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 Qui de nous deux sera le chat ? (harvey)

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MessageSujet: Qui de nous deux sera le chat ? (harvey)   Jeu 19 Fév - 20:43

« Qui a l’esprit le plus pensant de Gotham, Bullock ? Qui, de nous deux, joue le mieux au jeu du chat et de la souris ? »
février, année une
Je le déteste.
Je le déteste tellement. Des tréfonds de mon âme jusqu’aux plus hautes sphères de Gotham, je maudis Harvey Bullock. Par toutes les divinités païennes, d’ici ou d’ailleurs, je souhaite qu’il pourrisse tout entier.
Je ne suis pas croyant, je n’ai pas de temps à perdre avec des paganismes ou des inepties débilitantes. Mais si, ô grand jamais, si une entité démoniaque pouvait jaillir des tréfonds de la terre et… Non. Non, je ne veux pas que quelqu’un s’en charge…

Bullock sera à moi.

Ma mâchoire se crispe lorsque mes doigts se referment sur le journal du jour. Ils froissent, agressent et blessent les papiers où figure une photographie d’Harvey Bullock. Le meurtrier à la roulotte de Hot-Dog a enfin été arrêté. Mes yeux se lèvent. Des hot-dog, ça t’allait bien en plus, tas de graisse ambulante…
Mes iris verts parcourent le visage rond de l’homme sur le papier, mes traits se durcissent. Mon esprit se brouille… Je fulmine. Je lui en veux, au plus profond de moi….
Je le déteste !
Rageur, je racle les pieds de ma chaise et envoie valser le journal à l’autre bout de la pièce. Putain ! Je le hais !

Mes dents mordent mes ongles, déjà rongé. Ce qui m’énerve le plus, c’est que cette énormité à la conscience aussi grosse qu’un petit pois. Le niveau de réflexion digne d’un poisson en bocal… et ce… Cet abruti m’avait coffré une fois ! Une fois de trop. Une seule petite minime et infime fois…

Respire Edward. Respire… Je détends mes muscles crispés. La rage n’a rien de bon, non. Il faut réfléchir. Il faut être posé, intelligent. Je suis intelligent. Personne ne peut dire le contraire et surtout pas… « Surtout pas ce flic de seconde zone ! » C’était plus fort que moi, il fallait que ça sorte. Je devais extérioriser. Je respire lentement. Un sourire doux aux lèvres. Bien…

Je fais le tour du salon, un doigt posé sur les lèvres. Méthodique et patient. Voilà ce que je serais. Sournois, mesquin, vicieux… Pervers, sadique. Je veux que te voir souffrir, Harvey. Lire la défaite sur ton visage, mais pas encore… Je veux savourer ma vengeance, t’écraser. Implore, moi Harvey. Reconnais qui est le plus grand… Je veux voir la peur au fond de tes yeux. Le respect, la soumission.
Je ne t’accorderais qu’un sourire satisfait, Bullock…

Sois patient, Edward, tout vient à point qui sait attendre, mh…

Un soupir frissonnant de plaisir s’échappe entre mes lèvres. Ce serait grandiose, mais je devais être patient. D’abord, te travailler… Pas au corps. Non, je ne me salirais pas les mains pour toi, Harvey, tu ne le mérite pas. Je te poursuivrais, je te hanterais. Je veux t’obséder.
Attrape moi, Harvey… Essaye seulement. Cours, cours moi après… Nuit et jour… Ne pense qu’à ça.

Il n’y a même pas une semaine que je suis hors d’Arkham. Libre… Libre et dangereux, mais pas pour toi Gotham. Je laisse glisser un doigt caressant sur la vitre d’un appartement louer sous un autre nom. Pas tout de suite, ma belle… Ce n’est pas après toi que j’en ai.

Je sais, Harvey… je sais que tu en as après moi. Mes yeux verts se plissent en regardant passer une voiture de police. Une victoire que tu as eue… Une petite. La dernière. Une erreur de ma part. Une bête erreur qui n’arrivera plus. Tu m’as peut-être attrapé une fois, mais je ne retomberais pas entre tes mains. J’espère que tu as savouré, oh très cher inspecteur…

Je commencerais par infiltrer la base du GCPD. Un jeu d’enfant. Votre sécurité est à un niveau si bas que même enfant, j’aurais pu ouvrir tous vos dossiers, mais je me fiche du GCPD. Je veux Bullock. Seulement toi… Je m’introduis dans ton ordinateur, parcours tes fichiers, change d’abord les noms. E.Nygma. Partout. Je modifie les codes. Rien d’autre n’existe sinon mon nom… Première étape.
M’imposer à toi. Te forcer à me voir, à me vouloir.

Je partage ta webcam. Ton univers m’apparait intime. Unique, mais tu n’en sauras rien. Tu n’aurais pas idée du plaisir voyeur que je m’octroie. Non, pas la moindre idée. Pas pour l’instant… Tu le saurais quand je me laisserais dévoiler.
Tu suivras mes règles, Harvey. Mon jeu. Tu avanceras au rythme que je t’imposerais et si tu t’avises de tricher, je te le ferais payer.

Tout le monde à Gotham ne craint les fous. Craindre entraine le silence et il s’achète si facilement… Et personne n’ose me trahir. J’achèterais un de tes hommes pour m’aider dans ma tâche. Il fera de ton monde, mon plateau de jeu.

Commençons par de simples indices, inspecteur. De très simple, à votre niveau.. Ou même en dessous.
Je suis magnanime.
Qu’aimez vous par dessus tout, inspecteur, le matin ?

Je glisserais au fond de votre mug un simple imprimé. Un point d’interrogation, pourquoi faire compliqué ?
Puis, un second matin, votre bureau sera recouvert de post-it. Des post-it signés de ma main. Un point… Un simple point qui vous interroge. Démultiplié, par milliers, envahissant, encombrant. Oh, c’est petit, n’est-ce pas ? C’est infantilisant, mais vous en avez besoin, inspecteur. Vous avez besoin qu’on vous remette à votre place qu’on vous rappelle qui est le plus intelligent.

Qui a l’esprit le plus pensant de Gotham, Bullock ? Qui, de nous deux, joue le mieux au jeu du chat et de la souris ?

Attrape moi, Harvey… Essaye seulement. Cours, cours moi après… Nuit et jour… Ne pense qu’à ça.

_________________
Je m’émerveille de ce que j’ai trouvé, quelqu’un qui, par touches successives et à chaque fois réussies, sans défaillance, achève le tableau de mon fantasme ; je suis comme un joueur dont la chance ne se dément pas et lui fait mettre la main sur le petit morceau qui vient du premier coup compléter le puzzle de son désir.



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MessageSujet: Re: Qui de nous deux sera le chat ? (harvey)   Dim 22 Fév - 1:48


Un, deux, trois, c'est toi le chat



 Des poignées de main, des photographies, des faux sourires, Bullock était contraint de jouer le manège des médias pour éviter les foudres de ses supérieurs qui profitaient de cette courte popularité pour demander des fonds supplémentaires au maire. Oh, notre bon vieux flic savait bien que d’ici demain, tout le monde aurait oublié cette histoire. Qu’est-ce que ça pouvait leur foutre aux gens normaux qu’un malade de plus soit stoppé ? Rien. Un de plus ou un de moins, cela ne changeait rien à leur quotidien. Ils ne se battaient pas pour changer les choses, ils subissaient. Cela l’énervait tellement, mais il n’avait rien à dire là-dessus. Il devait obéir, comme une marionnette.

- Ferme-là Bullock, et souris !

Quels cons. Il n’avait pas hésité à insulter un de ses collègues qui faisaient le coq devait tous ces journalistes. Quel couillon, croire que le GCPD serait plus apprécié grâce à cette petite histoire ? Tous les jours, il était dans la rue à poursuivre des fumiers et autres fils de pute qui faisaient les poches des vieilles. Il avait même eu la joie d’envoyer quelques salopards à BlackGate et à Arkham.  Est-ce que cela avait changé quelque chose ? Non. Est-ce que les gens voulaient du changement ? Non plus. De toute façon, même au sein même de sa profession, personne ne voulait une évolution. Il était bien mieux de recevoir un petit bonus des dealers que de les foutre en taule, hein ? Il ne pouvait pas tellement leur en vouloir, après tout, il avait fait de même avant de connaitre Gordon. Quoi que si, il avait juste envie de leur en foutre une. Tocards. Ne voyaient-ils pas l’orage au-dessus de leur tête ? Et cette chauve-souris en collant n’était qu’une insulte de plus. La tête de Bullock bourdonnait d’une rage mal contenue mais ce n’était rien par rapport à ce qui le préoccupait le plus.

En effet, cela faisait quelques jours que Edward Nigma s’était échappé d’Arkham et notre policier préféré se sentait responsable de chacun de ses jours en liberté. Après tout, c’était lui qui était parvenu à l’arrêter. Il revoyait déjà son visage bouleversé lorsqu’il lui avait passé les menottes, hilarant ! Sauf que depuis qu’il avait remis un pied dehors, il y avait plus de l’inquiétude sur le visage du bulldog de Gotham que de la satisfaction. Il détestait ce type, il était le plus insupportable des criminels qu’il avait pu rencontrer jusqu’à présent. Putain, et qu’est-ce qu’il haïssait les énigmes ! Il avait envoyé une équipe à sa recherche et toujours rien. Bullock avait un léger doute sur la suite des évènements depuis son évasion mais il ne pensait pas être le fruit d’une vengeance personnelle. La plupart des criminels reprenait leur activité en se cachant davantage du GCPD. Sauf que le sphinx n’était pas n’importe quel criminel.

Le lendemain matin, après avoir envoyé au diable cinq journalistes qui cherchaient des informations sur le procès qui se préparait sur le tueur à roulotte de Hot-Dog , il retrouva la machine à café qui l’attendait. Il savoura sa dose de caféine quotidienne, qui avait le don de calmer ses nerfs avant de s’apercevoir que quelque chose clochait avec sa tasse. A la dernière gorgée, il vit quelque de vert au fond de sa tasse. Il regarda plus attentivement avant de lâcher le mug avec une expression de colère, l’objet vient se briser à ses pieds, laissant apparaitre une partie du point d’interrogation sur les bouts de verre. Les regards se rivèrent sur lui, tandis que le bougre se mettait à jurer violemment.

- Oh le fils de pute, oh le.. le.., sale petit… RHA !

Il fonça vers son bureau d’un pas agité. Il avait un mauvais pressentiment et cela se confirma. Edward Nigma était connu pour un génie, notamment dans le domaine de l’informatique. Il espérait un instant qu’il n’est pas réussi à percer les défenses de la base de données du GCPD mais c’était peine perdue. Tous ses dossiers avaient été renommés en « E.Nygma » et dans chacun deux se trouvait des pages et des pages de son nom, signant son crime pour mieux le narguer. Il avait tout perdu. Son visage se décomposa une seconde avant qu’il ne frappe la table de son poing dans un violent juron. Il passa toute la journée à tenter de récupérer les dossiers sur son disque dur, à chercher des sauvegardes, des clés usb, à exiger par téléphone que la sécurité de leurs données soit renforcée, rien n’était suffisant pour restaurer la quantité d’information qui s’était envolé. Si le sphinx l’observait à ce moment-là, sans doute avait-il eu tout le loisir d’entendre toute la poésie dont été capable l’inspecteur Bullock. Il rentra très tard ce soir-là.

Le lendemain, après une nuit agitée à ruminer sa colère et à se demander ce qu’il pourrait bien faire à Nygma s’il lui tombait dessus, son bureau eut une toute nouvelle décoration. Des post-its avec un simple point d’interrogation, sur sa chaise de bureau, son ordinateur, à l’intérieur de ses tiroirs, sur les murs, partout. Il poussa un cri de rage, tourna en rond dans la pièce comme un ours au zoo. Le plus difficile dans ce genre de situation et de retirer le premier post-its. Mettre sa fierté de côté pour ranger tout ce foutoir, ce fut sans doute le plus pénible. C’est pour cela qu’il abandonna vite fait, envoya le stagiaire le faire à sa place et aboya sur le service de sécurité.

- COMMENT A-T-IL PU RENTRER SANS QUE VOUS NE LE VOYIEZ SUR VOS ECRANS ? ETES-VOUS AUSSI STUPIDES QUE CA OU C’EST DE NAISSANCE ?! JE VEUX TOUS LES ENREGISTREMENTS SUR MON BUREAU DANS DIX MINUTES, SINON JE VOUS BOTTE LE CUL !

- Monsieur ?
- QUOI ?!
- Vous avez un post-its sur votre chapeau.

Bullock se pinça l’arête du nez et dit d’une voix terriblement basse :

- Jones, si vous ne voulez pas ranger le tas que j’ai dans mon bureau, fermez-là.
- Oui, inspecteur.

