomane restait à distance, près d’une charmante lady mais dont la voix lui faisait défaut. Une voix rocheuse et malhabile. Il finit par prendre congés d’elle, avec une politesse qui frôlait l’insolence pour s’éloigner un peu. Il observait l’objet de ses désirs de loin, imaginant déjà l’utiliser pour « If only », sa dernière création. Il savait très exactement comment il devait procéder. Lorsque tout le monde irait écouter le dernier Tenor à la mode pour conclure cette soirée, il aurait juste à chantonner l’ordre du directeur d’ouvrir cette pauvre cage. Un jeu d’enfant pour lui et c’est peut-être cela le souci. C’était trop simple, pas assez ambitieux. Devait-il prendre la place de ce chanteur d’opérette en exigeant que l’on dépose le métronome à ses pieds comme une offrande ? Cette populace se tortillerait à ses pieds dans une danse endiablée, bourgeoises et ingénieurs du son, femmes de ménage et violoniste, tous. L’idée lui plaisait. Avait-il pensé un seul instant qu’un autre criminel le rejoindrait dans cette valse ? Pas la moindre mais la surprise lui plut.

Il le reconnut avant même de le voir, avant même qu’il ne termine sa phrase. Il reconnaitrait sa voix entre mille. Un ton parfaitement contrôlée, à la moindre syllabe. Toujours susurrante mais pas de manière reptilienne, mais plutôt comme du velours liquide. Un timbre caressant et amusé de tout. Son rire ? Un rire de violoncelle. Une sonorité unique chez un homme qui l’était tout autant. Chaque individu l’était mais lui particulièrement. Ce caractère était son empreinte, plus qu’un nom il était cette voix. Cette voix qu’il pouvait plier comme du papier, Music Meister ne se l’était pas encore permis. Il n’avait fait que montrer ses prouesses lors de leur première rencontre. Passé l’épreuve de l’ouïe, une main vient se poser sur son épaule. Des doigts fins caressaient son épaule et le rouquin ne bougeait pas d’un pouce, levant même son verre pour en boire une gorgée tandis qu’il l’écoutait très attentivement. Ce qui était bien avec des personnes comme Patrick, c’est qu’ils vous écoutaient toujours avec une infinie sincérité. Vous pourriez même être l’être le plus sot qu’il soit, il vous prêterait une oreille malgré tout. Cependant, Edward Nygma était loin d’être un sot et il le savait. Alors qu’il sentait le souffle chaud contre son oreille, un sourire s’installa sur le visage de Patrick, dévoilant ses dents du bonheur. La soirée devenait tout à coup encore plus intéressante malgré qu’il n’aimait pas l’idée que le prince des puzzles lui rappelle ses peurs et ses faiblesses. Avait-il lu son dossier durant son passage à Arkham ? Touchant.

- C'est pour ça que j'aime tes bavardages, Edward. Fit-il provocateur avant de se retourner, le voyant déjà qu’il s’éloignait de lui après un clin d’œil complice.

Il fit un pas en avant, prêt à le suivre. Hormis la taille, ils étaient si semblables. Tous deux obsédés par la réussite, haïssant l’échec et cherchant le respect de tous. Leurs domaines étaient différents mais tous deux étaient poussés par un excès de perfection qui les rendait indigne de la société. Qu’importe, ils avaient raison.

- Et si tu me la chantais ta prochaine énigme ?

Une tentation ? Une requête ? Une demande ? Ou un ordre. Il aurait pu le forcer à revenir auprès de lui avec un seul refrain, le forcer à se soumettre et à chantonner chacun de ses jeux de mot. Il l’appellerait Music Meister, le maître de musique et non pas Patrick, mais il ne le fit pas. Il était le meilleur des deux bien évidemment mais il n’était pas nécessaire de stopper la partie qui venait à peine de débuter. Il suivit la nuque rousse à travers la foule, marchant sur son ombre. Ils arrivèrent près de l’objet tant convoité. Le métronome reposait dans son bocal de verre, silencieux à en mourir. Les deux roux étaient l’un à côté de l’autre et déjà, Music Meister avait les yeux rivés dessus, ignorant son camarade un instant. Un instant qu’il n’apprécierait très certainement pas, mais qu’importe. Ses yeux bleus scrutaient la glace qui les séparait de cette merveille musicale, comme s’il cherchait la moindre faille. Il reposa finalement ses yeux clairs sur le sphinx, attentif.

- Je sais à quoi tu penses.

Savait-on réellement quelles étaient les pensées de l’homme-mystère ?

- C’est mon métronome, Edward. Il me serait très facile de te le persuader d’une façon tout à fait peu orthodoxe, mais tu sais quoi ? Il se pencha doucement vers lui, comme s’il lui confiait un secret : Tu aimerais ça. Alors, qu’est-ce tu peux faire contre moi ?

Son ton indiquait plutôt qu’il voulait qu’il aille contre ça, qu’il tente, qu’il essaie. Il n’y arriverait pas. Wolfgang pourrait voir alors sur sa figure la frustration de son échec.

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MessageSujet: Re: gonna be my metronome, meister ? (music meister)   Ven 27 Fév - 19:33

« Il y a tout un tas de choses que je sais faire… Contre toi  »
février, année une
Un des maîtres répondit à l’autre, mais Edward ne prit pas la peine de se retourner, se contentant de pouffer, amusé par la remarque. La masse imposante de son nemesis dans son sillage, le petit prince des énigmes n’en sourit que de plus belle, paradant en jetant à la dérobade des regards chaloupés à son adversaire.
- Et si tu me la chantais ta prochaine énigme ?
- Comme tu es pressé Patrick… Ce sont les préliminaires des préliminaires. Savoure la patience, apprends à l’apprécier… A la vouloir. Quand je sentirais que tu boues au point d’être prêt à me forcer… Je le ferais.
Edward lâcha un soupir éploré qui n’avait rien à voir avec la conversation lorsque le métronome se dessina sous ses yeux. Il était si proche, si palpable et pourtant coincé dans une si petite boite.
- Je déteste qu’on me force la main, reprit-il, comme s’il n’avait pas décroché de sa dernière phrase.

