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 Garçon, il y a un cheveux vert dans ma soupe (joker)

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« Edward Nygma »
Tell me how it feels to alway be one step behind, oh great « detective. »


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J'ai quatre murs, une paillasse et un fou à l'intérieur, je suis, je suis 8D ?
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MessageSujet: Garçon, il y a un cheveux vert dans ma soupe (joker)   Dim 22 Fév - 1:08

« Comme le rendez-vous d’une romance impossible… Quelle ironie. »
année une, quelque part
Il est tard… Bientôt la nuit… Approximativement 22h30 ou 23h. Les gardiens parlent à voix hautes de leur programme de la soirée, de leur enfant qui les attendent ou de leur femme adultère qui les attend à la maison avec un sourire travaillé. Sans intérêt. D’un oeil morne, je regarde passer ces hommes à qui la liberté sourit lorsqu’ils passeront les portes d’Arkham.

Mon gardien habituel quitte son poste. Il est l’heure prévue. Comme chaque soir, la relève arrivera et je retrouverais le nouvel agent de nuit. Le même que la veille et le même que demain. Inlassablement. Chaque jour se ressemble et chaque nuit est égale à la précédente. Prévisible.

Je suis dos à la verrière qui me sépare du couloir. Je me fiche de ce qu’ils font. J’en déduis l’heure, simplement. Trop facilement. Je connais leur plan par coeur. Comme un algorithme trop bien calculé. Une logique non variable et ennuyeuse. Je n’ai plus rien à reprogrammer, tout est trop attendu. Je pourrais sortir dans ce court laps de temps et anticiper leur mouvement, mais ce serait trop simple et trop convenu. Non… Il me faut plus compliqué. Un challenge. Alors je reste ici. Je n’y prête plus attention…

« Eh Nygma, c’est l’heure de ton transfert. »

Mon transfert ? Je tourne de trois quarts la tête vers la verrière. Personne n’a jamais parlé de transfert et j’ai toujours eu la même cellule depuis dix ans. Je ne transite jamais dans Arkham. Je me retourne et dévisage l’homme qui se vient d’ouvrir ma cellule. Une troupe d’hommes se tient derrière lui… Aucune alerte n’a été donné. Rien… Comme si tout était des plus normales, mais ça ne l’est pas. Ils n’ont rien prévu pour me déplacer. Docilement, j’avance vers eux, d’une démarche mal assurée. Préventif. « En voilà un bel escadron pour défendre mes arrières messieurs. » Je les détaille tous. Aucun n’est de mes agents. Aucun n’est gardien à Arkham. Je les connais tous. Je m’accorde un sourire énigmatique en haussant un sourcil. « Ce n’est pas pour me défendre. Alors, pour qui ? »

Pas de réponse. Il m’attrape par le bras, m’attire à lui et me met dans le noir complet. Un sac sur la tête. Génial. J’avais beau m’y attendre, je n’aime pas être le dindon de la farce. Nos pas se précipitent, mais étrangement rien ne se manifeste. Pas de halte, pas de demande d’autorisation de passage. Les portes s’ouvrent trop facilement… Trop vite, nous sommes hors d’Arkham. C’est un plan habilement préparé et calculé. Orchestré comme partition régulière. Le chef n’a rien laissé au hasard. Le vent frais de la nuit fouette mes mains nus, pourtant déliés. Nous montons dans un fourgon.

Je ne m’inquiète pas de me savoir hors d’Arkham. Je m’inquiète de savoir qui m’en a fait sortir si facilement. Certainement pas les psychiatres. Oswald est bien trop peureux pour imaginer un plan comme ça. Il fallait éliminer les mafias qui ne font nullement confiance à nous autres, résident d’un palace pour givré. De tout les patients d’Arkham actuellement de sortie, je n’en trouvais pas un capable de prévoir un coup si soigné. Aucun… Sauf lui.

Un frisson me parcoure l’échine. La trajet me parait long. Ce serait mentir de dire que je ne crains pas de l’avoir en face de moi… Pire encore, de savoir qu’il me demande. Personne ne veut avoir à traiter avec lui. Personne ne veut lui devoir quelque chose… Ou bien plus fatal, être son nouvel objet. On ne peut pas lui dire non. On ne peut pas l’anticiper ni le prendre à revers. Il est juste…

Fou.