Il quitta la pièce, non sans jeter une boulette de papier d’un geste rageur. Bullock fouilla chaque recoin du bâtiment, allant même inspecter le toit pour trouver une trace de l’homme mystère mais il n’y avait rien. Les seuls indices qu’il avait, étaient ceux qu’il avait accepté de lui donner. Notre protagoniste resta un petit moment sur le toit, à réfléchir loin des caméras de surveillance. Son équipe n’avait jamais pu s’approcher aussi près de Mister devinette que lui aujourd’hui. Il le voulait. Alors il allait l’avoir. Il allait le trouver. Il devait le trouver.

Ces nuits furent encore plus courtes, au point qu’il devait prendre sa dose de café encore plus régulièrement. Bullock, qui n’était pas un expert en informatique, utilisa son ordinateur (encore couvert de post-its) pour retrouver l’usine qui fabriquait ces penses-bêtes. C’était sa seule piste.

Une affaire personnelle ? Totalement. Il ne communiquait aucune information à ses collègues sur cette affaire et l’absence de Gordon lui permettait de mener l’enquête comme bon lui semblait.

Que le jeu commence.

- Qu’est-ce que je haïs les énigmes.

 



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MessageSujet: Re: Qui de nous deux sera le chat ? (harvey)   Dim 22 Fév - 23:08

« Bonjour Inspecteur ! Vous n’aimez pas les énigmes… ? »
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Hahah, oh très cher inspecteur, quelle réactivité ! Quel entrain ! Quelle… joie ! J’éclatais d’un rire enfantin, seul à pouvoir l’entendre, seul à partager ma joie. Un plaisir solitaire que vous, Inspecteur Bullock êtes le seul à pouvoir me rendre. Je balançais le dossier de ma chaise de bureau d’avant en arrière, ponctué par le soubresaut de mes éclats de rire.
« Comment a t-il pu rentrer sans que vous ne le voyiez sur vos écrans ? » Voyons, voyons… Je ne me déplace pas pour la sale besogne et vous connaissez mes capacités. Je pourrais  vous subtiliser toutes vos donnés les yeux fermés et sous votre nez.
Je baisse le son en grimaçant… Qu’est-ce qu’il pouvait vagir, cet animal. Insupportable.

Je quitte le petit écran où je partage l’intimité de mon nouveau jouet. Il était échauffé… Prêt.

Demain serait un nouveau jour, inspecteur.

Mes nuits n’ont jamais été longues. Lors de plans, elles étaient inexistantes. Je prenais le temps de programmer mes actes, calculait les réactions de Bullock et anticipait son temps de réaction. Tout était précis et millimétré. Une perfection inégalable et indémontable. Rythmé, sans fioritures… Limpide.

Demain est un nouveau jour. Notre jour, inspecteur et il arrive plus tôt que vous ne l’eussiez prévu.

Tout comme vous, je garde une tasse de cavé à porté de main. De si bon matin, je me sens déjà si joueur grâce à vous. J’espère que vous êtes un bon perdant. Je craque mes doigts, inspire un grand coup, à l’aube de notre longue partie de chat. Une nouvelle fois, je pirate son ordinateur, le brouille, fait tomber ses barrières et ses codes. Son écran se grise, se pixelise. Les couleurs changent… Vert, rose… Une point d’interrogation pour unique fond. Et puis apparaissent enfin des lettres.

- Bonjour Inspecteur ! Vous n’aimez pas les énigmes… ? Quel dommage, j’espère que vous êtes plus poète que vous ne l’étiez hier !

Les lettres disparaissent. De nouvelles apparaissent.

- Je suis tous les oiseaux, mais je n’atteindrais jamais le ciel. Je flotte sur l’océan, mais je ne suis jamais mouillée… Qui-suis-je ?

Je souris avec une douceur langoureuse, les yeux posés sur mon écran. La lampe posée le bureau de mon cher inspecteur s’éteint intempestivement, irrégulièrement. De courte pause, puis de longue longue. Les coupures s’alternent, aux nombres de douze. Ni plus, ni moins.

Une énigme qui vous ressemble. Du morse.
Douze coups qui indiquent douze chiffres. Ce sont simplement des coordonnées géographiques. Mon ancien bureau. Vous vous souvenez, là ou vous m’avez violemment délogé la fois précédente…
Ma mine se défait, je serre la souris qui subit la moiteur de mes mains. Vous m’avez délogé une fois, mais vous ne m’arracherez pas de mon jeu une seconde fois.
Je suis rancunier, Bullock. Ne l’oubliez pas.
Ne regardez pas plus loin, inspecteur, mais chaque matin, vous aurez la même énigme, la même indication jusqu’à ce que vous compreniez. Que vous ressentiez l’amertume du déjà-vu, l’appréhension de devoir me défier une seconde fois. Ne craignez rien, je suis patient.

Une énigme après l’autre… La réussite d’une vous entraine à l’autre. Je ne m’essoufflerais pas, inspecteur. Je ne me montrerais que si vous êtes méritant.

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MessageSujet: Re: Qui de nous deux sera le chat ? (harvey)   Lun 23 Fév - 19:24


Je vais te faire avaler ton chapeau, Nygma.



 Nouvelle journée, nouveau défi. Bullock avait pimenté son café pour tenir et chasser la rage qui menaçait de tout dévaster sur son passage mais qui lui permettait aussi de quitter son chez soi avec un minimum de courage. Un peu de whisky dans son café, un léger filé. C’est certain que finir complètement ivre n’aiderait pas à mettre la main sur Nygma et il tentait de contrôler sa dépendance un maximum. Cela faisait trois jours maintenant que le sphinx se jouait de lui et notre bulldog n’avait aucune piste pour le poursuivre. Il s’est rendu la veille à l’entreprise qui fabriquait les pense-bêtes mais sur la liste des clients, le criminel n’avait laissé aucune piste. Il n’y avait aucun jeu de mot pouvait même laisser supposer qu’il s’était rendu là-bas. A moins que Bullock n’est pas su le découvrir. En tout cas, ce n’était pas cette piste qu’il devait suivre. L’homme-mystère l’avait choisi comme partenaire de jeu, c’était lui qui le ferait venir. Le lendemain, alors que notre inspecteur savourait un café alcoolisé tout en fouillant dans la base de données de l’asile pour voir s’il avait formulé le moindre sous-entendu à son encontre alors qu’il était avec un psychiatre, son ordinateur agit bizarrement.

- Qu’est-ce qui se passe encore…

Il cliqua tout bêtement sur le bouton « Echap », cherchant la moindre réaction de la machine. Il finit par grogner et donner un coup sur l’écran qui devenait de plus en gris. Le tout se pixélisa dans un drôle de mélange vert et rose. Bullock haussa doucement un sourcil alors que des lettres se formaient sous ses yeux sur un fond verdoyant, un point d’interrogation rose au centre. Bullock lit la phrase, dans un nouveau juron qui s’étouffa entre ses dents lorsqu’il comprit qu’il était observé. Il leva les yeux vers le plafond, cherchant les caméras et les micros de Nygma. Les lettres changèrent alors. Une énigme ? C’était à parier. Des oiseaux, la mer ? Lui donnait-il rendez-vous sur un bateau ? Il chuchota l’énigme plusieurs fois avant d’être coupé par sa lampe de bureau. Il voulut l’éteindre mais il abstient son geste. Nygma lui indiquait très clairement qu’il le voyait, l’entendait et qu’il avait une action sur chaque chose autour de lui. Bullock pâlit une seconde. Est-ce qu’il avait pénétré chez lui aussi ? Le suivait-il ? La paranoïa se glissa dans un coin de sa tête. Il prit un post-its qui restait sur son bureau –il y en avait tellement qu’il en restait encore une bonne partie sur les murs et les meubles- qu’il colla d’une main rageur sur la webcam après un magnifique doigt d’honneur. Il pouvait toujours l’entendre cependant et sans doute il y avait-il d’autre caméra. Il passa ses mains sur son visage, complètement posté, en pleine réflexion. Il le provoquait. Il pouvait presque entendre sa voix de gamin qui savait tout contre son oreille : « vous n’y arrivez pas inspecteur ? Suis-je plus malin que vous ? N'importe qui est meilleur que vous. Vous êtes un flic pitoyable. ». Il donna un nouveau coup sur son ordinateur en pensant à tout ceci et l’écran redevient normal.

- Merde !

Il se dépêcha de noter ce qu’il se souvenait de l’énigme sans se douter que la lampe en faisait partie. Il pensait que le sphinx ne faisait que le narguer et il la débrancha même le second jour par colère. Heureusement pour lui, le lendemain lorsqu’il retourna au travail, l’énigme l’attendait et sa lampe refit le même caprice que précédemment. Il mit plusieurs jours pour comprendre la première énigme. Après avoir passé trois jours à se faire livrer des plats et à boire du café, tellement frustré de ne pas trouver qu'il ne sortait plus de son bureau, dormant même sur son siège. L’idée lui vient en voyant son reflet dans la tasse. Un reflet, non, un ombre. Une ombre ? Quel rapport avec sa fuite ?

- Je vais te faire bouffer ton chapeau et tes énigmes quand je te tomberai dessus, enfoiré.

Il rebrancha la lampe et réfléchit. Lumière, ombre, lumière… Il lui fallut un peu plus de temps pour réaliser qu’il s’agissait d’un message codé mais il ne lui fallut que quelques secondes pour déchiffrer le morse une fois qu’il comprit. Le GCPD est le SWAT avaient eu un entrainement militaire et la compréhension du morse en faisait partie. Des chiffres, des tas de chiffre. Alors qu’il vérifiait si cela correspondait à un coffre de banque, se fut un échec bien sûr, il eut une révélation.

- Putain, et si c’était des coordonnées ?

Ni une ni deux, il ouvrit une nouvelle page et tapa les chiffres pour savoir où cela correspondait. Est-ce que notre Nygma serait sentimental ? Son ancien bureau, l’endroit exact où il l’avait attrapé la première fois. Et cette fois-là encore, il en était persuadé. Il pourrait faire tous ses jeux, il ne lui échapperait pas. Pas une seconde il pensa à contacter ses coéquipiers, il en était hors de question. Se serrait en face en face. Un sourire malin flotta sur les lèvres de Bullock qui se leva, prit sa veste et son flingue d’un geste assuré.

- L’ombre. Tu veux que je vienne te rejoindre cette nuit. N’est-ce pas, Nygma ?, il regarda sa montre, satisfait. Le soleil tombe dans une heure, ça me laisse largement le temps d’aller là-bas et on jouera alors avec mes règles. Un poing dans ta g…

Il parlait haut, ne s’attendant pas à une réponse en particulier et pourtant, un son vif se fit entendre dans la pièce, lui coupant la parole. Il plissa les yeux, l’arme en main. Il s’approcha du téléphone portable posé sur sa table qui sonnait. Il décrocha, un léger doute en tête. Numéro inconnu ? Non, pas possible. Comment aurait-il fait pour obtenir son numéro ?

- Allo ? Fit le grincheux coupé dans sa joie.

 



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MessageSujet: Re: Qui de nous deux sera le chat ? (harvey)   Lun 23 Fév - 23:59

« C’est pour ça que vous m’aimez, non ? Pour donner un but à votre misérable vie…  ? »
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Bullock était presque plein de ressources, pas mental, malheureusement, mais il avait le mérite d’être distrayant, je pouvais au moins lui accorder ça.
Le temps a été long… Terriblement long.

Des jours à bailler et à somnoler devant un Bullock endormit et au bord du gouffre. Si bien que j’avais finit par prendre ses habitudes de dévoyé à empiler des tasses de café. Soyez fier de vous, inspecteur.
« Putain, et si c’était des cordonnés ! » Il m’en fit sursauter ! Je m’endormais presque à attendre péniblement que la lumière parvienne à ses neurones que je désespérais de le voir réussir ! Endormi et débraillé et je me frotte les yeux en suivant péniblement du regard sa masse informe s’affairer sur son bureau. « Bravo, Harvey… il vous en aura fallu du temps… » je marmonne en frottant mes joues.

La nuit tombe lentement, surement… L’avantage d’avoir travaillé à la Wayne Enterprise, c’est qu’on la connait dans ses moindres détails et, même s’il y a des années que je l’ai quitté magistralement, je constate qu’ils ont à peine touchée à leur système de sécurité. Mon vieux terrain de jeu me reviendrait de droit.

« L’ombre. Tu veux que je vienne te rejoindre cette nuit. N’est-ce pas, Nygma ? » Brillant. Vous avez trouvé ça tout seul ? Je prends le téléphone et compose machinalement son numéro. Mes lignes sont sécurisées… « Le soleil tombe dans une heure. » Première sonnerie. « … ça me laisse largement le temps d’aller là-bas et on jouera alors avec mes règles. Un poing dans ta g… » Je claque doucement ma langue contre mes dents. Trêve de vulgarité, inspecteur, vous m’écorchez les oreilles.