Des deux roux, le moins imposant fit jouer ses doigts sur sa canne pour réduire la tentation de glisser sa main vers le butin dans son cercueil de verre. Oh oui, il le sortirait… Et Patrick serait un excellent moyen pour lui de parvenir à ses fins.
Music Meister arracha le Sphinx à ses réflexions. Sur quoi, d’un geste insolent, il bascula sa tête vers lui, dans un battement langoureux de cil.
- Je sais à quoi tu penses.
- Voyez vous cela… ? Et par quel prodige ? railla le prince des énigmes.

Edward s’accorda un sourire.
- Ainsi donc, tu as les yeux bleus…
Se détachant avec une étrange facilité du métronome qu’il convoitait tant, il se tourna vers Patrick, accompagnant son analyse d’un silence intime. Les yeux verts du Sphinx se plongeaient dans les orbes bleus du maître chanteur, alors qu’une oeuvre les observant, muette.
- Je ne les ai jamais vu. Je m’en serais souvenu, susurra t-il en haussant un sourcil, je me souviens de tout. Tu gardes toujours tes lunettes, brisant le passage vers ton âme… Tu crains qu’on ne rentre dans ton monde Patrick ? Tu préfères l’imposer plutôt que le partager… Tu sais ce qu’on dit des yeux bleus ? Les anciens ne les aiment pas… C’est une couleur dont on se tient éloigné, instable et imprécise. La couleur de la mort, par moments…
Le sphinx balaya ses dires par un geste de main.
- Je m’égare. C’est une belle couleur pourtant. Nuancé par des cheveux de flammes… Ils n’ont de beaux que la couleur, personnes n’aiment être léchées par les flammes.

La tempo langoureux de ses mots dansaient avec l’ambiguité sensuel de ses mots. Pleinement conscient de son jeu, il le continua de plus belle.
D’un coup, il se détacha de lui, comme si ses yeux ne l’intéressaient plus. Comme une claque douloureuse, la douleur de l’ignorance. Il ne savait que trop bien le mal que cela procurait. Néanmoins, Edward parlait toujours du maître, et bien qu’il ne le regardait plus, son esprit était tourné vers lui

- C’est mon métronome, Edward. Il me serait très facile de te le persuader d’une façon tout à fait peu orthodoxe, mais tu sais quoi ?
Edward daigna lui accorder un regard, sans même reculer alors que Patrick se penchait vers lui.
- Tu aimerais ça. Alors, qu’est-ce tu peux faire contre moi ?
- Il y a tout un tas de choses que je sais faire… Contre toi, il appuya ses dires en se mordant un instant la lèvre puis appuya son index contre son épaule pour le faire reculer.
- Il te ressemble… Dans ses va-et-vient lancinants. Captivant et dansant. Ondoyant d’avant en arrière pour arracher un soupir de plaisir à tous ceux qui ont l’amour des rythmes parfait, mais il sera à moi. Et si, en plus des gémissements de douleur que je t’arracherais, ce sera ton coeur qui en souffrira… Tu as toujours été sentimental Patrick. Je préfère les actes aux épanchements.

Il s’écarta subitement de lui, avec insolence, le provoquant, l’incitant à continuer dans ses menaces.
- Je peux te faire sortir de tes propres limites, Patrick. Je peux tourner la situation à mon avantage… Comme faire tes talents miens. Viens. Soit mon métronome, nous verrons ce que je peux faire…


Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: gonna be my metronome, meister ? (music meister)   Sam 28 Fév - 21:27




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 Comment refuser le défi que lui lançait Edward Nygma ? Difficilement, mais la récompense valait le coup. Il était encore plus intéressant de voir le sphinx lui céder volontairement, sans qu’il n’ait besoin de le soumettre. La récompense serait bien plus précieuse. Un métronome et Nygma à ses pieds, que demander de plus ? Cependant, le prince des énigmes savaient combien son Némésis était peu patient. C’était le prix à payer lorsque l’on pouvait tout à avoir sur un plateau d’argent. Peut-être est-ce pour cela qu’il avait rajouté qu’il détestait ce que l’on lui force la main, une manière comme une autre de tenir le musicien à distance. Pour combien de temps, cela personne ne pouvait le dire. Pour le moment, toute son attention se portait sur l’instrument rythmique. Cependant, il n’avait pu s’empêcher de le provoquer un peu, plongeant tout son regard dans le sien sans vraiment comprendre le sens de cette action. Ainsi, sans le vouloir, il en disait plus que de simple mot. Nygma le lui fit la remarque et Patrick eut un bref mouvement de surprise puis, baissa son chapeau d’un geste léger de la main, cachant de moitié sa figure. Ce n’est pas les propos à demi-mot qui l’avait perturbé mais bel et bien la réalité du fait qu’il était seul. Il guidait le monde de ses paroles mais personne ne guidait le sien. Il était le maître et il n’avait autour de lui que des pantins. Le monde était froid, avide de tout dévorer comme le temps qui passe. Il avait connu les affres de la violence plus jeune et il refusait de laisser passer la faiblesse de son cœur. Cependant, on ne changeait jamais. Il voulait dominer ce monde et en contrôler toutes les émotions, toutes les pensées, toutes les danses. Il en oubliait parfois de danser à son tour, trop occupé à sa tache de maestro du crime. Il ne voulait pas qu’Edward Nygma piétine son monde et lui impose le sien. Il était le petit prince des puzzles mais lui, il était le Mozart criminel. Il releva finalement la tête, le défiant du regard.

- Fort heureusement, nous sommes deux flammes. Nous ne craignons pas de nous brûler mutuellement, n’est-ce pas ? Il redressa doucement la tête, glissant sa main dans sa poche, touchant ses lunettes du bout des doigts. Cependant, l’un de nous est plus imposant que l’autre.

Il sourit, moqueur, choisissant ses mots avec soin. Personne d’autre ne pouvait entendre leur conversation. Ils ne faisaient pourtant pas dans le mystère cette fois-ci mais personne ne remarquait jamais rien à Gotham. Ils subissaient. Ils n’étaient bons qu’à ça.

- Promis, la flamme que je suis ne te dévorera pas tout de suite mais fait attention, je suis le maitre de la musique, pas de la patience.