Fou à lier. Dément et incalculable. Je déteste me tenir sur la même longueur d’onde que lui car je sais qu’il me dépassera quoi qu’il arrive parce que je ne peux rien prévoir. Je sais comment il marche, mais je ne peux pas jouer contre lui. Il est inexplicable comme il peut être qualifiable. C’est brillant parce qu’imprévisible. Brutal.

Ma mâchoire se serre et mes mains tremblent. C’est à la fois excitant comme c’est meurtrier, mais je sais que je ne serais pas en droit de dire non. Je ne pourrais pas me lever et le quitter sur un simple Non. Je devrais acquiescer et donner du meilleur de moi même. Je serais son pantin.
J’aimerais me persuader que tout ira bien, mais je ne peux rien assurer. Je reste démunis. Il provoque le doute et instaure l’incertitude. Il est roi de tout…
Le bouffon est le roi des fous.

Nous souhaiterions tous qu’il ne représente rien.

Le fourgon s’arrête trop tôt. Je n’ai pas eu le temps d’envisager le trajet. Qu’importe… Ca ne changerait rien. Il déciderait encore, de toute façon. Nous descendons dans une rue. L’odeur de Gotham me fouette les narines. Nous sommes toujours sur notre terrain de jeu favoris. Sans précipitation, nous entrons dans un lieu bien plus chaud…

Il n’y a pratiquement pas de bruit. Un musique de jazz pour simple accompagnement. Je reconnais Nate King Cole à la clarté de ses notes, l’enchevêtrement rythmé de ses variations. Un morceau choisit et réfléchit. Des tintements de verres, quelques jeux métallique. Un restaurant. Une odeur de poisson règne… Des saint-jacques, probablement. L’ambiance est feutré, fermé, mais personne ne parle. La moiteur est malsaine. Angoissé. On m’appuie sur l’épaule pour m’assoir et le sac quitte mon visage.

« J’aurais aimé plus de surprise… »

Je me permets une once d’ironie dans la voix, mais je ne le détaille qu’un instant. Je n’aime pas l’appeler quand je suis en face de lui, comme si ça allait réveiller quelqu’un. Il mange déjà son assiette, sans avoir l’air de se préoccuper du reste. Elégant, contre toute attente. Une classe remarquable. Raffiné, mais pas que. Il est installé dans un immense fauteuil. Non. Un trône. Rouge et doré, capitonné. Une assise de roi, pas une assise de bouffon, mais ça importait peu. Il a tout travaillé de sa tenue et sa prestance au cadre, mais ç’a l’air des plus naturel. « Charmante assise… » Je régule ce ton de voix moqueur, mais c’est la meilleure arme que j’ai.

Mon regard se balade sur la salle. Les teintes sont propices à l’intimité. La pièce laisse présager d’une entrevue étroite. Comme le rendez-vous d’une romance impossible… Quelle ironie. Lentement, je croise les jambes et m’éclaircit la voix. Je me place à son niveau. Il ne sera pas le mâle alpha. Il ne doit pas en avoir l’impression… Je plisse les yeux et détaillant le contenu de son assiette, puis ose enfin poser mon regard dans le sien. « Qu’est-ce que tu veux ? »

_________________
Je m’émerveille de ce que j’ai trouvé, quelqu’un qui, par touches successives et à chaque fois réussies, sans défaillance, achève le tableau de mon fantasme ; je suis comme un joueur dont la chance ne se dément pas et lui fait mettre la main sur le petit morceau qui vient du premier coup compléter le puzzle de son désir.



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« The Joker »
Jeez... I hit Jason a lot harder than that... His name was Jason, right?