« Allo ? » « Haha… ‘Allo’ ? C’est tout ce que vous avez en réserve ? J’aurais espéré plus de fantaisie de votre part… Vous qui êtes si charmant, inventif et… Limité. » Mes doigts s’enroulent autour d’une mèche que de cheveux qui retombent sur ma nuque. Comme une adolescente éprise, ou trop charmeuse. « Allons, allons… Le chat aurait-il mangé votre langue ? Je ne vous pensais pas si timide. Hahaha ! Oh, Inspecteur, vous n’avez pas idée combien je suis heureux de vous avoir pour moi ! Peut-être que cela s’entend dans ma voix… » Je ne peux pas réprimer un rire aguichant au relent d’agressivité. « Je ne saurais vous le cacher, oh si brillant Harvey Bullock… »
Mes doigts pianotent lentement sur mon clavier, anodinement tendit que je jette un regard par la fenêtre. « J’ai bien cru que vous n’arriveriez jamais à trouver la solution… Je vous avez presque oublié ! La ponctualité n’est pas votre fort ? C’est très impoli de faire attendre ses hôtes. Si bien que… Vous ne méritez pas de m’avoir en tête à tête. »

Mon ton change subitement. Froid, tranchant. Vous allez regretter de m’avoir coffré une fois. Je me lève de mon bureau, mes mains le claquent et je vais jusqu’à ma fenêtre. « Vous avez été trop lent, inspecteur, trop lent et trop naïf. Vous pensiez véritablement que vous alliez me tomber dessus, la fleur au fusil ? » J’éclate d’un rire sarcastique avant de reprendre presque aussitôt, la rancoeur dans la voix. « Vous êtes si prévisible ! Ne vous en faites pas… je saurais mettre du piment dans votre vie, Harvey… C’est pour ça que vous m’aimez, non ? Pour donner un but à votre misérable vie… » Un sourire malsain fleurit au coin de mes lèvres, alors que ma main caresse la vitre d’où je vois la tour Wayne.

« Vous êtes toujours prêt à jouer… ? Haha… Pourquoi vous poser la question. Que le jeu continue. »

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MessageSujet: Re: Qui de nous deux sera le chat ? (harvey)   Mar 24 Fév - 16:43


Qu’est-ce qui est vert puis rouge ? Un Nygma qui perd.



 Bullock fut curieusement silencieux, serrant les dents face aux faux compliments. Il aurait encore préféré qu’il l’insulte au lieu de le sous-entendre à moitié. Il plaqua le téléphone entre son oreille et son épaule, ajusta sa veste et entreprit de rejoindre sa voiture, continuant de l’écouter. Il se moquait de lui, le narguait, jouant avec le timbre de sa voix pour sembler le plus amical possible alors qu’ils savaient tous les deux que leur relation était basée sur un mépris mutuel.

- Peut-être que cela s’entend dans ma voix…  Je ne saurais vous le cacher, oh si brillant Harvey Bullock…
- C’est inspecteur Bullock pour toi, Nygma. Trancha notre homme, d’une voix particulièrement grave alors qu’il ouvrait la portière de sa voiture. C’est quoi ton nouveau jeu cette fois ? Dépêche si tu ne veux pas que je me sente d’humeur poète.
- J’ai bien cru que vous n’arriveriez jamais à trouver la solution… Je vous avais presque oublié ! La ponctualité n’est pas votre fort ? C’est très impoli de faire attendre ses hôtes. Si bien que… Vous ne méritez pas de m’avoir en tête à tête.

Bullock se raidit soudainement, inquiet. Tout ça pour rien ? Il allait s’enfuir et le faire courir de nouveau après lui ? Non non non, il était si proche de l’attraper. Il hésita, tout à coup très attentif aux paroles de son adversaire. Une boule d’angoisse, vicieuse, se glissait entre ses os.

- Vous avez été trop lent, inspecteur, trop lent et trop naïf. Vous pensiez véritablement que vous alliez me tomber dessus, la fleur au fusil ?

Son rire énerva Bullock qui fit gronder le moteur, se fichant de se faire entendre par le prince des casse-têtes. Il fonçait, conduisant d’une main pour arriver le plus rapidement possible sur les lieux du rendez-vous. Dangereux, il grillait les feux rouges et ignorait les voitures sur son passage. Il avait été piqué au vif dans sa fierté de policier. Il devait le convaincre de l’attendre là-bas. L’inspecteur craignait tellement que tous ces jours à réfléchir, à s’énerver et se frustrer n’aient permis à rien d’autre que d’amuser le criminel. Il refusait de voir ça. Il refusait d’entendre encore sa voix lui murmurer qu’il était un piètre flic.

- Ça a bien marché la dernière fois. Qu’est-ce que tu veux, Nygma ? Tu abandonnes déjà la partie ? Tu as trop peur que je t’attrape ? Tu te souviens quand je t’ai chopé la première fois, n’est-ce pas ? Tu sais que je vais te coffrer, encore. Ah, si tu avais vu ta tête quand je t’ai plaqué contre ton bureau pour te foutre les menottes, c’était... comment tu dirais si t’étais à ma place ? Il prit une voix plus fluette, tentant d’imiter le sphinx : jouissif ?

Le jour de son arrestation, Bullock avait été le premier sur les lieux. L’équipe qui devait le rejoindre avait eu un léger retard mais la force et la réactivité du policier lui avait permis de l’attraper avant même qu’il ne se rende compte de ce qui se passait. Le Bulldog avait été particulièrement agressif et violent ce jour-là, n’ayant pu supporter que la liste des victimes du criminel s’allonge. Si seulement il avait été plus rapide et c’est ce que Nygma lui reprochait encore aujourd’hui : sa lenteur. Il ne le supportait pas.

- C’est pour ça que vous m’aimez, non ? Pour donner un but à votre misérable vie…
- Tu me laisses des petits mots, tu pimentes mon café, tu me donnes rendez-vous, me passe un coup de fil pour me dire toute l’affection que tu me portes, n’est-ce pas plutôt toi qui en pince pour moi ? Laisse-moi une seconde chance, et tu verras combien c’est réciproque.

Le sarcasme, le mépris, la violence à peine dissimuler. Il voulait le mettre en colère. Il connaissait l’homme-mystère, il ne supportait pas l’insolence, ni le fait de supposer que l’on était meilleur que lui. Il avait toujours ce besoin de prouver aux autres qu’il était le plus fort, le plus intelligent. Un complexe de supériorité si caractéristique, au point de laisser des indices sur les scènes de crime. Au point de contacter un policier pour se venger de lui aussi. Nygma lui dit alors que le jeu pouvait continuer. Le soulagement envahit notre homme qui vit au loin la tour Wayne. Il se demandait comment il avait pu se débarrasser des salariés dans cette zone et passer le système de sécurité mais il ne s’attarda pas sur cette question. C’était Nygma après tout, il était malin mais parfois, cela ne suffisait pas et il allait le lui prouver. Il était trop sûr de lui, mais Bullock l’était aussi. Ils n’étaient pas si différents finalement. Ils n’abandonnaient jamais et quand ils détestaient quelque chose, ils le détestaient du plus profond de leur cœur. Ils avaient cette même passion pour la réussite et cette même assurance qui les perdait souvent.

- Tu n’aurais pas pu choisir un meilleur endroit en tout cas, Sphinx. Ça te manquait hein ? Je me souviens, toi à deux doigts de chialer alors que tu avais la face collé contre ton bureau, les bras dans le dos. Je t’ai fait mal, hein gamin ? C’était fait exprès. Tu n’es pas le plus malin Edward, je vais te le prouver. Je vais jouer ton jeu et tu vas perdre. D'ailleurs, à mon tour de poser les devinettes : Qu’est-ce qui est vert puis rouge ?


Il jouait entre son pseudonyme et son vrai prénom, le narguant à sa manière alors qu’une montée d’insulte flottait sur ses lèvres. Il arriva sur place et après un dernier dialogue, raccrocha. Il montra son badge au service de sécurité qui le regardait d'un drôle oeil. Ils ne comprenaient pas la situation. Ils n'imaginaient pas que leur ancien employé se trouvait ici. A attendre pour créer le pire. Bullock se dirigea à pas rapide vers la branche abandonnée de Wayne entreprise, là où se trouvait l’ancien bureau de Nygma. C’est là que l’homme-mystère lui offrit la première partie du jeu. Une flèche qui indiquait les escaliers. Innocente, sage et dangereuse.

- Tu me prends pour un con… Fit-il, un rictus sur la face.

Il sortit son flingue et prit plutôt l’ascenseur. Il n’était pas un gentil mouton, il ne le suivrait pas, il allait contourner les règles. Malheureusement pour lui, ce fut si gros qu’il ne remarqua pas qu’il était allé exactement ou le sphinx voulait. C’était là le piège et il était entré dedans.

 



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MessageSujet: Re: Qui de nous deux sera le chat ? (harvey)   Mer 25 Fév - 0:46

« Le meilleur, inspecteur, c’est que je vous regardais souffrir avec une satisfaction à la hauteur de mon oeuvre… »
février, année une
Harvey était du genre à être persécuté pour la simple et bonne raison qu’il démarrait au quart de tour dès qu’on le piquait à vif. Il se cachait sous des pics de colères et d’agressivité comme l’aurait fait un ours. « Tu n’aurais pas pu choisir un meilleur endroit en tout cas, Sphinx. Ca te manquait, hein ? Je me souviens, toi à deux doigts de chialer alors que tu avais la face collé contre ton bureau, les bras dans le dos. »

Mon sourire se fane, peu à peu. Une marque de mépris s’installe sur mon visage. Lentement, mes doigts craquent contre le téléphone… Je déglutis douloureusement en sentant une rage furieuse me grimper dans la gorge. Si tu crois que je me laisserais avoir par tes stratagèmes Bullock, tu te mets le doigt dans l’oeil jusqu’au coude. Je t’écraserais. Je te forcerais à courber l’échine et à implorer un pardon que je ne t’accorderai jamais.

« Je t’ai fait mal, hein gamin ? C’était fait exprès. » Ma mâchoire me brule à force de la serrer, mais je me fais violence pour la garder close. « Tu n’es pas le plus malin Edward, je vais te le prouver. » « Ferme la Bullock ! »

Je ferme les yeux et pose fermement mon poing sur la vitre. Ma tête s’agite, douloureusement, comme à chaque fois que je suis confronté à mes propres démons… J’avais vainement appris à les combattre et mes malheureuses années à Arkham n’avait jamais été capable de ‘soigner’ ce mal.  Qu’est-ce que disait ma psychiatre ? Borderline ? Qu’elle aille au diable avec tous les autres, cette trainée de première ! Personne ! Personne n’était en droit de me passer au dessus et personne n’en était capable ! Je suis le plus intelligent de Gotham. « Je vais jouer à ton jeu et tu vas perdre. D’ailleurs, à mon tour de poser les devinettes : Qu’est-ce qui est vert puis rouge ? »

Je passe une main tremblante dans mes mèches rousses. Mon souffle désespère de se réguler, mais le calme doit revenir. Coute que coute. Mon corps accuse un dernier spasme fiévreux. Je crachais littéralement ma rage entre mes dents, au point de me détester. Moins que je le haïssais lui d’arracher avec violence mes angoisses. « Joue au mâlin, Bullock. Continue de croire et d’espérer. Continue de croire que tu as une infime chance de me saisir. Tu paierais ton affront. Et le meilleur dans tout ça… » J’inspire profondément, me souciant alors assez peu du souffle brûlant qui s’entendrait… Brûlant et frissonnant. Frémissant pour si peu. Je ne le laisserais pas démolir une seule de mes barrières.
Je prends alors le temps d’articuler avec soin chacun de mes mots, laissant pleinement la rancoeur prendre le pas sur mon ton « Le meilleur, inspecteur, c’est que je vous regardais souffrir avec une satisfaction à la hauteur de mon oeuvre… »

Il coupe la conversation.
Je prends le temps de calmer mes nerfs. Je mords quelques instants mon doigt, furieusement, pour faire échapper la tension. Reste calme, Edward. Tout ira bien…

Je fermais les yeux… Quelques secondes en me répétant comme une litanie que j’étais le meilleur. Personne ne pouvait en douter… Personne ne pouvait me faire douter…

Finalement, je repose mes yeux sur l’écran de l’ordinateur.
J’ai accès à certain écran de contrôle… D’autres sont trop longs à pirater et je n’en avais besoin que d’un… Celui de l’ascenseur. J’avais émis des doutes sur ce plan, mais visiblement, j’ai tord de ne pas croire suffisamment en la stupidité de l’inspecteur !