Les regards se séparèrent, laissant un musicien dès plus frustré. Il se pencha pour le provoquer encore, cherchant à lui rappeler sa présence. « Ne regarde que moi, Edward. Il n’y a que moi ce soir. Tu savais que je serais là, avoue. Tu me cherches. Tu m’as trouvé. Danse pour moi. Danse, soit un bon pantin, esclave de mes accords. » voilà ce que son regard disait. Prudence ? Discrétion ? Qui avait dit cela ? Music Meister oubliait tous ses projets pour éviter les ennuis avec la sécurité. Il était le plus fort et il lui suffirait de lancer ses danseurs dans un slow avec la police. Ils n’oseraient pas tirer. Ils étaient insignifiants et un défi bien moins captivant que celui de dompter le sphinx. Ce dernier ne leva cette fois-ci qu’un doigt, le forçant à se reculer. Patrick se prêta au jeu, le visage intrigué par ses paroles avant de le voir s’écarter encore. Le musicien ne le suit pas cette fois-ci. Il fit le tour de l’objet de leur affrontement alors que les paroles de Nygma mourraient dans sa bouche. Un acte, voulait-il un acte ? Il s’effaça dans la foule, malgré sa corpulence. Il était un fin danseur. Se tortiller en tous sens pour se déplacer où bon lui semblait était une habitude. Il réapparut dans le dos du rouquin et glissa ses mains sur ses oreilles, le touchant pour la première fois de la soirée. Il lui bloquait ainsi une partie de l’audition, le forçant à être spectateur de la scène. Il pouvait entendre malgré tout mais pas très nettement, le protégeant de lui alors que sa voix jouait des vocalises, stoppant le monde quelques secondes. C’était comme une photographie, ou les quelques secondes de silence avant un spectacle. Des secondes précieuses et ô combien dérangeante pour l’auditoire. Il retira alors ses mains alors que les gens retournaient à leur occupation, un peu perturbé, sans comprendre vraiment qu’elles avaient été victime du mélomane.

- Je n’ai pas de limite, hormis celle que m’impose le son ou celle d’une chanson. Tu n’as aucun pouvoir sur moi. Prouve-moi le contraire.

La rime était volontaire mais sage, pas d’hypnose pour cette fois. Ses mains frôlèrent sa mâchoire, son cou, du bout des doigts dans un frôlement si léger qu’il espérait lui arracher un frison ou deux. C’était de plus en plus dur pour lui de se contenir. Il était comme un coq, prêt à chanter au moindre rayon du soleil, à la moindre occasion et cette fois encore, il en avait envie.

- Je suis sentimental, certes, mais toi tu es, il semblait chercher ses mots avant de les souffler dans un chuchotement, frustré. Qu’est-ce que cela te fait de voir tous ses imbéciles, bien plus élevé socialement et reconnu que toi ? Ça fait mal, n’est-ce pas ? Ne t’en fais pas. Ce soir, je n’aurais d’yeux que pour toi et je te ferais danser au rythme du métronome. A mon rythme. Patiente donc, petit prince.

Il se détacha soudainement et prit un verre à un serveur qui passait, amusé de la situation. Vraiment, très intéressante soirée. Des minutes passèrent alors que le mélomane le défiait, l’observant dans son beau costume violet. Il prit alors ses lunettes qu’il glissa sur son nez, cachant ses yeux sans un regret, comme pour marquer une nouvelle distance entre lui et le petit prince des devinettes. Une note en double croche semblait observer Nygma alors qu’il dévoilait ses dents du bonheur. La musique s’éleva, douce, lente. Il l’observait l’air de dire, « tu veux un acte, le voilà ! ». Plusieurs secondes s’écoulèrent alors que les couples se formaient autour d’eux, se préparant pour la danse. Parfait. Ils allaient danser. Danser pour Nygma. Il lui lança d’un geste de la main des écouteurs, lui permettant de protéger ses tympans. Au moment où l’objet  arriva dans ses mains, sa voix s’éleva.

- Les secondes s'écoulent
Tu fais tanguer la foule
Les imbéciles s'écroulent
De tes énigmes qu'ils foulent

Ce divin métronome
Que le tempo abandonne
N'est-ce pas plutôt un homme ?


Sa voix explosait et les individus obéissaient sagement, sans un murmure de rébellion. Les gens bougeaient d’un mouvement à l’autre, comme désarticulé. Puis, ils prirent un mouvement plus sensuel, entourant le vrai métronome et les deux criminels. Le musicien fit un pas vers lui, tendant la main dans un mouvement contrôlé. L'homme serait-il métronome ? Ou l'inverse ? Qui était le métronome de qui ?

- Dévore l'incompétence
De ta fluide cadence
Tes énigmes se balancent
Telles des aiguilles qui dansent

Ne laisse pas passer ta chance
Les instants de silence
Font vœux d'abstinence


Il fit un mouvement ou deux, riant à moitié entre ses pauvres victimes qui répondaient à ses envies. Il prit une jeune fille par la taille, la faisant tourner un instant. Il prenait son pied. Il n’y avait pas d’autre mot mais il lui manquait encore quelque chose.

- Tic tac, tic tac
Alors le sphinx, on a le trac ?


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MessageSujet: Re: gonna be my metronome, meister ? (music meister)   Sam 28 Fév - 23:00

« C’est pour elle que je veux te voir charnelle.  »
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Edward passait entre les couples, estimait la salle, évaluait, envisageait, programmait. Rythmait… Il ne perdait pas de vue la course au métronome qui le mettait en travers de la route du Maître. Une présence glissa dans le dos de Nygma, mais ce dernier ne broncha pas. Il s’immobilisa, aux aguets, presque comme s’il attendait que vienne son heure… mais elle n’était pas encore arrivé. Des mains se posèrent contre lui. Il ne chercha même pas à se demander à qui elle appartenait.
Dans un faux silence, il observait… contemplait une scène qu’il avait vue il y a bien longtemps. Un bal de fantôme. Un grand bal qui n’obéissait qu’à un homme. Il déglutit, un pli douloureux s’installait entre ses sourcils. La peur se mêlait à l’excitation… la peur d’être contrôlé, de n’être plus maître de rien… D’être à lui. Et possiblement, cette expérience qu’il ne connaissait pas l’intriguait, lui qui, depuis trop longtemps, n’avait permis à personne de le posséder.
Que pouvaient-ils tous ressentir ? Sous le contrôle d’un seul homme ? Si les deux roux mettaient les autres à leur merci, Patrick agissait pleinement sur leurs corps… Edward était à l’esprit ce que Patrick était au corps…
Sans gestes, presque morts…

Edward glissa le bout de ses doigts sur les mains du Maître, comme une demande… une demande silencieuse pour qu’il cesse.