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MessageSujet: Re: Garçon, il y a un cheveux vert dans ma soupe (joker)   Dim 22 Fév - 20:08


23h30, les derniers clients d'un restaurant prestigieux de Gotham quitte enfin la bâtisse au plus grand bonheur des chefs et serveurs épuisés. Ils font le compte de la journée, quand la porte s'ouvre avec fracas, un gigantesque trône doré, capitonné de velours vermillon fait son entrée, non sans bruit. De derrière en jailli le Joker, vêtu d'un superbe smoking d'ordinaire élégant, mais au goût macabre associé à cette peau de craie.
- Bien le bonsoir, mesdames et idiots, je me retrouve dans une situation fâcheuse s'il en est, voyez vous, j'ai besoin d'une table pour deux mais j'ai mal-en-con-treu-sement oublié de réservé, quelle de de linotte je fais ! J'espère que ce ne sera pas un problème...hiho huuuu. Je me suis aussi permis d'amener ma propre chaise, certes votre nourriture est parait-il très bonne, mais votre décoration manque de...Grandiose !

Le personnel ne pouvant refuser un tel "client" s'oblige et prépare une table pour deux. Le clown attrape la carte délicatement et commande une assiette de st-Jacques. Il scrute la salle d'un regard pétillant, excité, et pétrifie le personnel avec son sourire selon lui :"pourtant si charmant et sincère"
Il attend une minute, puis deux et quand sonne minuit il commence à manger, seul, il perd l'étincelle qu'il avait dans les yeux à force d'ennui.
Après qu'un certain temps soit passé, deux hommes en uniforme de garde traînent un homme encapuchonné et l'asseyent en face de lui. Ils lui retirent ensuite le sac qui lui servait de couvre-chef et révèlent, ce faisant, Edward Nygma, le Sphinx.
Celui-ci essaye de masquer sa peur et son malaise avec une couche de sarcasme
appliquée à la truelle. Rien qui ne fasse réagir le Joker, jusqu'à ce qu'il
lâche sèchement "Qu'est-ce que tu veux ?"

-"Qu'est-ce que tu veux ?", oh je ne sais pas peut-être que tu arrives à l'heure, d'ailleurs comme tu as pu le remarqué, j'ai déjà commencé, l'ambiance est assez froide comme cela je n'allais pas laisser la nourriture faire de même....hi he hihiiii.

-Et bien alors, esclave, euh garçon apportez lui donc une soupe qu'il ne reste pas planté comme un poireau, bien qu'une carotte semble plus appropriée...hihiii. Distrais moi Eddie, généralement il revient au bouffon de s'y coller, mais je me suis octroyé une petite promotion!

.......

-Ah Eddie je plaisante voyons, tu as l'air blême, un problème de sphinxtères ? hahuhoo. Eddie si tu es là ce n'est pas pour me distraire, j'ai une requête, une faveur à te demander, un ordre à te donner, une exigence qu'il te faudra remplir, un ultimatum, un, un...enfin tu as compris. Vois tu en ce moment même, le gcpd encercle le bâtiment, je vais te faire une confidence: ils me veulent tellement que je me demande s'ils ne sont pas amoureux de moi !  Mais soyons clairs, je veux que tu sois moi !
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MessageSujet: Re: Garçon, il y a un cheveux vert dans ma soupe (joker)   Lun 23 Fév - 16:36

« On redoute presque l’instant où on ne comprendra plus, où subitement, l’absence de sens prend toute sa majesté.  »
année une, quelque part
Il ne me regarde pas d’un iota, c’est insolent, mais venant de lui, ça ne m’étonne plus. Pourtant, il y a tout un tas de chose qui m’étonne chez lui, de ses revirements de situation à ses sautes d’humeur et de ses attitudes bordelines. Bienvenue chez les fous. J’ai beau attendre, son manque d’attention m’agace. Par dessus toutes les choses que je déteste, et il y en a beaucoup, je ne supporte pas qu’on m’ignore, mais lui faire remarquer et la dernière chose que je compte faire.