Les portes se verrouillent. Un éclat de rire sarcastique éclate dans la cage d’ascenseur dans laquelle il se trouve. De toute part, indissociable. Comme si elle se répondait, elle ne s’arrête qu’une fois que mon émoi se calme finalement. « Oh, inspecteur ! Je ne pensais vraiment pas que vous tomberiez dans le panneau ! Vous êtes comme un chaton dans l’arène… Vous feulez beaucoup, mais le lion ne fait qu’une bouchée de vous. »

Je lâche un soupire de soulagement, comblé de bonheur et y pose même une main sur mon coeur. Je le vois, lui non. Je suis toujours omniscient, mh ? Je suis celui qui décide de ton sort…
Dans la cabine, ma voix continue de vibrer.

« Vous n’avez pas moyen de vous échapper inspecteur. Si seulement votre bon sens ne vous avait pas fait défaut à votre naissance… J’ose espérer que vous n’avez pas filé votre chemise pour notre rendez-vous ! Peut-être même que vous parviendrez à marier la passion à la trahison ! »

Il suffisait d’être attentif. Le fil rouge de la passion lié au fil jaune, de la trahison. Triste mélange, pourtant. J’attends suffisamment longtemps pour lui répéter ces mêmes mots. Jusqu’à ce qu’il comprenne péniblement. Le boitier était sous son nez et il n’était pas bien dur à ouvrir.
Ce qu’il ignorait, c’est qu’au delà d’être un grand joueur. J’étais un sale menteur. Les lier court-circuiterait l’ascenseur et le plongerait dans le noir…

Et connaissant Bullock. Un deuxième coup de bluff passerait comme si de rien n’était.

L’écran passa au noir… Silence complet.
Je me mis à rire avec délectation, rappelant sur son téléphone. A la fois pour le plaisir le plus simple de pouvoir savourer son silence et ses vaines insultes. « Un jeu d’enfant, inspecteur. Vous êtes comme un enfant sans repère. Je sens que vous allez regretter les donuts engloutis dans le dos de votre boss… Mais cette fois, je vous aiderais. Je n’ai qu’une parole ! »


Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Qui de nous deux sera le chat ? (harvey)   Mer 25 Fév - 17:50


Okay, j'arrête les beignets.



 Bullock était satisfait. Du moins, un peu. Il était certain que jamais Nygma ne le lâcherait à présent. C'était un avantage, un geek contrarié réfléchissait moins bien. Il lui avait sorti le grand jeu, celui des souvenirs et de l’échec. C’était le sphinx qui avait perdu contrôle cette fois-ci, devenant tout à coup plus « poète », comme il disait. Il espérait que ce manque de sang-froid lui servirait à l’avenir et qu’il parviendrait à l’attraper grâce à ça. Cependant, rien n’était jamais simple avec lui. Bullock était par habitude prudent, même s’il était un homme d’action. Ce piège qu’il lui tendait avec été si gros qu’il ne l’avait pas vu venir. Sa prudence lui avait fait défaut. Suivre une direction donnée ? Cela lui arrivait mais ici, il avait préféré jouer la carte de la sagesse et cela l’avait perdu. La porte de l’ascenseur se referma lentement et un rire raisonna. Bullock, comprenant alors qu’il était tombé dans le panneau, se précipita sur les portes, jouant de ses muscles pour les ouvrir. Il s’acharnait mais il était fait. Il donna un coup de pied, tandis qu’il entendait l’homme-mystère se foutre de lui. Un chaton ? Sérieux ? L’homme grogna entre ses dents, tapant sur tous les boutons en espérant qu’il bouge. Edward l’informa alors avec amusement qu’il n’avait aucun moyen de s’échapper. Bullock se stoppa alors, se mordant les lèvres avec fureur.

- Si seulement tu pouvais la fermer. Montre toi un peu, tu as peur de moi, c’est ça ?

Provocation inutile dont la seule réponse fut une énigme. Il ne la comprit pas sur le coup et lorsqu’il la répéta, il réalisa enfin qu’il y avait un sens là-dessous. Passion, trahison, filé, fil… La passion avait toujours été symbolisée par le rouge mais la trahison ? Il se colla au mur de la cage d’ascenseur, réfléchissant du mieux qu’il put malgré ses nerfs. Il se souvient avoir offert des roses jaunes à une de ses ex-épouses. Elle l’avait mal pris et lui avait fait un cours sur le langage des fleurs. Un sacré bout de femme. Il sourit malgré lui de la situation. S’il sortait de là grâce à elle, il lui demanderait de reboire un verre avec lui. Il se le promettait. Donc, des fils. Il donna quelques coups contre le boitier qui s’ouvrit sans grande difficulté. Il n’imaginait pas une seconde que Nygma lui ferait le coup une nouvelle fois. Après tout, c’était lui qui lui avait laissé tous ses indices pour le retrouver et c’est en n’écoutant pas ses directives qu’il était tombé dans le piège. Pourquoi ne pas le suivre cette fois-ci ? Il bidouilla les fils rapidement et eut alors la joie de se retrouver dans le noir. Il poussa un juron, donnant plusieurs coups de pied à la structure de métal.

- Putain Nygma !

Il frappait et frappait encore, mal à l’aise. Il cherchait à quoi exactement ? Son téléphone sonna et cette fois-ci, il ne lui offrit aucun « allo » mais bel et bien de vilaines insultes, démontrant toute la haine qu’il éprouvait envers lui. Une fois calmé, il lâcha alors avec rancœur :

- Tu as triché !
- Un jeu d’enfant, inspecteur. Vous êtes comme un enfant sans repère. Je sens que vous allez regretter les donuts engloutis dans le dos de votre boss… Mais cette fois, je vous aiderais. Je n’ai qu’une parole !
- Tu parles ! Tu m’as trompé ! C’est quoi la prochaine fois, Nygma ? Hein ?

Il retira son chapeau qu’il jeta au sol, essuyant la sueur sur son front. Il releva les yeux, regardant l’ouverture que l’homme-mystère lui offrait comme seule échappatoire. Il n’avait pas le choix, il allait devoir grimper.

- Ne bouge pas de là où tu es. Attends que je te chope, je vais te faire regretter tes casse-têtes d’écolier.

Il raccrocha une nouvelle fois, ne lui laissant pas le loisir de rétorquer quelque chose. Il ignorait totalement qu’il n’était même pas dans le bâtiment, l’observant juste comme un animateur de jeu télévisé. Sauf qu’ici, l’animateur était aussi le spectateur. Il utilisa la lumière de l’écran de son portable pour l’aider à retirer les boulons qui bloquaient la trappe. Une fois ceci fait,  il se hissa avec difficulté. Le quarantenaire n’était pas le plus sportif du GCPD, c’était une chose certaine.

- Merde, allez Harvey. Tu y es presque.

Il finit par grimper complètement sur l’ascenseur, quelque peu essoufflé. Il retira sa veste de cuir qu’il laissa dans la cage d’ascenseur. Il voulait être le plus à l’aise possible pour l’escalade qui l’attendait. Jusqu’où devait-il monter pour que Nygma lui ouvre une porte ? Le visage fermé, il commença son ascension, veillant à reste coller contre le mur pour ne pas perdre son équilibre. C’était délicat et périlleux et quelque part, le criminel avait raison. Tout ce temps à profiter de la vie, sans veiller à ses capacités physiques le diminuaient dans ce genre d’épreuve. L’âge jouait aussi, il n’avait plus vingt ans. Il sentait la douleur dans ses bras et ses hanches, comme des morsures. Au bout du sixième étage, il se stoppa, se collant à la porte verrouillée. Il tapa du poing dans un espoir vain, la respiration courte. Il desserra sa cravate du bout des doigts. Quel sadique.

- C’est quand tu veux, Edward.
Fit-il en s'appropriant son prénom. Je commence à m’ennuyer, fit-il entre deux respirations, n’ayant pas la force de crier.

Il prit son téléphone et commença à composer le numéro du GCPD, comprenant que cette fois, il avait besoin d’aide. Il avait craché toute sa fierté en grimpant jusque-là et il commençait à douter de lui. Il avait décidé d’agir seul, pensant que ce serait aussi facile que la première fois mais il n’avait encore jamais expérimenté personnellement la folie d’Edward Nygma.




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MessageSujet: Re: Qui de nous deux sera le chat ? (harvey)   Ven 27 Fév - 16:26

« Je n’ai jamais aimé les fins… »
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- Ne bouge pas de là où tu es. Attends que je te chope, je vais te faire regretter tes casses-têtes d’écolier.
Il coupe de nouveau la conversation. Après tout, l’animal blessé ne veut pas qu’on le voit mourir.
- Votre acharnement est remarquable…, finis-je par lâcher, pour moi même.

Vous en aurez bientôt finit, Inspecteur… J’en aurais bientôt finit de vous faire jouer comme un hamster dans une roue. Le chat se fatigue. Le chat a faim. Savourez vos derniers moments de calme avant d’être soumis pour de bon.
Je daigne ouvrir la porte, fier, d’un geste qui se veut clément. Le roi accorde parfois le pardon…

Il ne te reste rien Harvey, si tu y mets du tien, je serais en moins de temps qu’il n’en fait tout près de toi, tout prêt à savourer ta chute. Allons, mon ancien bureau n’est pas si loin et, même s’il y a bien longtemps que plus rien qui ne m’appartient y soit, tu penses bien que j’ai toujours le moyen d’y introduire quelqu’un pour moi ? Que dis-je… Tu ne penses pas bien, Harvey.

C’était l’avant dernière étape. Celle qui précède le grand final, l’apothéose. Il allait devoir réfléchir une énième fois pour être prêt. Enfin digne de m’avoir en tête à tête…

Il savait où se rendre depuis notre premier jeu et c’était qu’il trouverait le dernier lieu. Là où s’achèverait enfin notre grande partie de chat. La souris allait enfin cesser d’agoniser selon les bons vouloir du prédateur car, oui, le prédateur savait parfois être noble. Le prédateur sent quand il est temps de donner le coup de grâce à sa proie…

Je perds mon sourire, presque mélancolique. Je n’ai jamais aimé les fins… Qui y t-il après une fin, finalement ? Il faut tout recommencer, tout envisager de nouveau. L’ennuie reprend jusqu’à la prochaine fois. Je n’irais pas dire que vous allez me manquer, inspecteur… mais vous êtes ne source de distraction non négligeable.

Je reprends le téléphone, savoure le temps. Anodinement, je chantonne, pose mon loup sur mon nez alors que d’une main, je reconfigure mes lignes. Mon numéro sera traçable… Je vous facilite la tâche, Inspecteur, je suis trop souple avec vous…

Mon chapeau trônait près de moi, n’attendant que de se retrouver sur ma tête. Je prends soin de refermer l’ordinateur dans sa mallette, avec une douceur que je n’accorde à personne. Je roule des épaules, détend tous mes muscles et soupir tristement.
Ce soir, je serais de sortie.

Je quitte l’appartement, un pincement au coeur d’achever la partie, un dernier coup de maître. Je regretterais presque de triompher Harvey. Trottinant dans la rue, personne ne me remarque. Personne ne remarque personne à Crime Alley…

J’appelle une toute dernière fois mon inspecteur favoris. Le numéro s’affichera enfin, mais qu’importe. C’était le but. Vous allez devoir faire preuve de déduction, Harvey… Et j’espère que vous avez bonne mémoire.
Je jongle avec la canne autour du poignet, l’air de rien… Il y a parfois des avantages, à n’avoir l’air de rien…
J’attends qu’il décroche et répond, avant toute chose, d’une voix monocorde.
- Rends-toi y, et je te payerais peut-être en chèvre…

Je ne prends pas la peine de raccrocher, dépose le téléphone sur un banc et termine mon ascension…

Le Monarch Theatre a fermé depuis la mort des Wayne, la plupart des portes ont été condamnés, mais j’ai passé suffisamment de temps à l’étudier pour savoir par où passer pour rejoindre les balcons. Nous y serions tranquille. Le rapprochement entre les acteurs antiques payés en chèvre et le Monarch n’est pas donné à tout le monde, encore faut-il s’en souvenir. Ou l’avoir su un jour !

Doutant sérieusement de la jugeote de mon inspecteur, j’avais fais glissé une place pour le Fantôme de l’Opéra dans le cadre d'une photo. J'avais eu l'insigne honneur d'être parmi les employés du mois avant d'avoir piller les caisses de la Wayne Enterprise. Par dessus mon air désabusé, trônait une jolie petite place de théatre. Pour aujourd’hui. Vingt heures. Pas de lieu. Rien. Juste une heure et un jour…
Allons, allons, ayez l’esprit de déduction. Contactez donc vos collègues ! Je vous attends.

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MessageSujet: Re: Qui de nous deux sera le chat ? (harvey)   Sam 28 Fév - 0:41


Le théâtre des enigmes



 La porte s’ouvrit alors, faisant tomber l’homme sur le dos. Il ne s’y attendait pas. Le silence avait été une réponse trop floue pour notre inspecteur qui n’avait pas su l’interpréter. Bullock était frustré, impatient, fébrile, blessé dans son orgueil. Il se redressa avec peine, le téléphone à l’oreille.