- Tu n’as aucun pouvoir sur moi. Prouve-moi le contraire.

Ses mots caresses doucement ses tympans, son souffle effleure sa nuque, un frisson lui parcourant longuement l’échine. Le Prince étouffe un soupir naissant dans sa gorge.  Ses mains n’arrivèrent qu’à la suite, comme s’il n’avait eu besoin que de sa voix pour le faire frémir. Peur ou non… Il se redresse, s’imaginant chercher à s’enfuir alors qu’au fond, il cherchait un dernier contact. Ne pas le briser… Aussi infime et léger qu’il était, aussi fragile que pouvait-il être.
- Je suis sentimental, certes, mais toi tu es… frustré.
La mâchoire du Prince frémit, contractant une lignée de muscle puissant.
- Qu’est-ce que cela te fait de voir tous ses imbéciles, bien plus élevé socialement et reconnu que toi ? Ca te fait mal, n’est-ce pas ?
Edward détourna un instant la tête, comme pour se fermer à l’attaque. Un bouclier qu’il pensait invincible… Alors pourquoi arrivait-il à l’ébranler, lui ? « Si tu le sais, pourquoi tu le fais… ? » pensa-t-il, amèrement blessé.
- Ce soir, je n’aurais d’yeux que pour toi et je te ferais danser au rythme du métronome. A mon rythme. Patiente donc, petit prince.

Le prince releva brusquement son visage, intrigué, la rage pourtant au coin des lèvres. Il se persuadait de détester cet autre roux qui obscurcissait son esprit. Sa respiration saccadée le précéda. Il reposa brusquement sa canne au sol qui claqua comme un avertissement… Le Maître reposa ses lunettes sur son nez.
- Tu crois vraiment que tu arriveras à me contrôler, Patrick ? Tu penses pouvoir passer au-dessus de ma volonté ?

Music Meister lança des écouteurs qu’il rattrapa au vol, alors que tous semblaient se préparer. Pas si tôt, pas si vite… Edward jeta un regard au métronome retenu dans son cercueil de verre et protégea ses oreilles. Il avait beau croire qu’il serait plus fort que lui, il ne voulait pas tenter le diable.

Le plus beau arriva. Le plus bel hommage que Patrick pouvait lui faire. Ils étaient seuls, tous les deux, au milieu d’une longue valse sensuelle. Dansaient-ils pour eux ou pour lui seul… ? Nygma fixait Patrick intensément, comme un reproche, mais il restait impassible, écoutant les paroles.
Un sourire se dessina sur son visage. Fier et prétentieux. Pour lui, oui. Uniquement pour lui.
Comme un jeu, il lui tourna une épaule, sans le quitter des yeux, un sourire coquin et joueur flottant sur ses lèvres, alors que le Maître se tournait vers lui. Comme si ce n’était pas encore assez suffisant.

Les deux hommes tournaient comme deux lions prêts pour un corps-à-corps. Un corps-à-corps physique où s’affronterait leur volonté. Qui ferait plier l’autre ? Nygma s’éloignait à chaque pas.

L’instant où Patrick saisissait une demoiselle par la taille arracha au prince une mine de dégout. Il rattrapa dans sa gorge un flot de paroles haineuses, mais il ne se permettrait pas de lui briser son chant. Non…
Il glissa ses mains contre les parois de verre où dormait encore le métronome.
- Ne t’occupe plus d’elle
Reviens vers ma belle
Car c’est pour elle
Que je veux te voir charnelle.


D’un geste sec, le Prince brisa du bout de la canne l’habitacle qui enfermait leur trésor. Un rire provocateur jaillit de la gorge du roux qui donna une caresse au pendule du métronome. Il ne le prit pourtant pas contre lui. Se contentant de jauger le maître du regard.
- Je vous attends
Soyez mon maître à présent
Et que le prochain instant
Devienne exaltant…



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MessageSujet: Re: gonna be my metronome, meister ? (music meister)   Dim 1 Mar - 1:15




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 Il l’avouait. Le provoquer ainsi sur sa fierté et le fait qu’il y avait bien plus important que lui à Gotham était une vengeance un peu sévère au sujet de sa réflexion sur sa peur du silence. Cependant, le rouquin était un rancunier et il n’avait pas du tout apprécié que Nygma en sache un peu trop à son sujet. Il avait son nom, il avait sa peur. C’était déjà un peu trop pour un seul homme. Il savait que le sphinx était bien plus malin que lui. Il n’était pas naïf à ce point-là. Cependant il était tellement certain de ses propres capacités, qu’il faisait fis du danger. Quoi que, est-ce que deux flammes étaient réellement dangereuses entrent-elles ? Les témoins de cette soirée avaient bien plus à craindre qu’eux. Le maître des énigmes tordues et le maestro dépravé dans une même pièce, l’un provoquant l’autre pour montrer qui étaient le meilleur des deux. Cela ne laissait présager rien de bon pour les victimes. La sécurité le comprit en voyant l’état de la salle à travers les écrans de leurs caméras de surveillance. Il ne fut pas très difficile pour eux de reconnaitre les deux criminels mais ils furent incapables de comprendre la situation sur leurs yeux. Music Meister attaquait The Riddler ? Etaient-ils alliés ?

Aucun des deux ne le savait vraiment. Ils se repoussaient ou s’attiraient en réalité ? Ce qui étaient certains, c’est qu’une bataille d’ego s’échangeaient et Music Meister était comme un paon qui montraient ses plus jolies plumes, pour charmer et effrayer à la fois. Il avait le pouvoir de tout faire mais il agissait ni plus ni moins comme un enfant qui en narguait un autre avec ses billes. La tension en plus. Il se tournait autour dans un pas de tango, sans jamais se toucher ni échanger la moindre danser. C’était lent, régulier et se fut le mélomane qui quitta le jeu pour échanger un mouvement avec une bourgeoise presque inanimée, comme une poupée. Elle se laissait aller contre le musicien et tournaient gracieusement dans des mouvements que sans doute n’avait-elle jamais imaginé que son corps pourrait produire. C’est là qu’il entendit Nygma chanter. Patrick ne put s’empêcher de se tourner vers lui et de stopper sa danse pour l’écouter. C’était bien au-delà de ce qu’il avait pu imaginer et s’il était un collectionneur de voix, très certainement aurait-il mis celle du sphinx dans un endroit bien à l’abri des oreilles indiscrète, juste pour lui. Il cédait, en partie. Il avait réussi. Du moins en partie mais qu’importe, il était parvenu à laisser s’échapper une chanson de la bouche de son homme-mystère. Sa patience avait été récompensée. Il ne manquait plus qu’une danse.