Je m’apprêtais à tourner la tête quand finalement il daigne m’adresser la parole. Son regard est insoutenable, mais je dois me forcer. Nonchalemment adossé contre ma chaise, je me permets de hausser les sourcils. « Oh, je ne sais pas peut-être que tu arrives à l’heure… » « J’aurais adoré te faire l’insigne honneur de t’attendre le premier, mais tes gars n’ont visiblement pas la même ponctualité que toi. » « J’ai déjà commencé, l’ambiance est assez froide comme cela… » La faute à qui ? Encore une fois, je lève vaguement les yeux au ciel. « je n’allais pas laisser la nourriture faire de même… ! »

Il hèle un garçon… Serviteur ou nouveau trublion, toujours est-il que c’était un de ses jouets maintenant. Sa remarque sur les carottes m’arrache un sourire forcé, frisant la désobligeance. Il attendait quelque chose de moi, il n’allait pas me liquider sur place. « Oh, très drôle, on ne me l’avait jamais faites… » Il veut que je le distraie ? Il se fout de moi en plus… Mais je me vois difficilement lui refuser cela. Ce serait suicidaire. « Tu me fais sortir d’Arkham uniquement pour profiter de ma compagnie ? Tu me flattes ! » Il me flatte, mais en attendant, je vais devoir meubler et occuper cet énergumène le temps qu’il termine son assiette. C’est morbide.

Je passe doucement ma langue sur mes lèvres en baladant mon regard dans la salle vide… Marqué uniquement par du Nate King Cole. « Le jazz te ressemble. Tu sais… A la fois vif et langoureux puis subitement… Improvisé. On attend le moment où tout va partir dans l’ineptie la plus complète, dénué de sens et rythme connu. On redoute presque l’instant où on ne comprendra plus, où subitement, l’absence de sens prend toute sa majesté. » Je hausse doucement les épaules avec une battement de cil prétentieux. J’espère grandement que ça lui conviendrait. Je n’étais pas homme à vouloir le contrarié. Personne.

La fameuse soupe arrive, portée par les mains tremblantes d’un serveur les yeux embués de larme. Je le regarde à demi, avec un sourire posée. Je n’y suis pour rien mon cher, je ne m’en excuserais donc pas… Et j’ai mes propres troubles pour moi même. Je crains un peu plus pour ma vie que pour la tienne, c’est tout naturel. Elle vaut bien mille fois la tienne.
Je baisse mes yeux sur l’assiette creuse où flotte un fil vert. Mon costume a veillait ou… Oh. Je ne porte pas mon costume !
Je blêmis et manque de m’étouffer avec ma salive… Soit il a fait la cuisine… Soit il a engagé un punk. Dans tout les cas, je refuse de toucher à cette assiette. Je marmonne à mi-voix, tétanisé « Tant que je vis, je dévore, mais dès que je bois, c’est ma mort… Qui-suis… » le reste s’éteint dans ma gorge. Elle était sortie d’elle même. L’angoisse délie ma langue.

« Ha, Eddie, je plaisante voyons, tu as l’air blême, un problème de sphinxtère… » Je rattrape un râle dans ma gorge en roulant des yeux. Faites le taire, je vous en supplie ! « Eddie… » « Edward… » je me permets de le prononcer entre me dents, en priant pour qu’il ne l’ait pas entendu. « ... si tu es là ce n'est pas pour me distraire, j'ai une requête, une faveur à te demander, un ordre à te donner, une exigence qu'il te faudra remplir, un ultimatum, un, un...enfin tu as compris. Vois tu en ce moment même, le gcpd encercle le bâtiment, je vais te faire une confidence: ils me veulent tellement que je me demande s'ils ne sont pas amoureux de moi !  Mais soyons clairs, je veux que tu sois moi ! »

Que je sois lui ? Qu’est-ce que c’était que cette lubie ? Enfin, je voyais où il voulait en venir… Mais dans quelle finalité ? Je me replace sur ma chaise et me penche vers lui, doigt liés sous le menton. Soit… « Entendu… Comment ? »  je soupire, un sourire au creux des lèvres. « Dès que vous m’avez, vous voulez me partager, mais alors je ne serais plus… Qui suis-je ? »
Je balaye d’avance sa réponse d’un geste de la main. « En d’autres termes, je suis dans la confidence… Qu’est-ce que tu comptes faire pendant que je prendrais ta place ? »

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Je m’émerveille de ce que j’ai trouvé, quelqu’un qui, par touches successives et à chaque fois réussies, sans défaillance, achève le tableau de mon fantasme ; je suis comme un joueur dont la chance ne se dément pas et lui fait mettre la main sur le petit morceau qui vient du premier coup compléter le puzzle de son désir.



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