- Ici Bullock, je sais où est Nygma et je suis sur le point de le chopper ! Je suis à son ancien bureau, envoyez-y une équipe. Il eut un blanc puis il reprit. Et prenez pas l’ascenseur, il est H.S.

Après quelques brefs bavardages pour leur faire comprendre la situation, le quarantenaire raccrocha, se sachant tout près du lieu de rendez-vous. Il sortit son flingue prudemment, se cachant derrière un mur. Il attentat, l’oreille attentive avant d’envoyer son pied contre le bois de la porte pour l’ouvrir. Il pénétra dans la pièce, le revolver en avant. Il fit un tour, vérifiant un peu partout le piège mais rien. Pas une trace de Nygma. Pourtant, l’indice était bien là, sous ses yeux. Un petit bout de papier, tout près du visage impudent d’Edward Nygma. Un indice malheureux mais parfois, c’était les plus visibles qui l’étaient le moins. Il passa de longues minutes à crier, à l’appeler, le provoquer, à le chercher mais le silence lui répondit, implacable. Il était le sphinx. C’était lui le maître du jeu. C’était donc lui qui le rappela.

- Rends-toi-y, et je te payerais peut-être en chèvre…
- Chèvre ? C’est toi qui me rends chèvre avec tes énigmes. […] Allo ? Allo ? Enfoiré !

Mais cette fois-ci, il comprit. Il ne raccrocha pas. Il pouvait entendre le bruit des moteurs de voiture à travers la conversation téléphonique. Il l’attendait, mais où ? Son équipe arriva sur place et ils ne trouvèrent rien. Du côté de Bullock, il était retourné au département de recherche et avait demandé à ce que l’on piste le téléphone. Il n’avait plus d’autre choix de toute façon mais le temps avançait. Il lui avait donné rendez-vous pour la nuit, est-ce que le jeu se stopperait à la fin du jour ? Il ne préférait pas savoir. C’était cette nuit ou jamais.

- Crime Alley.

Silence. Harvey toussa doucement, fis un geste de la tête mais toujours rien. Il la regarda dans les yeux, impatient.

- Et ?
- Et c’est tout ce que j’ai, inspecteur. Fit la jeune femme assez sèchement. Votre homme est à Crime Alley. Il a dû poser le téléphone là-bas et partir.
- Nygma ne quitte pas une partie en cours. Il est trop mauvais joueur pour ça, répliqua le bulldog, savourant son premier cigare de la soirée.
- Alors peut-être que vous avez raté un indice ? Et fumez dehors je vous prie, des gens sont morts comme ça !
- Parlez pas trop vite, vous allez réveiller le sphinx.

Tout avait un sens chez Edward Nygma. Tout. Alors, que voulait-il exactement dire par « payer en chèvre » ? Quel était le jeu de mot qu’il ne parvenait pas à saisir ? Cette fois-ci, il ne pouvait se permettre de mettre trois heures pour y répondre et il ne pouvait pas non plus fouiller chaque poubelle de Crime Alley pour choper l’homme-mystère. Se serait une perte de temps monstrueuse. Il tournait en rond dans son bureau, le cigare éteint depuis quelques heures. Trois heures s’étaient écoulées sans que le téléphone sonne ou que l’inspecteur ne trouve une idée cohérente avec la phrase énigmatique de Nygma. C’est là que son équipe trouva l’indice. Une place pour le fantôme de l’Opera, pour ce soir, vingt heures. Crime Alley. Le fantôme de l’Opera ? Direction le  Monarch Theatre. Mieux vaut tard que jamais non ? Il ignora son patron qui lui hurlait dessus sur son égoïsme et sa folie d’avoir agi tout seul. Cette fois-ci, il ne comptait pas faire l’erreur. Il rangea sa fierté de côté –déjà bien abimé depuis quelques jours- et se rendit sur place avec une dizaine de policier armé. Il savait que Nygma allait très mal prendre cette intervention et il craignait que cela ne se retourne contre lui. Cependant, il n’aurait pas été inspecteur de police s’il avait voulu un métier facile. Heureusement, il ne voulait que lui ce soir. Personne d’autre ne serait impliqué. Du moins, il l’espérait.

Ils arrivèrent sur place, les sirènes à fond malgré les insultes de notre Bulldog qui était à deux doigts de leur faire manger son téléphone portable qu’il surveillait depuis le dernier dialogue de Nygma alors qu’il était à son ancien bureau. Rien, mais ça ne saurait tarder. Ils pénétrèrent dans le lieu, Bullock en avant. Il constata que la porte d’entrée était toujours verrouillée. Etait-il vraiment là ? Il arracha avec l’aide d’un jeune inspecteur les planches qui bloquaient le passage et entrèrent dans le hall. Les policiers étaient nerveux et Bullock les regardaient méchamment. Il était fatigué et chaque heure supplémentaire le poussait davantage à la colère. Il vit une affiche devant une salle. Le spectacle se déroulait là il semblerait. D’un sifflement, tout le monde le suivit. Ils allèrent juste que sur le devant de la scène mais rien. Edward ne semblait avoir rien laissé une nouvelle fois. Il l’avait fait tourner en rond toute la nuit, de Wayne Entreprise jusqu’ici. Le sarcasme revient alors et la poésie aussi.

- Nygma ! Je suis en retard pour la séance il semblerait. J’ai amené des amis. Tu ne m’en veux pas trop j’espère ? Ou tu as déjà abandonné la partie, petit con ? Répond bâtard !


Il braqua son arme dans le noir, cherchant un chapeau vert dans l'obscurité de la salle.




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MessageSujet: Re: Qui de nous deux sera le chat ? (harvey)   Dim 1 Mar - 1:13

«  Essayez de me prouver une dernière fois que vous savez jouer ! »
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Je ne dénombre plus le nombre de fois où je piquais du nez, le ronronnement sourd des ventilateurs de l’ordinateur berçant ma soirée. Oh, elle était calme, cette soirée… Bien trop calme à mon gout. J’avais lancé une invitation à mon inspecteur favoris et je craignais de le voir la refuser… Quelle déception. Je le pensais plus joueur que cela.
L’heure tourne inspecteur, l’heure tourne, et ma patience s’essouffle. Ne me laissez pas gagner si facilement, je serais presque vexé de vous avoir volé sous le nez une victoire si aisée.

Dans un énième bâillement, considérant que ma patience et le temps que j’avais accordé à Bullock était alors terminé, je commence à abaisser l’écran.

Une sirène… Au loin. Puis deux… Tonitruantes. Menaçante autant qu’agressive. Il… il avait osé. Ce sale petit rat avait osé inviter d’autres joueurs !? Quel… ! Mon poing s’abat sur l’ancienne table de la loge, si ancienne qu’elle semblait sur le point de s’effondrer.
- Tu n’avais pas le droit, Harvey ! C’était entre toi et moi !
Je hurlais aux murs ma dégout. Dans un accès de rage, je jette un vieux poudrier comme un miroir qui éclata en morceau.
- Tu perdras Harvey ! Tu perdras avec tous les autres ! Vous perdrez tous contre moi !
Je lui arracherais la victoire de mes propres mains, vivant ou mort ! Qu’importe qu’il ait une armée ou qu’il m’affronte seul, il tombera à mes pieds. Je le ferais ramper comme un damné avant de lui donner le coup de grâce !

Je claque mon poing contre le miroir, sec. Faisant voler en éclat les derniers morceaux de mon reflet. Je n’avais pas besoin de soutenir mon regard pour savoir que j’étais le meilleur… Ma main est piqué d’infime morceaux de verre, mais ça ne m’importait plus. Je ne ressentais pas cette douleur aussi vivement que je me sentais trahis.

Le moment final arrivait… Sur le point de se terminer.

Je connais par coeur chaque raccourci du théâtre, chaque poutre tombée qui forme une nouvelle passerelle, chaque limite de poids. Je me rends derrière le rideau, dans les hauteurs des ceintres, où toutes l’ancienne machinerie est enco re intacte. J’ai appris tous les mécanismes. Ceux qui tiennent, ceux qui tombent, à quelle vitesse, comment les retenir… Rien n’est au hasard. Absolument rien…

- Nygma ! Je suis en retard pour la séance il semblerait. J’ai amené des amis. Tu ne m’en veux pas trop, j’espère ? Ou tu as déjà abandonné la partie, petit con ? Répond batard !
J’amorce un rire tenu, ronronnant dans le fond de ma gorge.
- Comme vous êtes tricheur, inspecteur ! Vous savez quoi… je déteste les tricheurs. Pour quelqu’un qui s’est donné du mal à cadencer votre rythme de jeu, c’est un terrible affront que vous allez devoir payer…
Du bout des doigts, je tire un câble qui descend au-dessus des policiers et le rattrape d’un mouvement sec avant que la chute ne soit fatale.
Je savoure leur cri d’angoisse, épargnant leur vie.
- Quoi de mieux qu’une scène pour montrer votre pitoyable performance, Inspecteur ? Essayez de me prouver une dernière fois que vous savez jouer !
Nous allions pouvoir jouer à chat. Un vrai grande partie de chat…
- Rangez votre arme, inspecteur… C’est très impoli.
J’enroule le fil autour de mon poignet… Un noeud lâche… Peut-être tomberait-il. Un peu de hasard parfois… Je saisis un autre fil, le tire à son tour.

Un ancien soleil de bronze balaye d’un grand geste la largeur de la scène, percutant les policiers les plus en retrait. Cette fois, mon rire est plus prononcé. Je marche nonchalamment le long de cette haute structure qui me sépare de plusieurs mètres de Bullock. Comme un trésor que l’on atteindra jamais.
- Oh, comme j’aimerais être dans votre esprit à présent, Inspecteur ! Vous entendre vomir des flots d’insulte comme vous le faites si bien ! Vous entendre vous-même dire combien vous êtes un échec ! Combien vos entreprises ont échoué devant mon génie ! Dites que je suis un génie, Bullock ! Admettez-le !

Je tends le nouveau fil qui contrôle le soleil, le faisait faire le mouvement inverse.
- Agenouillez-vous enfin ! Mettez-vous face votre échec et appelez-moi Prince ! Je suis meilleur que vous ! lui criais-je.

Je m’arrache à la balustrade et prends dans ma poche intérieure un jeu de carte un peu particulier. Il n’a pas de valeur, pas de chiffre, seulement des lignes qui se rejoignent de manière logique… Un immense puzzle à reconstituer, uniquement par ligne et chemin. Une carte. Une carte qui permettra peut-être à Bullock de me rejoindre.

-Vous êtes plutôt solitaire ou coup de poker ? Peut-être jeu de mémoire…
J’éclate d’un rire machiavélique avant de jeter mon paquet de cartes vers lui. Toutes se séparent, glissent sur la scène.
- Vous ne pensiez quand même pas que je vous tomberais tout cuit dans le bec ? Prouvez-moi que vous valez mieux que Thésée ! Triomphez au moins magistralement une fois dans votre misérable vie !
Je recule alors et lâche finalement le fil tendu au-dessus des policiers avant de quitter la machinerie. Les loges étaient pour les artistes comme moi…

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MessageSujet: Re: Qui de nous deux sera le chat ? (harvey)   Dim 1 Mar - 19:33


Nygma, t'es mort.



 Comme il fallait deviner, Nygma était furieux. Extrêmement furieux et Bullock savait que dans ces moment-là, il était mortel. Il ne le voyait pas encore mais il se doutait que sa vengeance serait terrible. Les évènements de la journée n’avaient fait que prouver cela. Bullock n’avait pas joué selon les règles du sphinx, de même que le sphinx l’avait fait tourner en rond, lui faisait croire qu’il prenait la bonne route alors qu’il se trouvait bien loin de ses gros doigts. C’était Nygma qui donnait les règles, certaines pouvaient être fausses mais les joueurs ne pouvaient pas passer outre. Sauf que l’inspecteur Bullock n’était pas n’importe quel joueur. Un inspecteur prêt à fréquenter la vermine pour obtenir ce qu’il voulait, n’était pas un homme que l’on pouvait soumettre avec des lignes de conduite. Du moins, pas entièrement.

- Oh fait pas la tête gamin, toi aussi tu joues avec les règles. Approche-toi donc, j’ai un cadeau pour toi.


Il était trop loin, s’il tirait, il risquait de le manquer ou de le tuer. Le dernier point ne serait pas tellement dommage mais Jim Gordon ne le cautionnerait sans doute pas, et puis, il n’était plus ce genre d’inspecteur. Pourtant, parfois cela le tentait. Parfois, quand il conduisait un criminel à Blackgates ou à l’asile d’Arkham, il se demandait s’il ne ferait pas mieux de leur tirer une balle dans la tête. Cela sauverait bien des vies. Cependant, comme si le sphinx avait su lire en lui, il menaça la vie de ses collègues. Il le vit alors tirer un capable et un grincement le fit lever les yeux alors que déjà, les policiers criaient. Un gros rouage rouillé, utilisé pour actionner les rideaux sans doute, avait manqué de s’écraser sur eux. Bullock sentit son cœur s’affoler alors que son visage prit une expression dure. Il lui obéit avec rancœur, rangea l’arme à sa ceinture, ne le menaçant plus. Il ne voulait pas être responsable de leur mort, et pourtant.