Son sourire s’élargit encore à l’entente du mot « maître », même lorsque Nygma brisa la vitre qui les séparait du métronome. Imperceptiblement, il avait placé des groupes de danseur contre les portes d’entrée et de sortie. Il était le maitre. Il était son maitre. Son rire de violoncelle raisonna à merveille avec la musique et Music Meister y répondit de la manière la plus mesquine qui soit : il l’ignora. Ce qui était pratique avec ses lunettes, c’est qu’il protégeait ses pensées et des émotions du regard des autres. Il n’y avait que son sourire et ce n’était pas suffisamment. Il retourna sa tête vers la jeune femme et continua de danser, dans une valse impersonnelle mais rapide. Il voulait qu’il vienne ? Soit, il allait devoir le chercher dans ce cas. C’était à son tour de connaitre le gout de la frustration. Il répéta son refrain comme seul réponse, amusé, tout à se penchant sur le visage atrocement vide de son esclave. Lui aussi c’était souvent demandé ce qu’ils vivaient en entrant dans son monde mélodique. Il préférait s’imaginer qu’ils ne ressentaient plus rien. Ni colère, ni joie, ni peine. Ils étaient juste les acteurs de sa comédie musicale improvisée.

- Ce divin métronome
Que le tempo abandonne
N'est-ce pas plutôt un homme ?


Il retira alors son borsalino, le posant sur la tête de la jeune femme qui allait danser plus loin dans un mouvement fluide, lui laissant son verre dans la main. Les pantins s’étaient doucement rapprocher du duo, tandis que le mélomane sortait de sa veste un chapeau replié. Il le secoua brutalement et le plaça sur sa tête avant d’y glisser une plume. Son chapeau était là. Bien plus beau et grand, tout à fait lui. Il tapa des mains et on lui arracha un miroir, accroché sagement à un mur pour le laisser s’admirer. Il finit par se retourner, cachant sa dentition pour un sourire plus fin. Il avait dû comprendre qu’il était en nette infériorité numérique. S’il voulait le métronome, il allait devoir jouer son jeu et le musicien devait avouer qu’il aimait les jeux.

- Nygma, vient donc par là
Il n’y a plus que toi et moi

J’ai joué mon rôle
J’ai pris le contrôle

Je te laisse le choix
Fait entendre ta voix
Offre-moi quelques pas

Le métronome sera à toi.


Une promesse. Bien sûr qu’il aurait préféré avoir la main sur le métronome mais au fond, il pouvait en trouver bien d’autre, certes pas aussi unique mais d’un intérêt commun. Mordre la fierté de Nygma était une occasion que l’on s’offrait peu et puis, il craquait déjà. Le métronome était définitivement un homme ce soir.



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MessageSujet: Re: gonna be my metronome, meister ? (music meister)   Dim 1 Mar - 15:00

« Dis moi que je vaux plus que lui  »
février, année une
Nygma allait dans le sens du Maître. Il lui faisait miroiter des trésors qu’il n’avait jamais réussis à lui arracher… Au fond, il avait conscience de lui faire un cadeau unique et rare. De céder… En partie… Ne lui laissant entrevoir qu’une partie de lui. Il constata que les mouvements des danseurs se postaient près des sorties… Le prince claqua sa langue contre ses dents, agacé d’être pris au piège selon le bon vouloir de Patrick. Pire encore… agacé qu’il puisse l’ignorer. Il n’avait pas envie de réfléchir à ce qui le blessait le plus… mais résolument, être le deuxième était le plus blessant. « Regarde-moi ! » fulminait le Prince, sans pour autant rendre sa supplique audible. Il enfermait en lui ses demandes. Il n’accordait pas ce plaisir intime à son maître… Il ne laisserait pas passer au-dessus de lui.

Pire encore, Patrick accordait à une jeune fille insipide toute son attention. Il faisait passer Edward après, déchainant une jalousie cruelle dans le coeur du génie. Qu’avait-elle de plus que lui ? Pourquoi jouait-il avec elle ? Rageur, Edward détourna la tête pour ne plus voir la scène, préférant effleurer du bout des doigts le métronome qui n’attendait que ses mains.
Patrick répétait son refrain, faisant frémir la convoitise du petit Prince.
Blessé dans son égo, vexé d’être le petit prince qui était en retrait, Edward s’obstinait à ne plus lui adresser un regard, fermant hermétiquement ses lèvres, empêchant le moindre son de s’en échapper.

- Nygma, viens donc par là
Il n’y a plus que toi et moi


Edward s’immobilisa, sans pour autant se retourner, jaugeant sa phrase en silence. Toi et moi… Vraiment ?
Il lui adressa un regard timide, rasant le bord de son chapeau. Il aurait aimé le croire, être persuadé que personne ne viendrait s’opposer entre eux. Qu’il ne mettrait personne entre eux.

- J’ai joué mon rôle
J’ai pris le contrôle

Je te laisse le choix
Fais entendre ta voix
Offre moi quelques pas

Le métronome sera à toi.


S’abandonner ? En partie… C’était réellement tout ce qu’il voulait ? Le jeu en valait la chandelle. Un métronome contre une danse. Le Prince des Puzzle se redressa, hésitant. Le choix lui revenait, entièrement. Une danse contre le métronome… Une danse pour son Nemesis. Un pli soucieux se creusa entre les yeux d’un vert étincelant d’Edward. Il allait devoir admettre qu’il acceptait de se plier à sa volonté, se soumettre. Oh qu’il était bien loin, le temps où Edward Nygma courbait l’échine pour quelqu’un. Un pincement douloureux au coeur du Prince lui arracha une grimace de douleur. Il balaya la salle du regard, tous prit dans une valse lancinante, au bon vouloir de Patrick, mais lui… Lui était seul à pouvoir décider de ses mouvements. Décider s’il se donnerait pour lui…

- Si je m’offre à toi
Promets de n’être qu’à moi


Le prince rétracta la canne qui rangea contre lui. Ainsi, il avait décidé. S’il lui cédait le métronome, il l’échangeait… Il remonta la pièce d’un pas langoureux. Patrick avait joué, il attendrait. Un sourire joueur se dessina sur les lèvres d’Edward… Il admettait. Il admettait se plier à de nouvelles règles contre la victoire. Qui gagnerait véritablement ?