- Tu ne perds rien pour attendre, Nygma. Souffla-t-il entre ses dents. Reculez les gars et rangez vos flingues.

Comment aurait-il pu deviner que cela causerait leur perte ? Le criminel tira alors une autre corde. Une immense pièce de bronze, dont les gravures représentaient un soleil, arrivait sur scène comme un pendule percutant les policiers qui étaient restés en arrière. L’inspecteur cria et se rapprocha d’eux, se mettant à genoux pour observer les dégats. La violence du geste en avaient tué plusieurs sur le coup et d’autre semblaient dans un piètre état, tenant leurs côtes que le gilet n’avait su protéger. La voix de Nygma raisonnait derrière lui. Des insultes ? Non, il n’y avait qu’un bourdonnement dans sa tête, un bourdonnement de rage qui menaçait d’exploser.

- Ne bougez pas les gars, je vais contacter du secours.

Sa voix était basse, presque paternel, ignorant du mieux qu’il pouvait le sphinx qui montrait toute l’étendue de la haine qu’il lui portait. Le soleil bougea de nouveau, revenant vers eux. Bullock n’eut le temps que de se coucher sur le côté pour l’éviter, dans un mouvement rapide, porté par l’angoisse de la survie. Le téléphone glissa sur le sol. Il releva prudemment la tête, prononçant de nouveaux jurons.

- Un prince ? Ne compte pas là-dessus. Il se releva lentement alors que les autres policiers avaient ressortis leur revolver pour viser Nygma. Tu n’es qu’un gamin puéril Nygma, un putain de gosse qui commet des meurtres pour satisfaire son petit ego, pour que les adultes le remarquent, lui foutent une torgnole peut-être. Tu sais quoi ? T’es un raté, un cinglé. Tu veux qu’on te remarque ? Bravo, on t’a vu. On t’a même assez vu. Je t’ai assez vu.

Bullock avait le gout de l’échec. Des cartes tombèrent du balcon, s’étalant dans tous les sens contre le plancher de la scène. Un jeu de carte. Notre homme avait l’habitude de jouer ce genre de partie quand il allait boire un verre dans un bar après une journée éprouvante. Il n’était pas le meilleur mais il se débrouillait. Il visualisa rapidement qu’ici, les cartes n’étaient pas banales. Le paquet dispersé démontrait qu’il s’agissait d’un gros jeu. Peut-être un jeu de 52 cartes, s’il était réglo. Il s’approcha pour les ramasser, sans répondre aux menaces de l’homme-mystère, à part un sublime :

- Ta gueule.

Sa patience s’effilochait en même temps que le sang de ses camarades trempait le bois de la scène. Un boom de retentit derrière lui. Le rouage était tombé. Il tourna la tête avec une lenteur morbide. Il n’entendait plus que des soupirs. Il marcha à quatre pattes vers eux n’ayant pas la force de se lever. Cette affaire le touchait au cœur. Nygma n’aurait pu faire mieux pour lui donner le sentiment de l’échec. Dans un excès d’adrénaline, dût à la terreur du drame, il réussit à repousser l’objet de métal sur le côté. Personne ne pouvait plus le suivre dans l’aventure. Ils étaient tous à terre, mort pour la plupart ou cruellement blessés. Il reprit le téléphone et demanda d’une voix blanche des secours, donnant l’adresse avec le même ton, étranglé. Il se releva et récupéra les cartes une par une.

- J’espère pour toi que tu vas me tuer ce soir, si tu te rates, crois-moi que moi, je ne te raterais pas, dit-il dans un murmure à peine audible.

Il plaça les cartes contre le sol, face vers lui, ignorant le sang qu’il avait sur les mains. Des lignes, toutes différentes et il manquait une carte. Il n’avait qu’un jeu de 51 pièces. Un puzzle incomplet. Que se cachait-il derrière la cinquante-deuxième ? The Riddler, sans aucun doute. Il parvient au bout de plusieurs longues minutes à reconstituer le tout. Jeu de mémoire ? Pas pour lui ce soir. Il prit une photographie avec son téléphone. Pas de règle ce soir, juste la victoire, la justice, la vengeance. Il suivit directement le chemin que lui offrait une nouvelle fois le sphinx, la main sur la crosse de son arme. Il allait lui montrer combien il était malpoli, sauvage. Il était le bulldog de Gotham, pas un caniche. Il était Harvey Bullock, pas James Gordon.





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MessageSujet: Re: Qui de nous deux sera le chat ? (harvey)   Mer 4 Mar - 12:05

«  Une énigme de perdu. »
février, année une
Qu’il crie, qu’il souffre. Je ne scierais pas. Qu’il rampe à mes pieds, qu’il pleure leur perte. Qu’il m’insulte. Oh oui, encore un peu… Sa vulgarité sonnerait comme une victoire. Une douce récompense qui arrivait enfin.
Elle ravirait mon ego, gonflerait ma fierté, embraserait ma joie. Et tout ça, inspecteur… Vous l’aurez faits vous même. Félicitations ! Gloire, enfin quelque chose d’abouti que vos grosses mains pataudes ont menés à bien !

Dans la loge, j’avais tiré de longue lignes de fil, symbolisant un chaos que je connais bien. Une destruction anthropique, pour lui et uniquement pour lui. Vous devriez vous sentir flatter que je vous accorde autant de mérite… Autant d’attention pour une si petite tête, mais vous savez comme la rancœur n’obéit qu’à elle-même. Vous savez autant que moi comme un homme vexé est destructeur.

Chaque petit fil était relié à un capteur minuscule, si petit qu’on ne le voyait pas, hormis le point rouge qu’il faisait à fréquence régulière. Tendu, prêt à vibrer au moindre sursaut, les fils coupaient la pièce en deux… La porte et de l’autre côté ; le maître du jeu.
Moi, personne d’autre que moi. Princièrement enfoncé dans un immense fauteuil de velours. Eliminé par endroits, certes, mais énorme et imposant…

S’il s’approchait, s’il tentait de couper ma toile prématurément… Il couperait court à l’existence de ses petits collègues. C’était aussi simple que ça…

Un sourire malsain fleurit sur mes lèvres. Je fixe la porte, attendant comme un chat prêt à jouer. Entre mes doigts s’emmêlent une pelote de fil, que je lis et délie avec une facilité déconcertante. L’heure tourne, inspecteur…

La porte s’ouvre avec fracas et je me demande comment il a fait pour ne pas l’arracher de ses gonds. Je lui lâche de petits applaudissements, passant les fils d’une main sur l’autre avant de ne les garder que sur une seule.
- Oh, oh… pas si vite, inspecteur.
Je tends vers lui la main gantée de fil, redessinant la toile qui nous séparait.
- Un pas trop rapide, le moindre fil qui lâche et… Je ne donne pas cher de vos petits camarades.
De ma seconde main, tourne lentement l’ordinateur vers lui, lui montrant les bureaux du GCPD.
- Vos bâtiments sont comme un gruyère. Un peu moins qu’Arkham, malgré tout, mais on y fait si facilement entrer des taupes.

Je m’arrête et le regarde d’un air désolé.
- Vous avez l’air perdu… Rien ne vaut l’exemple.
Mon doigt s’enfonce, sur une touche. Un fil lâche… Dans un calme plat, je fixe Harvey alors qu’une détonation survient, faisant lâcher l’escalier en fer et tous ceux qui était dessus.
- Une énigme de perdu.

Je balade mes doigts contre mes lèvres, les fils pendant contre mon avant-bras.
- Comptez le nombre de fils si ça vous chante… Comptez le nombre de capteurs si vous pensez que vous avez le temps. Evaluez leur chance de survie, mais honnêtement…
Je soupire longuement et lance un décompte d’un quart d’heure.
- Je ne pense pas que vous en désactiviez suffisamment pour pouvoir m’atteindre. Répondez juste, battez-moi et ils seront saufs.

Je me redresse dans mon immense siège, trépignant d’impatience et claque mes mains entre-elle, lâchant un petit rire surexcité. Je tente de contenir ma joie en griffant les accoudoirs. Avec une élégance retrouvé, je m’éclaircis la voix, ondulant dans mon siège.
- Je suis une boite qui n’a ni charnière, ni couvercle, ni serrure. Pourtant, j’abrite un trésor doré. Qui suis-je ?


(avec une heure d'avance. wouh)

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MessageSujet: Re: Qui de nous deux sera le chat ? (harvey)   Sam 7 Mar - 0:30


Combien de mort pour ta folie, Riddler ?



 Pas de larme. Jamais de larme. Il avait perdu tellement de compagnon en vingt ans de carrière qu’il ne pouvait plus s’en permettre d’en verser. Surtout pas pour un homme comme le sphinx, ça lui ferait trop plaisir. Cependant, il était bien difficile de cacher ses émotions, même pour un dur à cuir comme lui. Son visage était dur mais jamais ses yeux n’avaient semblé aussi tristes. Il était responsable. Il l’était autant que Nygma. Voilà à quoi il pensait en quittant ses camarades pour retrouver le maître des énigmes. Il espérait que les secours viendraient vite. Il espérait qu’on en sauve. Il espérait qu’aucun autre mort ne se rajoute à la liste ce soir. Malheureusement, Nygma ne l’entendait pas de cette oreille.

Bullock courut à travers les vieux couloirs du Monarch theatre, son téléphone portable dans une main, son arme de service de l’autre. Dans sa tête, tout tournait. Des envies puissantes de meurtre. Depuis Jim Gordon, cette pensée ne l’avait plus hantée. Il était un homme bien. Du moins il essayait de l’être. Il essayait d’effacer ses fautes avec le plus de bonne action. Sauf qu’il n’était pas Jim Gordon. Il savait que dans une ville comme Gotham, toutes les mauvaises actions commençaient avec une bonne pensée. Tuer Nygma, cela résoudrait tout. Cela résoudrait l’énigme meurtrière qu’il était. Je suis tout de vert vêtu, quiconque m’affronte est foutu. Qui suis-je ? Edward Nygma. Il ouvrit la porte d’un coup de pied féroce, rentrant dans la pièce d’un pas rapide, l’arme en avant. Des applaudissements saluèrent son entrée et Bullock ragea, près à détruire les fils d’un mouvement, maigres remparts contre sa colère.

- Nygma, t’es mort.
- Oh, oh… pas si vite, inspecteur.
- Pourquoi je t’écouterais, fils de pute !

Il chargea son arme.

- Un pas trop rapide, le moindre fil qui lâche et… Je ne donne pas cher de vos petits camarades.


Ca remarque fonctionna. Bullock se stoppa, sans toutefois faire mine de baiser son arme. La haine au cœur, il aurait voulu lui tirer une balle, là, maintenant et effacer ce sourire suffisant de son visage. Quelle fourberie avait-il encore imaginé pour qu’un fil puisse causer la mort ? N’en avait-il pas eu assez ?

- Qu’est-ce que tu racontes encore comme connerie…

Nygma lui expliqua alors que tout comme Arkham, il n’était pas difficile d’y faire entrer des personnes de confiance. Harvey écarquilla les yeux, se crispant sur son arme. Il se doutait bien que le maître du mystère n’avait pas pénétré son bureau tout seul. Il se salissait rarement les mains. Notre inspecteur voyait à travers les écrans d’ordinateur, l’intérieur du bâtiment du GCPD et il reconnut quelques camarades en plein travail. Cependant, quel rapport y avait-il avec les fils autour de lui ? Le sphinx, voyant son trouble, se sentit obligé de lui montrer l’ampleur de sa force. Il appuya alors sur une touche, un fil tomba au sol et le drame se déclencha. L’escalier de métal s’effondra comme un château de carte, entrainant tout ce qui était dessus dans sa chute. Le quarantenaire ne put s’empêcher de lâcher un cri, un grand « non » impuissant face à la scène qui se déroulait sous ses yeux. Des corps sous les décombres semblaient se débattre encore, tandis que d’autres s’affairaient à les sortir des débris métalliques.