- Deviens mon métronome,
Soumets mon royaume.

Oublie-le,
Regarde moi dans les yeux.

Plonge dans ton fantasme
Fais taire tous tes sarcasmes,

Et dans ta belle folie,
Dis-moi que je vaux plus que lui.


Il se retrouva nez à nez avec Music Meister, fier et droit. Oui, il avait cédé, mais il restait digne… Le prince tendit une main délicate au maître, acceptant d’être à sa merci.

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MessageSujet: Re: gonna be my metronome, meister ? (music meister)   Dim 1 Mar - 22:37




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Il sentait l’hésitation du sphinx. Il sentait que réellement, il pensait à l’éventualité de lui céder. Cette idée le mettait en joie et toute son attention se portait sur lui. Il fit un pas en sa direction, comme prêt à saisir la moindre faille de sa part pour le posséder entièrement. Nygma allait devoir faire preuve d’une détermination exemplaire s’il ne voulait pas que Music Meister cède à ses instincts de mélomane et ne l’emporte dans son monde sans aucune patience. Le sphinx prit la parole, retrouvant des sons mélodieux pour formuler l’échange qu’il désirait. Un métronome, contre une danse. Un métronome contre Music Meister. Sa canne se réduisit, comme une confirmation. Il lui offrait sa danse, mais avant, il devait lui dire qu’il était le plus important, bien plus que l’instrument du temps. Il le voyait se déplacer dans la pièce, d’une manière came et mesuré et la musique changea alors selon les désirs du mélomane qui répondait à ses mouvements en se rapprochant à son tour. Il ne prononça pas un seul mot, levant sa main en même temps que son partenaire. Les musiciens jouaient pour eux un tango. La danse qui symbolisait le mieux la Passion. Les autres danseurs stoppèrent leur mouvement, comme s’ils n’étaient plus que des statues de pierre, placé en l’honneur du duo.

Patrick décida de guider son partenaire pour le départ, avançant d’un pas, prenant sa main avec une délicatesse toute nouvelle, tranchant avec sa vivacité habituelle. Il glissa la seconde dans son dos, collant leur deux corps presque intimement. Le tango était une danse qui les symbolisaient le mieux. Chacun des partenaires, tour à tour, imposait à l’autre un mouvement et l’autre ne pouvait qu’y répondre pour respecter l’harmonie. C’était une danse de vas et viens. Ils se repoussaient pour mieux se retrouver. Le musicien commença quelques pas, guidant le sphinx à travers la pièce dans un mouvement fluide et rond comme s’ils dominaient désormais la pièce. Les pas devinrent plus rapide et il le poussa à tournoyer autour de lui, le faisant glisser au sol pour mieux le rattraper, torse contre torse pour n'en former plus qu'un seul. Il vient chuchoter à son oreille la confiance qu’il attendait depuis le début de la soirée, achevant de clore leur contrat :

- Je suis ton métronome ce soir, car tu vaux bien plus que celui que je désire. Tu es le plus important de tous ici car tu es mon défi. Est-ce cela que tu voulais entendre, Edward ?


Il posa sa main sur son torse, une jambe taquine puis le repoussa d’un mouvement sec, sans jamais lâcher ses mains, jouant de ses jambes puissantes dans le rythme de la musique qui semblait les avoir emprisonné tous deux. Il revient vers lui, glissant sa jambe entre ses cuisses avant de la retirer, frôlant ses hanches et ses genoux avec un amusement infini. Provocation, passion, sensualité, tel était les maîtres mots de cette danse espagnole qui ce soir portait la marque du maestro et du Riddler. Music Meister était dans son élément, complètement. Ils retournèrent à des mouvements de déplacement, s’appropriant cette salle d’Opera sans imaginer un seul instant qu’ils étaient observés. Ou peut-être que si, mais quelle importance ? La sécurité, médusée, contacta le GCPD alors que les gorilles accouraient à la salle. Le tempo de la musique ne semblait pas prêt de se briser cependant, tant que le mélomane n’avait pas profité entièrement d’un sphinx dansant. Le bruit de leur pas contre les carreaux rythmait le son du tango. Tout tournait autour d’eux et peu à peu les danseurs se réveillaient pour les suivre, toujours plus lent que notre duo criminel qui devenait clairement les dieux de cette soirée. Le métronome avait totalement échappé de l’esprit de Patrick qui le regardaient à travers ses lunettes. Règle numéro un au tango, toujours regarder son partenaire dans les yeux. Cependant, une question restait en suspens. Qui gagnait ce soir ? Le danseur ou le voleur ?


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MessageSujet: Re: gonna be my metronome, meister ? (music meister)   Dim 1 Mar - 23:49

« Redis-le.  »
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La main du Prince fut recueillie par celle du maître. Il déglutit, inquiet du sort qu’il lui réservait, mais il n’avait pas peur… Non. Il lui faisait aveuglément confiance, pour une raison qui lui restait obscure, Edward Nygma acceptait d’être guidé par un autre homme que lui-même. Un souffle de surprise le prit, presque timide, alors que son nemesis glissait contre son dos, comme une vague qui vous pousse. Un jeu de regard, de confrontation.

Un tango. Edward fut presque surpris. Une danse charnelle, passionnée. Il en fut touché. Provoqué dans son âme de joueur et de gagnant. Une danse où il ne s’affronterait qu’à demi… De charme, de séduction. Edward suivit ses pas, docilement… Puis le repoussa, roulant d’une épaule pour mieux le dominer en le provocant du regard. Un échange de soumission qui allait basculer…
Le prince passait à la merci du maître, glissant contre lui comme s’il l’avait toujours désiré. A son tour, il l’empêchait de l’atteindre, basculant loin de lui, le faisait chavirer pour mieux le remettre contre lui.

Comme s’il se voulait imperturbable, Edward tourna la tête lorsqu’il se pencha à son oreille.
- Je suis ton métronome ce soir, car tu vaux bien plus que celui que je désire. Tu es le plus important de tous ici car tu es mon défi. Est-ce cela que tu voulais entendre, Edward ?
- Redis le, Maître, souffla t-il en relevant ses lèvres contre son oreille.

Un éclat de rire moqueur fleurit aux lèvres d’Edward qui posa son front contre sa tempe.
Il l’interrompit des deux pieds, lui bloquant le droit de s’avancer plus à lui. Oh oui, Music Meister l’avait désiré et il le désirerait encore. Il enroula ses doigts autour des siens, se laissant frôler par le corps imposant de son nemesis. Ils se cherchaient, se jetaient l’un contre l’autre… Edward le percuta avec douceur, caressa son torse du doigt en cherchant son visage du sien…
Au loin, les gardiens de l’Opéra cherchaient à tout mettre en oeuvres pour arrêter leur danse effréné. Mais peu importe… Ce n’était pas encore l’heure.
Edward brisa le contact, tourna autour de lui. Sa main caressait le ventre du maître alors qu’il s’échappa dans son dos, reprenant son épaule contre lui

- Qu’est-ce ça fait, Patrick, d’être le seul à m’avoir fait plier … ? murmura t-il contre sa nuque.

Edward reprit sa main, ondulant une dernière fois contre lui en le faisant reculer.
Ses pas le rapprochaient du métronome. Peu à peu.

- D’être le seul à pouvoir me faire danser ? Me guider … ? Le seul qui t’obéit sans que tu ne le soumettes ?

Il plissa les yeux, alors que les pas se rapprochaient de la porte, furieusement cadencés. Les gardes allaient interrompre ce moment qui n’appartenait qu’à eux. Ils n’étaient qu’un… mais il restait toujours le métronome.
Edward frôla imperceptiblement le visage de Patrick. Leurs hanches se quittaient, peu à peu, alors que la tension était palpable. Le prince baissa un instant ses yeux sur ses lèvres, esquissa une amorce de baiser…
- Désolé, Patrick, mais… mon coeur est à un autre…
Il effleura son nez, papillonna des cils et d’un geste sec, s’éloigna de lui. Une seule main les retenait. Edward lia ses doigts à ceux du Maître alors que son autre main se tendait vers le métronome… Il le caressa des doigts, le saisit finalement à pleine main sans plus regarder son partenaire.

Je suis désolé de t’abandonner… Tellement désolé…

Un sourire carnassier lui vint aux lèvres, quand il serra contre lui le métronome. Au même instant, il referma toute sa main autour de celle de Patrick, comme un sursaut de plaisir… Le point culminant d’une étreinte qui n’aurait jamais dô finir. Il avait eu le métronome.
Il jeta un regard à la porte qui s’ouvrait dans un lourd fracas, mais Edward n’eut pas l’impression que cela brisait leur intimité. Ils n’étaient plus seuls… Leur entrevu se briserait ici, couper net et trop tôt…

Dans un mouvement final, Edward revint à son maître, coinçant entre eux l’antique mécanisme qui avait été témoin de cette scène. Il le fixa intensément, comme si les avertissements des gardes n’existaient plus. Edward ne ferait pas un geste, mais pour lui et uniquement pour lui. Il lui dédia un sourire désolé, bloquant une main que le maître s’apprêtait à poser contre son visage. Le prince des Enigmes effleura de lui même la joue de Music Meister, d’une caresse lancinante… Febrile et blessante. La dernière caresse.
- Nos chemins se séparent ici, maître. Estimez vous gagnant de cette manche.

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MessageSujet: Re: gonna be my metronome, meister ? (music meister)   Lun 2 Mar - 19:08




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Sage. Obéissant. Le maestro répéta ses paroles alors que le rythme de leur pas devenait plus intense, en harmonie avec les violoncelles qui fleurissaient dans la gorge du Riddler. Il se laissait guider à son tour, tout aussi peu habitué que le sphinx à ce jeu-là. Il était le Music Meister, le chef d’orchestre de ses crimes et de ses shows. C’était lui qui contrôlait tout le spectacle par la seule force de sa voix. Pourtant, il ne le faisait pas ici. Il savait que le sphinx n’était pas un homme que l’on pouvait soumettre sans le regretter. Chacun était le plus puissant dans ce domaine et le mélomane savait que tout comme lui, il aurait bien du mal à se sortir d’une situation comportant des énigmes. Il ignorait tout du passé de l’homme-mystère mais il imaginait qu’il était le genre d’individu dont l’intelligence n’était plus mise en doute, même lorsqu’il était jeune étudiant. Patrick n’avait pas eu de scolarité grandiose. Il avait été poussé sur le devant de la scène, à parfaire ses talents de musicien, de chanteur, de danseur, de compositeur. Les mathématiques, l’algèbre, le français, les langues, rien de cela n’avait été acquis. Survivrait-il à un puzzle ou à un simple casse-tête ? Il savait que des deux, intellectuellement, Edward Nygma le surpassait. Si Nygma lui arrachait la victoire de l’esprit, Patrick dominait les corps. Le drame de l’histoire, c’est qu’il pouvait pousser ses victimes pour une dernière danse. Les pousser à sauter dans le vide dans un mouvement joyeux, les faire sauter sur des lames dans un salto. C’est ce don précieux, cette malédiction qui l’avait poussé à la solitude mais aussi à la gloire, curieux paradoxe. Même au sommet, nous étions seuls. Est-ce que le sphinx le savait aussi ? Personne ne voulait d’un professeur de chant capable d’ensorceler l’esprit des enfants. Personne ne voulait engager un maestro pouvait entrer dans votre tête. Personne ne voulait, mais il le pouvait. C’était la même chose pour son partenaire. Il pouvait le soumettre, mais il ne le voulait pas. Pas ce soir du moins.

Le musicien se laissait faire, savourant les contacts et les frôlements que lui offrait l’intellectuel, les lèvres entrouvertes comme un soupir alors que leur visage se cherchait, sans jamais s’atteindre. Son partenaire le quitta un instant, laissant un mélomane frustré. Il sentit sa main contre son ventre, qu’il rejoint du bout des doigts, relevant doucement la tête alors que les violons montaient encore plus haut. Nygma lui demanda alors ce qu’il ressentait désormais. Qu’est-ce que cela lui faisait d’avoir réussi à le dompter, le faire danser, sans avoir besoin de jouer avec son esprit ?