- Enfoiré. Ils n’y étaient pour rien. C’est moi que tu veux, pas eux ! Laisse-les ! C’est moi, juste moi qui… qui…

Il ferma les yeux une seconde, le poing sur son front et le visage tordu par la douleur et la rage. Il en perdait ses mots. Nygma les avait impliqués avant même que l’inspecteur n’imagine construire une équipe pour l’attraper. Son plan sadique prenait forme, petit à petit. La main qui tenait l’arme ne tremblait pas et même s’il savait au fond de lui qu’elle lui était bien inutile, ne pouvant tirer sans toucher un des fils rouges entre le Riddler et lui, il ne pouvait se résoudre à la ranger. Comme si elle était sa seule défense contre l’homme qui ce soir, s’évertuait à lui prouver qu’il était incapable de le vaincre. Il lui faisait payer sa seule et unique fois où il avait réussi à l’attraper. Au centuple. Un décompte défila sous ses yeux, lui donnant quinze minutes. Nygma lui présenta donc son défi de la soirée et Bullock espérait que ce soit le dernier, étant profondément épuisée par sa course poursuite qui avait commencé tard dans l’après-midi, au tombée du jour. Il devait être aux alentours des quatre heures du matin désormais.

- Répondez juste, battez-moi et ils seront saufs.
- Du blabla, tu ne sais faire que ça. Ta parole n’a plus de sens, Nygma. Dit-il en retirant son poing de son visage dans un geste violent.

Un moyen comme un autre de se convaincre qu’il n’était pas entièrement responsable de tout ce sang versé. Malheureusement, il n’avait plus le choix désormais. L’avait-il seulement eu un seul instant ? Il avait l’impression d’être la proie impuissante de cette toile de fil et qu’une araignée allait le dévorer. Les sphinx étaient pourtant des oiseaux. Il baissa doucement son arme, la laissant tomber le long de sa cuisse mais sans la ranger. Il regarda le compteur, claquant sa langue pour manifester son agacement.

- Et si le compteur arrive à zéro, Ed’ ?

Une énigme. Une énigme qui curieusement lui disait quelque chose. Nygma était d’humeur généreuse et lui offrait une célèbre devinette. Il détacha son regard des écrans, tâchant de se concentrer sur ses souvenirs.

- Un Œuf. Finit-il par dire. Au suivant.

Même un homme comme Bullock connaissait The Lord of the Rings, même si ses souvenirs étaient flous. Il était peu certain de ses paroles mais l’aura qu’il dégageait lui donnait la fougue nécessaire pour lui donner une réponse sans sentir sa voix faillir. Harvey Bullock avait une bien piètre allure par rapport à son adversaire. Il n’avait plus ni chapeau ni veste, n’ayant pas récupéré ses affaires dans l’ascenseur de Wayne Entreprise. Sa chemise était sale et en dehors du fait qu’il avait grimpé sur des câbles, du sang se trouvait dessus. Il avait tenté un massage cardiaque sur un corps ensanglanté. Ses manchettes étaient redressés sur ses avant-bras à la va vite, lui donnant un air pressé. Pour ses cheveux, ils tombaient sur son visage dans un désordre filandreux. Notre homme avait également une barbe charnue, montrant que depuis les premiers indices du sphinx, il avait été très perturbé, se négligeant plus qu’ordinaire.





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MessageSujet: Re: Qui de nous deux sera le chat ? (harvey)   Jeu 12 Mar - 15:58

«  Vous êtes inconscient. »
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L’heure tourne, elle défile, à ma droite. Je n’ai pas besoin de la voir pour déduire le temps qu’il restait avant de détruire Harvey Bullock. Je tenais la vie de ses collègues au bout de mes doigts et il suffisait d’une pression si légère pour qu’il tombe… mais je préférais qu’il échoue. Je voulais le voir perdre !

Il continue à jouer les malins, mais qu’importe, un sourire satisfait se dessine sur mes lèvres alors qu’il baisse son arme. Sage décision, vous risqueriez de précipiter le jeu… je veux le savourer encore un peu. Je veux voir le temps précieux que je vous ai accordés se terminer. Voir tous s’effondrer, le GCPD sombrer et vous avec !

- Et si le compteur arrive à zéro, Ed ?
Ma mâchoire frémit, elle tremble de rage. Comme un animal en cage, je serre l’accoudoir entre mes doigts. Comment osait-il ?! Je crispe ma main, prête à se venger sur le clavier, mais ce serait trop simple.

- Un oeuf. Au suivant.

Quoi… ? La phrase manque de m’échapper. Je le fixe, incrédule. Ce gros tas connaissait la réponse. Il connaissait la réponse et diminuait mon prénom. Il ME diminuait ! J’appuie d’un mouvement sec sur une touche. Un capteur s’éteint, un des fils tombe au sol… Tout est calme. L'ouverture entre nous s'agrandit. Il n’a gagné qu’une bataille.
Je montre les dents, mais vous ne m’aurez pas. C’est un coup de chance, un sale coup de chance ou…
- Vous avez triché… marmonnais-je, à mi-voix, campé sur l’épais fauteuil de velours, vous avez triché !
Je lui crache au visage ma haine profonde. Je quitte le fauteuil, ma main agrippée à la canne et la braque vers lui, la pointe habilement fichée entre les fils tendus. Elle n’en effleure pas un, n’en fait pas trembler un seul. Habile, j’étais habile, mais ne me cherchez pas où je ne jouerais pas fair-play. A quelque mètre de distance, séparé par une mince barrière fragilisent dangereux, je plante dans ses yeux de bulldog mes yeux d’un vert captivant. Le loup violet entoure la folie de mes yeux autant que la haine que je lui voue. J’incline la tête, comme prêt à lui sauter à la gorge.
- C’est le Sphinx pour toi, rien d’autre. Ne t’avise pas de m’appeler une seule fois de plus par mon prénom, Harvey, j’appuie sur son prénom avec un mépris profond, où ma main pourrait avoir la tremblote.

Je ne m’octroierais pas le plaisir si simple d’arracher tous les fils, faire réagir tous les capteurs et précipiter sa fin. Je ne voulais pas d’une victoire facile. Harvey Bullock devait me l’offrir sur un plateau !

Je reprends la canne vers moi, la faisant rouler d’un mouvement dangereux. Elle dessine un large cercle, rase les fils, prête à les mordre, mais elle m’obéit. Elle retombe en légèreté contre mon épaule. Je la caresse du doigt la poignée miroitante.

- La partie n’est pas terminée, Harvey, il vous reste… je jette un regard au compteur, mais je n’ai pas le gout de sourire, oh, dix minutes.
Je lance mes mots sans une once de séduction malsaine. Elle claque, brute et sanglante. J’étais prêt à saigner cet inspecteur qui osait encore me tenir tête et avait la prétention de croire qu’il pourrait me faire tomber sur un dernier coup de dés.

Je jouais volontairement contre son temps. Je laisse glisser la canne contre mon épaule, la reposant au sol sans un bruit. Je m’accorde un silence langoureux, en détaillant longuement.
- J’aimerais vous dire combien vous êtes courageux, pour vous être engagé seul contre moi. Fou, certainement… ! Peut-être aussi fou que moi, du moins, à ce qu’Arkham prétend.
Je ne laisse pas filtrer un sourire ni un rire prétentieux. Rien, c’est calme. Diablement calme. Je veux qu’il perde.
- Vous êtes inconscient Harvey. Inconscient et naïf. Vous n’avez plus l’âge de croire au héros, encore moins de prétendre que vous êtes un. Pourquoi vous obstinez à vouloir encore prouver votre valeur ? On ne croit plus en vous à ce point ? Vous me feriez presque de la peine…
Je déglutis, mes épaules se voutent. Féroce, j’étais tout simplement féroce. Je le mordais où je pouvais, à ma manière. Je griffais ce que pouvais encore attendre. Le blesser, le malmener.
- Vous êtes seul. Vous serez toujours seul et personne ne vous accordera autant d’intérêt que moi à l’heure actuelle. Vous devriez me remercier, je serais la dernière personne à vous avoir regardé honnêtement, profondément. Je suis la seule personne qui reconnait vos défauts et a vu murir vos infimes qualités, mon si cher « héros. »

Je redresse la tête, délit mes épaules. Le jeu devait reprendre.
- Sans moi, tu t’écraserais, avec moi, tu te sens imbattable. Si je t’écrase, tu précipites ta fin… Qui suis-je ?


(c'est pas geudin ;_; à la prochaine, je ferais des bétises et tu pourras me casser la gueule.)

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MessageSujet: Re: Qui de nous deux sera le chat ? (harvey)   Dim 22 Mar - 14:34


Pourquoi la vérité n’est pas du côté des justes ? Suis-je juste ?



 Bullock ignorait que ce simple surnom pouvait provoquer autant sa colère. Aurait-il hésité à le dire s’il l’avait su ? Peut-être pas. Le brun avait tellement de haine et de tristesse en lui. De peur aussi. Notre inspecteur recula légèrement lorsque la canne passa à quelques centimètres de son visage, sa main glissa sur son arme, sans la sortir. La tension venait de monter d’un cran. Pourtant, il ne répliqua pas. La vie de ses collègues était en jeu et il ne pouvait se permettre de faire le malin en le provoquant. Il serra les dents, gardant ses doigts sur le métal de son arme comme pour se rassurer. Malheureusement, il n’avait aucun pouvoir ici. Il finit par reprendre sa canne, manquant de toucher un fil, ce qui augmenta l’angoisse de son partenaire de jeu, mais Bullock ne bougea pas d’un pouce. Il ne pouvait toujours pas tirer malheureusement. Si la balle traversait son crane pour se ficher dans un des ordinateurs, qu’est-ce qui se passerait ? Si une cartouche venait transpercer un fil ? Il devait éviter les pertes humaines au maximum. Le temps défilait et le GCPD était très certainement en route. Cependant, il ne pouvait pas les attendre. Il devait jouer. Dix minutes, plus que dix minutes. Un léger silence s’installa qu’il s’empressa de couper.

- Pose ta prochaine énigme, « sphinx ». Le pseudonyme sonnait comme une insulte. Ne me fais pas perdre mon temps.


Cependant, Nygma comptait bien s’amuser avec lui, avec ses nerfs, avec le temps. Il parla dans un monologue qui fit serrer les poings de Harvey, qui s’en faisait mal aux mains. Il le traitait de fou, grand bien lui fasse. Il ne l’était pas. Oh, bien sûr qu’il avait des soucis. L’alcool, les femmes, l’agressivité, la solitude. Il se battait chaque jour pour être meilleur mais sans jamais repousser ses démons.

- Arrête de parler.

Mais il ne se stoppa pas. Il continuait encore et encore. Lui crachant des vérités qui le blessaient plus qu’il ne l’aurait voulu. Il n’était pas un héros. Il ne l’avait jamais été. Il en fréquentait et il s’efforçait de faire le bien pour effacer ses mauvaises actions mais il ne pourrait jamais effacer ses fautes. Et il en reproduisait. Ce soir-là n’était qu’un nouvel exemple. Il était seul, il n’était rien. Bullock n’était pas du genre à fuir mais ce soir-là, il était épuisé. La course poursuite, l’escalade, la mort de ses partenaires, ces énigmes tordues, la faim aussi. Tout jouait sur sa patience et tout le touchait. Il faisait de son mieux pour que cela ne se voit pas mais il ne pouvait s’empêcher de se parler, de provoquer, de jurer. Il souhaitait se contenir mais c'était sans succès.

- Ta gueule, mais ta gueule ! Tu ne sais rien de moi ! Je ne suis pas seul !

Le sous-entendu était évidant. Il parlait de Jim Gordon. Il s’accrochait à cette amitié comme la seule preuve qu’il avait pour confirmer ses dires. Il espérait réellement que l'homme-mystère ignorait des pages de sa vie. Il se souvenait des soirs précédents à chercher les caméras de son appartement. Connaissait-il ses mariages ? Attaquerait-il Gordon ou sa protégée Montoya ? Il lécha ses lèvres, nerveux. Il soufflait fort, comme dépassé par ses mots.

- Je n’ai pas besoin de poser des énigmes pour prouver au monde que  j’existe moi. Pourquoi veux-tu que tout Gotham te regarde ? C’est peut-être parce que tu n’es qu’un gosse. Un gosse seul. A part tes casse-têtes, as-tu déjà eu quelqu’un à qui t’accrocher ?

Une nouvelle énigme lui fut posée. Moins de neuf minutes désormais. Il réfléchit intensément, ayant du mal à se concentrer avec tous ses pics qu’il lui avait lancés. Il ne connaissait pas la réponse. Il ne pouvait pas répondre qu’il l’ignorait. Il devait tenter et croiser les doigts pour que cela fonctionne. Il regarda une nouvelle fois les caméras alors qu’on sortait les dernières victimes de l’escalier piégé. La vie pouvait vous écraser. Il ne voyait que ça car c’était le sentiment qu’il avait au cœur. Il se sentait écraser par la vie qui ne lui jouait que des mauvais tours. Il tenta, peu convaincu et en sueur.

- La vie ?

Cette fois-ci, son ton laissait bien paraitre son trouble et son hésitation. Il avait faux bien sûr et ce ne fut pas sa seule mauvaise réponse de la soirée. Il eut quelques bonnes, heureusement. Bientôt, il ne resta plus qu’une réponse. Il restait très peu de temps également. Bullock était ravagé. Ses traits étaient tirés et ses doigts étaient marqués par les pressions qu’il s’infligeait à cause de l’angoisse. Le jeu n’était pas terminé.