- Privilégié. Je crois que c’est le terme. Accompagné aussi. Dans mon monde de pantin dansant, on se sent parfois seul. Gagnant, mais seul. Dans ton royaume d’énigme, que ressens-tu ?
Le taquina-t-il.

L’oreille fine du rouquin parvient à entendre les pas au loin, en total désaccord avec le battement des tambours. Il se rapprocha de l’homme, possessif. Non non, pas maintenant. Le tango n’était pas encore achevé, il n’avait pas encore décidé de la fin. Ils ne pouvaient pas rompre le déroulement de la mélodie, ils n’avaient pas le droit ! Un frôlement le fait retourner à la réalité comme si Nygma refusait qu’il pense à autre chose. Il sentit le regard sur ses lèvres et le mélomane se tendit vers lui, voulant saisit l’ouverture qu’il lui offrait. Ce soir, il gagnait.

- Désolé, Patrick, mais… mon cœur est à un autre…

- Q…Quoi ? Questionna-t-il sans aucune finesse, prit de cours.

Un autre métronome, bien sûr, mais comment aurait-il pu le deviner dans le feu du tempo ? Il le sentit s’éloigner et le mélomane durcit la prise qu’il avait sur sa main, d’un geste brusque. La jalousie. Le doute. La colère. C’était aussi ça le tango. Il se tendait de son côté, tandis que le sphinx se tendait de l’autre, saisissait le métronome. Il ne le regardait plus. Il sentit pourtant que les doigts d’Edward se resserraient sur les siens, comme une réponse silencieuse à ses interrogations. Pour une fois, il répondait aux questions et n’en posait pas. Music Meister tourna la tête à son tour quand la porte s’ouvrit brusquement. Des casques, bien sûr. Des casques et des fusils. Ils venaient tout briser et protéger l’objet de collection. Ils voulaient le protéger car ils le devaient, sans même comprendre la subtilité d’un tel instrument.

- Pathétique, trancha notre protagoniste.

D’un geste tout aussi violent, il fit revenir l’énigmatique sphinx vers lui et curieusement, il y répondait, venant vers lui volontairement. Le tango ne s’achevait peut-être pas. Les bourgeois hypnotisés se jetèrent sur la sécurité, comme un mur de danseurs infranchissables. Ils ne pouvaient pas leur tirer dessus, c’était là la véritable puissance du Music Meister contre toutes les force de police du monde. Faire affronter les innocents et la justice, dans un combat de ballets et de balles. Le métronome entre leur deux corps, les deux hommes s’observaient dans un souffle, se dévisageant presque comme pour savoir qui briserait l’union en premier. Il n’y avait plus de sourire sur son visage. Patrick leva doucement sa main, bloqué par Nygma qui voulait avoir le dernier mot. Il lui caressa la joue et le criminel musical s’y perdra un instant, collant son visage au creux de sa paume.

- Nos chemins se séparent ici, maître. Estimez-vous gagnant de cette manche.
- Pas encore, lui répondit notre mélodie vivante en quittant le confort de sa caresse pour lui expliquer une dernière chose : Tu sais, tout musicien doit savoir écouter.

Il se redressa alors que les gardes se battaient contre un public innocent.

- Un acte plutôt qu’un épanchement.

Il prit sa taille et l’embrassa, un instant. Un instant qui sembla pourtant infiniment long et dont il savoura chaque seconde. La musique tomba doucement et dans une dernière note, le maestro s’éloigna, glissant ses doigts sur le métronome mais sans le récupérer. Il avait promis après tout. Il lui sourit et ses lunettes tombèrent doucement sur son nez, pour un dernier vrai regard.

- Là, je m’estime.


La musique reprit de plus belle tandis que le mélomane reculait doucement avant de partir en courant, à toute jambe, sans se retourner, direction les escaliers, ou plutôt le toit, où une de ses machines l’attendaient. Une note de musique, qui semblable aux parapluies du Pingouin, lui permettait de s’envoler ailleurs. Sans son métronome.

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MessageSujet: Re: gonna be my metronome, meister ? (music meister)   Lun 2 Mar - 22:52

« Reviens.  »
février, année une
- Tu sais, tout musicien doit savoir écouter.

Il n’écoutait plus les gardes. Il les chassait de son esprit, absorbé par les gestes. L’acte ne se terminerait pas là-dessus, n’est-ce pas ? Les échos d’un affrontement lointain ne vinrent pas même briser cette bulle qu’ils s’étaient construite.

- Un acte plutôt qu’un épanchement.

C’est ce qu’il avait dit, en effet… Edward plissa les yeux, s’apprêtant à répliquer, mais il se tue. Il ferma les yeux, oubliant le monde qui tournait autour d’eux, quand une main, ferme et possessive se referma sur sa taille. Le petit prince s’était penché en arrière, comme pour fuir, se croire encore capable de s’échapper, mais il retourna à lui, à ses lèvres brûlantes d’une passion qu’il n’avait jamais connue. Une passion qui ne se dédiait qu’à lui. Une passion qui portait son nom. Edward… Une fraction de seconde qu’il étira dans le temps, saisissant son poignet, remontant contre son avant)bras. Edward semblait le retenir, comme pour le préserver du monde extérieur. Il tenta de rattraper ses lèvres, fronçant des sourcils douloureux, blessés… Pas maintenant, reviens.

Edward resserra le métronome contre lui, comme le dernier rempart de sa victoire. Il l’avait… Il l’avait, mais il n’avait pas gagné.
- Là, je m’estime.
Il articula un « tu peux… » silencieux. Music Meister fila, aussi vite qu’il lui avait dérobé un baiser, laissant le génie incompris seul, son métronome dans les bras. Il disparut de sa vue, de sa vie, pour ce soir. Soudain, les sons de la bataille reprenaient derrière lui.
Il s’en soucia un instant, juste pour évaluer les risques, mais les derniers pantins du mélomane résistaient encore quelques instants, les derniers instants de la soirée.

Edward Nygma avait toujours aimé les belles choses et il ne voulut pas voir son spectacle entaché par quelques gardes et policiers malavisés. Non, il voulait clore son spectacle de la plus belle façon possible. Il ne retint qu’une dernière image, une seule, qu’il dissimula au plus profond de lui et s’enfuit par les escaliers, dévala les issus de secours et retourna à l’anonymat des rues sombres de Gotham, son métronome caché contre lui.

Il entendrait un homme à chaque tempo.

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