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MessageSujet: Re: Qui de nous deux sera le chat ? (harvey)   Mer 1 Avr - 0:09

«  Relevez-vous. Il vous reste une dernière énigme »
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- Tu ne sais rien de moi ! Je ne suis pas seul !
- Oh… gémit le sphinx, d’une moue plaintive.

Il se délectait de le blesser, de poser ses crocs à dans chaque plaie déjà ouverte, d’en ouvrir la plaie toujours plus grande et toujours plus profonde. C’était un jeu malsain, sanglant et sans pitié. Edward n’en avait pas une pour Harvey Bullock, encore moins qu’il en aurait eut avec le pire idiot de l’espèce humaine. Accroché à sa vengeance comme la misère l’est sur le pauvre monde, le Sphinx écoutait la fierté et les nerfs de l’inspecteur tomber en lambeaux, se déchirer. Son intense regard de rapace griffé sur le visage d’Harvey, Edward patientait, prêt pour le coup de grâce… mais un plissement féroce piqua ses yeux, il se raidit, en un seul instant. Ses narines frémirent, ses doigts fins se crispèrent contre la canne qu’il fit sauter entre ses mains. Il tourna la boucle que formait le point d’interrogation autour d’une poignée de fil. Comme les serres d’un oiseau de proie, la canne menaçait les fils suspendu… Et par leur biais, la vie de quelques dizaines de policier.

- Ai-je mal entendu, inspecteur ? Vous  m'accusez de puérilité ? Vous en avez marre des casses-têtes ? Bien, abrégeons vos souffrances et le temps que je perds avec vous !

Sans s’attarder, sans même faire durer un plaisir perfide à voir son expression, Edward tira la canne à lui, en arrière, arrachant les capteurs avec une vigueur rageuse.

- Voilà, là, c'était un geste puéril. Maintenant, nous allons pouvoir jouer sérieusement.

Il ne prit même pas la peine de regarder l'écran, peu lui importait de voir les hommes de Bullock tomber. Bien qu'il ne tirait aucun plaisir à prendre la vie de tiers personne, c'était la peine infliger à Harvey qui comptait.
Le sphinx inspira posément et reposa la canne au sol.

- La vie.
Un rire mauvais fleurit dans sa gorge, mais ne traversa pas ses lèvres. Il resta en dedans, tenu et maitriser. La rage l'empêchait de sortir, ses nerfs mis à mal, il lui restait bien peu de chose pour conserver son calme de façade.
- La vie… Vous ne croyez pas que vous jouez suffisamment avec pour pouvoir la remettre sur le tapis ?
Le sphinx claque doucement sa langue contre ses dents en secouant la tête, comme on réprimande un enfant.
- T-t-t-… Harvey, Harvey, Harvey… C'est précisément ce qui vous étouffe et vous aveugle que vous ne voyez même plus. Vous pensiez m'avoir ? Me capturer ? Voici une grossière erreur. Un pataude, risible et grossière erreur. Ce qui vous engourdis et vous terriblement mauvais, Harvey, c'est ce trop plein de confiance, il leva les yeux au ciel avant de continuer avec mépris, la vie… quelle idée. Votre structure mentale m'échappe ! Et, en toute honnêté…
Le sphinx fronça les sourcils en le fixant, prêt à mordre.
- Je n'ai pas de temps à perdre à essayer de déchiffrer votre pitoyable existence.

Edward leva sa main au dessus du clavier, effleurant la touche du doigt.
- Le jeu a assez durée, Harvey.

? ? ? ? ?


Respiration calculé. Fébrile, mais calculé. Regard assassin habilement dosé. Il ne restait qu'un fil. Un maigre fil entre eux.
Le rythme cardiaque en panique, chemise humide sur le dos, Edward Nygma avala  sa salive. Le compteur retenait encore deux minutes. Et un fil, un malheureux fil qui protégeait encore son maître du chien enragé en face de lui. Du moins, un bien faible bouclier.
Tendu, Edward s'inquiéta un infime instant de son sort. Il avait écroulé Bullock, l'avait blessé au point de le faire plier, mais il se demanda subitement si ce serait suffisant. S'il avait été suffisament terasser pour l'empêcher de se relever. Pourtant, c'est à l'article de la mort que l'on est le plus combatif, lorsque l'on a plus rien à perdre.
« - Vous avez perdu, Bullock. Vous avez tout perdu. Plus qu'un combat contre moi, vous avez précipité la mort de vos collègues par que vous, seulement vous, par vos décisions arbitraires et absurde, avez réussi à mettre votre monde en danger. Vous en seriez presque prodigieux, vous savez ? »

Edward émit un rire sourd, cachant une amer appréhension.
« - Relevez-vous. Il vous reste une dernière énigme. »
Edward fit basculer sa canne entre ses mains avant de faire mine de chercher.
- Alors, Harvey... Comment faire pour fumer dans la jungle avec un fusil ?

_________________
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MessageSujet: Re: Qui de nous deux sera le chat ? (harvey)   Mer 1 Avr - 22:33


Ta gueule. Ta rotule.



 Il avait le coeur lourd. La détresse se lisait sur son visage. Il avait vu tant de morts à travers les écrans de Nygma et de tant de manières différentes : un escalier qui s’effondre, une cafetière qui prend soudainement feu, un ordinateur qui explose brusquement et encore bien d'autre drame. Il ne comprenait pas comment tout ça avait pu être si facilement organisé, comment il avait pu planifier tout cela depuis sa sortie d'Arkham sans attirer l'attention. Il s'en voulait tellement.

Il était furieux contre le personnel de l'asile, contre la justice, la magistrature et tout le reste mais c'était lui qu'il blâmait en premier. Il aurait voulu être plus fort, plus malin, plus rapide. Tout ce qu'il voulait, c'était les sauver. Aucune de ses forces, aucune de ses balles n'auraient pu les sauver. Il était faible. Il avait perdu. Tout perdu, oui, le sphinx avait raison et Bullock n'avait la force que d'ouvrir la bouche sans qu'aucun son ne s'y échappe. Il ne restait plus qu'un fil, parfaitement horizontal et traversant l'entièreté de la pièce. Trop haut pour passer au dessus et trop bas pour passer en dessous. Son arme était lourde contre sa hanche, comme un poids mort. Ses jambes lui faisaient mal, la tension, la fatigue et l'immobilité jouant sur ses muscles endoloris. L’inspecteur essuya la sueur qui perlait sur son front.

Une dernière énigme.

Comme une bête blessée, chaque blessures le rendaient plus violent, plus dangereux et le silence qui s'installait en disait long sur son état. Il voulait lui faire mal. Ses mots n'avaient aucune force, aucune puissance mais il savait que ses poings pouvaient lui faire mal. Il pourrait le tuer même et jamais cette idée ne lui avait semblé aussi tentante. Par le passé, il avait déjà tué. Pour prouver qu'il était du côté des flics pourris, il avait du abattre un traitre à la famille Falcone. C'était un criminel pourri et pourtant Bullock avait toujours regretté cette action. Le dossier avait été enterré par le temps, l'argent et la mafia. Cependant, celui qui méritait le plus son séjour dans le port de Gotham se trouvait dans cette pièce, en face de lui. Oui, il pourrait le tuer par colère, par peine, par détresse. Il le pouvait mais pire, il le voulait. Il regarda l'écran, le visage si vide qu'il ne semblait plus capable d'expression et pourtant, si le sphinx grattait un peu, il se brûlerait les ailes.

- Il n'y a plus personne au GCPD, Nygma. Ils ont évacué. Tu ne peux plus prendre de vie. A part la mienne. Ses phrases étaient courtes, démontrant toute sa difficulté à garder son calme. Comme une colère trop profonde pour être crier, pour l'instant. Mais ce n'est pas ce que tu veux, hein ? Qu'est-ce que tu veux encore me prendre ? Il claqua sa langue. Qu'est-ce qu'il te faut de plus ?

Sa bouche se tordit dans un mouvement nerveux.

- Est-ce que tout cela en valait la peine, pov'cinglé. Pose-la ta dernière enigme. Finissons-en.

Cette dernière phrase sonnait fataliste. Est-ce que cette dernière énigme le tuerait ? Bullock était un combattant, un homme d'action et même au plus profond de son malheur, il ne souhaitait pas mourir. Cependant, il la craignait cette devinette. Il ignorait totalement ce qu'il pouvait faire de plus contre lui, hormis sa fin. Les dizaines de minutes arrivaient à leur terme et il n'y avait toujours aucune trace des secours. Pourquoi l'avait-il poursuivi ? Il aurait du rester en bas avec les autres. Il aurait été plus utile qu'ici à provoquer mort sur mort par sa bêtise. Il ne pensait pas trouver la bonne réponse encore une fois. Il était lasse, a bout, à fleur de peau. Cependant, il savait très bien ce qu'il lui ferait s'il réussissait. S'il se débarrassait des quelques mètres qui les séparaient encore. S'il pouvait l'atteindre aussi physiquement que lui mentalement, il le briserait. "Ô Jim, Tu me haïrais tellement pour ça." pensa l'ancien boxeur. Il n'était pas Batman. Il n'était pas Gordon. Il était Harvey Bullock et il avait juste assez. C'est surement parce qu'il était ce qu'il était qu'il parvient à comprendre l’ultime énigme. Un éclair de lucidité passa dans son regard. Une devinette qu'on lui avait raconté dans un bar. Quelque chose de si absurde que personne ne pouvait résoudre. C'était la réponse qui en valait la peine. Pas la recherche.

- Pour ça, il me faudrait juste deux cartouches.

Il avança d'un pas, un rictus mauvais sur les lèvres.

- On attend l’arrivée d’un fauve. Ça tombe bien, se présente à nous une panthère. On prend son fusil, il joint le geste à la parole en se saisissant de son revolver. On met une cartouche, on le vise. Il fait semblant de viser Nygma puis retire son arme de sa direction, et on la loupe. Il sourit, toujours plus proche du fil. Puis on met la loupe dans sa poche. On met la seconde cartouche dans le fusil, on vise. Il rejoue la scène, sauf qu'a la dernière seconde, il vise le plafond et non l'homme-mystère. La panthère est tuée. On prend la panthère par la queue et on lui fait faire un tour complet par terre. Un tour égal 2 x pi donc cela fait deux pipes en terre. On met une pipe dans l'autre poche. On écrase l’autre pipe en terre et on fait deux tas. Un tas haut et un tabac. On sort de sa poche l’autre pipe, on y met le tabac. On sort la loupe de la poche, on attend un rayon un soleil et on peut fumer.

Une fois sa réponse formulée à voix haute, il avança encore. Le maigre fil céda sous sa carrure, sans s'effondrer quoi que se soit.

- Maintenant, c'est toi que je vais fumer. Ed.

Gordon sourit puis se jeta sur Nygma, les mains en avant. Il le balança sur l'ordinateur avant de lever son poing qu'il jeta de toute sa force contre sa figure, faisant s'envoler le loup. Il le frappa une fois, deux fois, trois fois avant de le pousser vers le sol, lui prenant sa canne des mains alors qu'il tenait son arme de l'autre. Il visa sa tête.

- Je vais te buter, Eddie. Tu aurais pas du jouer avec le chien de la police. Il mord, et t'es mort.

Une minute s'écoula alors sans qu'il ne bouge. Il tremblait violemment et le temps qu'avait donné le verdoyant Edward prit fin. Il n'avait pas pu tirer. Incapable de tuer une nouvelle fois, hanté à l'idée de n'être pas une homme bien. Il hurla de rage et de faiblesse, rangea son arme de manière brouillon avant de taper le corps du sphinx avec sa propre canne. Il n'y avait aucune générosité dans le fait de l'épargner. Il le briserait. Il tapait partout déversant tout ce qu'il contenait en lui depuis ses trois jours. La canne fut rapidement tacher du sang de son propriétaire. Soudain, Bullock toucha la jambe de Edward dans un mouvement trop brusque. Il lui jeta un regard fou avant de lever sa jambe et la faire tomber contre son genou. Il refit geste plusieurs fois, encore et encore, inlassablement, y mettant tout son poids pour exercer une pression suffisante. Le genou craqua. Un horrible bruit, mêlé par la douleur que laissait transparaitre son ancien bourreau. Il ne s'arrêta pas, roulant encore de coups ses jambes, son bassin, son ventre dans une violence barbare. Des bruits se firent entendre à l'extérieur. Des flics rentrèrent dans la pièce. Des mains le touchèrent, l'obligeant à s'éloigner de quelques pas. Il se débattait.

- Lâche-moi, lâche-moi, putain !
- Calme toi Bullock, merde ! On est là, c'est bon, c'est fini. C'est fini. Fit son chef.





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